Sales jeunes – Le texte du dimanche (2)

Posté par corto74 le 24 janvier 2010

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 dans zOne Dimanche cuLture !

On ne peut pas oublier Pierre Desproges et ses textes corrosifs et… je n’ai pas choisi le pire :)

- « Et vous, qu’est-ce que vous avez fait pour les jeunes ? » lançait l’autre soir Jack Lang, cette frétillante endive frisée de la culture en cave, à l’intention de je ne sais plus quelle poire blette de la sénilité parlementaire.
« Qu’est-ce que vous avez fait pour les jeunes ? » Depuis trente ans, la jeunesse, c’est-à-dire la frange la plus totalement parasitaire de la population, bénéficie sous nos climats d’une dévotion frileuse qui confine à la bigoterie. Malheur à celui qui n’a rien fait pour les jeunes, c’est le péché suprême, et la marque satanique de la pédophobie est sur lui. Au fil des décennies, le mot « jeunes » s’est imposé comme le sésame qui ouvre les voies de la bonne conscience universelle. Le mot « vieux » fait honte, au point que les cuistres humanistes qui portent la bonne parole dans les ministères l’ont remplacé par le ridicule « personnes agées » comme si ces ampaffés de cabinet avaient le mépris des rides de leurs père et mère. Mais les jeunes ne sont pas devenus des « personnes non agées ». Les jeunes sont les jeunes. Ah, le joli mot.
« Vous n’avez rien contre les jeunes ? » Version à peine édulcorée du répugnant « T’as pas cent balles ? », c’est la phrase clé que vous balancent de molles gouapes en queue de puberté, pour tenter de vous escroquer d’une revue bidon entièrement peinte avec les genoux par de jeunes infirmes. (Je veux dire « handicapés ». Que les bancals m’excusent.)
- Pardon, monsieur, vous n’avez rien contre les jeunes ?
- Si, j’ai. Et ce n’est pas nouveau. Je n’ai jamais aimé les jeunes. Quand j’étais petit, à la maternelle, les jeunes, c’étaient des vieux poilus, avec des voix graves et de grandes main sales sans courage pour nous casser la gueule en douce à la récré.
Aujourd’hui, à l’âge mûr, les jeunes me sont encore plus odieux. Leurs bubons d’acné me dégoûtent comme jamais.
Leurs chambres puent le pied confiné et l’incontinence pollueuse de leurs petites détresses orgasmiques. Et quand ils baisent bruyamment, c’est à côté des trous.
Leur servilité sans faille aux consternantes musiques mort-nées que leur imposent les marchands de vinyle n’a d’égale que leur soumission béate au port des plus grotesques uniformes auquel les soumettent les maquignons de la fripe. Il faut remonter à l’Allemagne des années 30, pour trouver chez les boutonneux un tel engouement collectif pour la veste à brandebourgs et le rythme des grosses caisses.
Et comment ne pas claquer ces têtes à claques devant l’irréelle sérénité de la nullité intello-culturelle qui les nimbe ? Et s’ils n’étaient que nuls, incultes et creux, par la grâce d’un quart de siècle de crétinisme marxiste scolaire, renforcé par autant de diarrhétique démission parentale, passe encore. Mais le pire est qu’ils sont fiers de leur obscurantisme, ces minables.
Ils sont fiers d’être cons.
« Jean Jaurès ? C’est une rue, quoi », me disait récemment l’étron bachelier d’une voisine, laquelle et son mari, par parenthèse, acceptent de coucher par terre chez eux les soirs où leur crétin souhaite trombiner sa copine de caleçon dans le lit conjugal.
Ceci expliquant cela : il n’y a qu’un « ah » de résignation entre défection et défécation.
J’entends déjà les commentaires de l’adolescentophilie de bonne mise :
« Tu dis ça parce que t’es en colère. En réalité, ta propre jeunesse est morte, et tu jalouses la leur, qui vit, qui vibre et qui a les abdominaux plats, « la peau lisse et même élastique », selon Alain Schifres, jeunologue surdoué au Nouvel Observateur.
Je m’insurge. J’affirme que je haïssais plus encore la jeunesse quand j’étais jeune moi-même. J’ai plus vomi la période yéyé analphabète de mes vingt ans que je ne conchie vos années lamentables de rock abâtardi.
La jeunesse, toutes les jeunesses, sont le temps kafkaïen où la larve humiliée, couchée sur le dos, n’a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances de se remettre toute seule sur ses pattes.
L’humanité est un cafard. La jeunesse est son ver blanc.
Autant que la vôtre, je renie la mienne, depuis que je l’ai vue s’échouer dans la bouffonerie soixante-huitarde où de crapoteux universitaires grisonnants, au péril de leur prostate, grimpaient sur des estrades à théâtreux pour singer les pitreries maoïstes de leurs élèves, dont les plus impétueux sont maintenant chefs de choucroute à Carrefour.
Mais vous, jeunes frais du jour, qui ne rêvez plus que de fric, de carrière et de retraîte anticipée, reconnaissez au moins à ces pisseux d’hier le mérite d’avoir eu la générosité de croire à des lendemains cheguevaresques sur d’irrésistibles chevaux sauvages.

Quant à ces féroces soldats, je le dis, c’est pas pour cafter, mais y font rien qu’à mugir dans nos campagnes !

Dans la série Dimanche Culture, le texte du dimanche, c’était  » Non aux Jeunes  » de Pierre Desproges (Avril 1986).

Merci à Galoune, Bloomdido et Marianne pour leurs propositions étonnantes de textes étonnants !

Vous pouvez proposer le votre pour la semaine prochaine à: atoilhonneur@voila.fr

2212827635_7b7f8e2e11D’accord, pas d’accord: A bon entendeur !

31 Réponses à “Sales jeunes – Le texte du dimanche (2)”

  1. Marianne ARNAUD dit :

    Oisive jeunesse
    A tout asservie
    Par délicatesse
    J’ai perdu ma vie.

    Arthur Rimbaud

  2. corto74 dit :

    @marianne: heu , c’est tout ? :) bises et bon dimanche

  3. Marianne ARNAUD dit :

    Ben oui, mon cher Corto, mais que voulez-vous, je pense que Desproges a raison. Je suis comme lui, je déteste ces jeunes-là. Mais il en est d’autres et ceux-là je les adoooooooore, comme dirait Kindgay.
    Au fait, ce n’est pas parce qu’il s’est engueulé avec Dieu sait qui, qu’il a arrêté son blog qu’il ne doit plus venir sur celui-ci, non mais sans blague !
    On voudrait bien savoir aussi le résultat des partielles.
    Ah, la, la ! Ces jeunes qu’est-ce qu’ils nous en font voir !!!

  4. boutfil dit :

    Ah quel bonheur!! je suis une fan de Desproges,une groupie, je suis allée le voir en spectacle des fois et des fois..jusqu’à Chateauroux je suis allée le voir, c’est vous dire!!!!! j’ai tout ces livres, les dvd et mêmes les vieilles cassettes, j’ai tout ce qui est ressorti après sa mort, même si ça fait doublon parce qu’il faut bien que tout le monde vive et que de ressortir des livres, chapitres par chapitres, ma foi……ça fait vendre..^pas grave, je prends, pour le plaisir de relire……
    qui écrit et parle avec ce sens des mots aujourd’hui, avec cette maitrise du Français???? j’en vois guère……

    bises à vous tous,….vous avez vu hein???c’était mesuré!! je ne voudrai pas encore être la cause d’un exode chez les lecteurs de notre Cher Corto……

  5. kindgay dit :

    @Marianne : Je suis toujours vivant, ne vous inquiétez pas ^^ Et les résultats des partiels, ma foi, ça sera pas avant juin :) Désolé pour ce suspense insoutenable mais il va falloir attendre, tout comme moi ^^

    Et pour le texte de Desproges… Ben j’avoue que je déteste ces jeunes là aussi. Mais bon, heureusement qu’il y a des jeunes bien (comme Bastoche et moi par exemple… ^^) pour rattraper le coup hein!

    Bon dimanche! Bises

  6. Marianne ARNAUD dit :

    @ Kindgay
    Me voilà bien soulagée parce que je pensais que vous boudiez.
    Dites-donc, cette dispute par mails, c’était pas avec Bastoche par hasard, parce que vous lui auriez chipé son idée des « 7 secrets » ? C’est une idée qui m’est passée par la tête.
    J’espère que vous nous ôterez de ce doute insoutenable aussi.

  7. kindgay dit :

    @ Marianne : Non, ce n’est point du tout ceci ;) Et les 7 secrets, je les finirai, ne vous inquiétez pas ;)

  8. corto74 dit :

    @boutfil: C’est tout ? Tout dans la…mesure ! rajoutes en encore un petit peu sur Desproges ! Pour une fois que je croise une fan ! Je voulais mettre son texte sur les juifs ou sur le foot et je me suis auto-censuré :) Trop peur qu’ils ne soient pas compris …Bises

    @kindgay: Ouf tu es vivant, je ne savais plus quoi faire face au désaroi de Marianne :) Et tant qu il y aura des jeunes comme toi , bastoche et moi , il y aura des raisons d’espérer :) Bises

    @Marianne: Rassurée ? ouf… bises

  9. Didier dit :

    Desproges était un fin anthropologue aux lestes allégories, un remède contre toutes les formes d’hypocrisie à consommer sans pondération jusqu’à l’overdose. j’adore!

  10. boutfil dit :

    son texte sur les juifs, je suis morte de rire!! figures toi que lors d’un de ses spectacles, avant de commencer, il a dit, » il y’a des juifs dans la salle?? » moi j’étais avec un ami et il a répondu, » j’en ai la moitié d’une…. » et le Desproges qui se penche, regarde vers nous et dit  » elle compte pas la vôtre, elle est trop belle »…..imagines un peu la rigolade dans la salle et moi, rouge pivoine, à pincer en douce mon ami…..c’est un grand souvenir
    et, vas-y, je te donnes ma bénédiction de semi-cachère…….seuls les juifs savent tant rire d’eux mêmes…..
    Et celle de la recette Nantaise??? hein?? et le chauffeur de taxi????

  11. galoune 16 dit :

    Euh, on ne t’aurais pas traité de vieux cette semaine?
    :-) )
    Et à partir de quand on n’est plus jeune?
    Je te souhaite une bonne soirée, avec un peu des douceurs qui te conviendront… Allez,t’es trop jeune pour t’aigrir, même si c’est vrai que j’aime bien mes cheveux blancs et ceux des autres… Bises!

  12. LiKa dit :

    Aux parents démissionnaires qui se mordent les doigts de n’avoir pas consacré plus de temps et d’amour à leurs enfants, je comprends que de tels textes peuvent faire du bien. Un jour que ma mère critiquait amèrement mon attitude irréspectueuse, je lui avais lancé : « Ils sèment de l’ivraie et voudraient récolter des épis, c’est dans l’Evangile, maman. » La pauvre n’avait rien répondu.
    Michel Houellebecq, dans Les particules élémentaires, lui aussi, avait fait dire (pages 208-209) à un certain Bruno, père excédé, quelques phrases gratinées sur les pré-adolescents, qui m’avaient fait rire. Jaune. Mais rire.

  13. corto74 dit :

    @didier: un remède aussi contre les petites mauvaises humeurs passagères, j’adore aussi

    @boutfil: Décapants tous ses textes, mais je ne suis pas sur qu aujourd’hui ils passent aussi bien qu a l’époque. Curieusement les années 80 étaient plutot « fun » et plus débridées. Bises

    @galoune: le dimanche j ai l habitude de me faire bon repas et bon vin car je n aime pas le dimanche soir alors comme ça je contre balance et un petit cognac ou calva pour faire passer le tout, un petit chocolat et vogue la soirée ! bises

    @lika: elle a pas du se marrer tous les jours ta mère avec une fille comme toi :) quant a Houellebecq je n ai lu que son premier dont je n arrive jamais a me souvenir du titre. Bises

  14. LiKa dit :

    La puanteur des chambres d’ados a peut-être pour fonction de décourager leurs mères d’en franchir le seuil… Et tiens, tant que j’y pense, j’aime bien, Corto, les photos que tu mets, ces temps-ci. L’humour s’y est glissé (le gars à lunettes de soleil, plongé dans le journal, et non dans la piscine où il se contente de tremper ses belles cannes – la pause du maître nageur ?) et d’une photo à l’autre, la gaîté est revenue jusque dans les muscles…

  15. Marianne ARNAUD dit :

    C’est pas le tout, mais là on est lundi !
    Il faut laisser tomber Houellebecq et la puanteur des pieds des ados pour passer aux choses sérieuses.
    La faim dans le monde, par exemple, il paraît que c’est le dernier souci de Copé !

  16. corto74 dit :

    @marianne: c’est drôle je viens d ecrire a Copé la dessus; en attente de modération… bises

  17. Marianne ARNAUD dit :

    Je leur avais écrit hier : « Et voilà que notre monsieur « Je sais tout » entend s’occuper de la faim dans le monde. Malheureusement « il oublie » de lier le problème de la faim à celui de la dette.
    Je préfère donc plutôt que cet article – nouvel exercice de style d’énarque bien élevé – citer Jean Ziegler dans « L’empire de la honte. »
    Suivait la citation.
    Ils ne l’ont pas passé.
    Ce matin j’ai renvoyé la même citation en réponse à un commentateur.
    Et cette fois c’est passé.
    Je surveille le vôtre d’autant que j’en ai rajouté une couche !
    Je vous embrasse.

  18. Bloomdido dit :

    @ Marianne

    Vous m’étonnez ! Jean Ziegler ne serait-il pas un peu trop « Marxiste » pour vous ? hahaha. Il ne doit pas être très difficile de trouver « We feed the world, le marché de la faim » de Erwin Wagenhofer sur internet, documentaire fait à partir de « l’empire de la honte ».
    Et puis si vous ne l’avez pas vu je ne résiste pas à l’envie de mettre un lien vers « Ilha das Flores  » de Jorge Furtado qui est aussi un excellent court métrage.
    http://www.dailymotion.com/video/x13fp_ile-aux-fleurs_creation
    Amicalement.

    @bloomdido: et en plus, je fait le correcteur ! biz

  19. Bloomdido dit :

    * « ne résiste pas à l’envie de mettre… » Mais pourquoi je ne me relie qu’après envoi du commentaire !

  20. Nachu dit :

    Jouhandeau,en 1968,avait dit aux étudiants « Rentrez chez vous, un jour vous serez tous notaires »
    Les généralisations sont abusives.
    Les vieux devraient se souvenir,qu’ils ont été jeunes,et les jeunes qu’ils seront vieux.
    En bas de la page des commentaires,ces 2 publicités… :)

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  21. Marianne ARNAUD dit :

    @ Bloomdido
    Nobody’s perfect ! Marxiste ou pas quand Jean Ziegler parle de ce qui se passe dans les administrations internationales où il a passé sa vie, il sait de quoi il parle. Quand il appelle « les Enragés » à la rescousse je décroche.
    C’est aussi simple que cela. Je suis intéressée par ce que dit l’homme de terrain et pas du tout par ce que dit l’idéologue.

  22. Marianne ARNAUD dit :

    @ Bloomdido
    « Ile aux fleurs », je connaissais, je l’ai revu avec plaisir.
    C’est pour cela que vouloir instaurer la démocratie, c’est à dire la « liberté » dans des régions où les gens crèvent de faim, c’est une douce rigolade.
    Puisque vous avez l’air en verve, allez donc mettre une fessée à mon contradicteur sur Slate.
    Cela me rendra service.
    Cordialement.

  23. Marianne ARNAUD dit :

    à Bloomdido
    Finalement je suis allée moi-même lui foutre sa fessée !
    J’espère seulement qu’elle passera la modération.
    Quelle journée !

  24. Bloomdido dit :

    @ Marianne

    Alors nous avons agis de concert. J’ai fait mon baptême du Slate aujourd’hui, je ne connais pas leurs modérateurs mais j’attends aussi, j’ai essayé d’être en verve comme vous dites ! Difficile, difficile…
    Amicalement.

  25. Marianne ARNAUD dit :

    @ Bloomdido
    Bienvenue au club !

  26. boutfil dit :

    Marianne et Bloodido, c’est quoi votre truc??me laissez pas mourir idiote…..

  27. corto74 dit :

    @boutfil: t inquietes pas je suis là ! nos 2 oiseaux font des compétitions de commentaires sur Slat.fr ( un site d’info )
    bises

  28. Marianne ARNAUD dit :

    @ Bloomdido
    Vous êtes ma consolation !
    J’avais écrit : « A quoi sert trucmuche* ?
    A pleurer sur son sort.
    A trouver que le RSA qui va lui coûter 1,1% de ses dividendes est un impôt inique.
    A trouver que les gens qui crèvent de faim ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes.
    Pauvre trucmuche*. Je compatis
    * le nom a été changé comme il se doit sur un blog sérieux.
    Poubelle ! Il y a des slateurs bien protégés !

  29. Bloomdido dit :

    @ Marianne

    Il y a peut être encore plus des slateurs détestés ! J’allais très vaguement sur slate et un jour que le commentaire me titillais, je m’inscrivis en prenant soin de cocher « Non pour la newsletter » et voilà t’y pas que quelques heures plus tard pof, une newsletter dans ma boite mail ! Pas très content je me désinscrit encore et pof, une newsletter une semaine plus tard. Ce n’est qu’après avoir écris un mail à slate leur demandant de stopper ce bourrage de crane que j’obtins gain de cause. Depuis je ne suis retourné sur slate qu’une seule fois.

  30. Marianne ARNAUD dit :

    @ Bloomdido
    Puisque Corto a l’air d’avoir décidé de nous laisser la bride sur le cou. Et puisque vous n’êtes pas allé souvent sur Slate, je ne saurais assez vous recommander d’entrer dans leur « Qui sommes nous ? » et de lire les « Slateuse heureuse ». Non pas parce que c’est moi qui les ai écrits, encore que, mais parce que vous y apprendrez des tas de choses sur le fonctionnement du site et sur la psychologie des rédacteurs.
    De plus vous y apprendrez comment j’ai fait la connaissance de Corto, et ça, ça n’a pas de prix, ou bien ?
    Après leur en avoir faits plus de 20 numéros, le rédacteur en chef m’a INTERDIT de continuer.
    Corto, mon cher Corto, ça va durer longtemps ce silence ?

  31. corto74 dit :

    @marianne: voila, voila, j ai pondu, veuillez, je vous prie, bien vouloir m excuser mais je passais trop de temps à vous suivre vous et bloomdido ! bises

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