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Une lectrice de Proust – Le texte du dimanche (7)

Posté par corto74 le 28 février 2010

Une lectrice de Proust - Le texte du dimanche (7) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

la_lecture_-_picasso1 dans zOne Dimanche cuLture ! » A Gaspard,

Il y a bien longtemps, j’avais de temps à autre la visite de monsieur Fournel. Monsieur Fournel était un homme d’une quarantaine d’années élégant et affable. Il se présentait avec une énorme serviette de cuir. Il vendait des livres en éditions de luxe. Je le recevais dans mon salon-chambre-à-coucher et nous bavardions. Enfin, quand je dis nous bavardions, c’était surtout moi qui bavardais. Lui, me regardait gentiment de ses bons yeux marron un peu exorbités, cernés de bistre. Je n’avais quitté le pensionnat des soeurs de Saint-Joseph que depuis quelques années et j’avais déjà trois enfants. Aussi lors des visites de monsieur Fournel j’étais heureuse de pouvoir parler « littérature ». En effet ma solide instruction classique en la matière me permettait un pépiement inlassable. A cette époque je pouvais encore réciter des tirades entières de Corneille et Racine, des scènes hilarantes de Molière : « Montre-moi tes mains. Non, pas celles-là, les autres. » etc, des sonnets en veux-tu, en voilà, des auteurs de la Pléïade, jusqu’à Vigny et Lamartine. Pour ce qui est de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, les soeurs les avaient largement expurgés pour protéger nos chastes jeunes âmes. Je me souviens qu’une fois elles nous avaient donné à étudier un poème de Baudelaire « au choix » et au lieu de me jeter sur L’Albatros comme tout le monde, j’avais été déterrer Une charogne de derrière les fagots. Consternation ! Donc, avec tout ça, je pouvais tenir une conversation à monsieur Fournel. Or il arrivait toujours un moment où, profitant du fait que j’étais obligée d’aller ouvrir la porte à un patient de mon mari qui exerçait dans le même appartement, monsieur Fournel ouvrait sa grosse serviette de cuir et en sortait les échantillons magnifiques des livres en préparation chez les éditeurs qu’il représentait. Et c’est ainsi qu’il m’a vendu au fil des années « Le Roman de la Rose » d’après les caractères de l’édition incunable de Jehan du Pré. Illustré par André Hubert et mis en couleurs à la main. Numéroté 244. Bref une merveille. Dans la même collection un fac-simile du livre ayant appartenu à Catherine de Médicis, des poèmes de Charles d’Orléans. Numéro 304. Je crois que ces deux ouvrages sont les fleurons de ma bibliothèque, du moins du point de vue de leur valeur marchande, encore qu’on m’a assuré que les « beaux » livres n’intéressaient plus personne. Avec le temps nous avons pu acquérir l’appartement d’en face, et je recevais monsieur Fournel dans un vrai salon avec canapés, fauteuils et tutti quanti. Bien sûr il m’avait déjà vendu une Bible en quatre volumes dont chacun pesait un kilo et demi sur la balance. Mais là, il avait changé car il me proposa tour à tour, la trilogie de Pagnol illustrée par Dubout, « Justine » de Sade illustrée par Dubout aussi, et, cerise sur le gâteau, à l’intention de mon mari, « Chansons de salle de garde », paroles et musiques, illustré par le même Dubout, qui eut à la maison un succès plus que mérité. Entre temps j’avais eu mon quatrième enfant et on avait fait construire. Je recevais maintenant monsieur Fournel dans ma maison de verre, face à la piscine. Ses livres étaient de plus en plus chers, mon mari faisait de plus en plus la grimace, d’autant que j’avais acheté à prix d’or l’édition complète des oeuvres de Colette en seize volumes dite Edition du Centenaire de Colette, plus les douze volumes adorables, format livre de messe, des Petits maîtres galants du XVIII ème siècle. Donc lors d’une visite de monsieur Fournel où je n’avais rien acheté, voyant sa mine déconfite, je lui dis tout à trac : «  Ecoutez, monsieur Fournel, je n’ai jamais lu Proust. S’il vous arrivait d’avoir une belle édition de Proust, je vous l’achèterais. » Il est parti, un peu mélancolique, disant : « D’accord, d’accord ! » et je ne l’ai plus revu pendant assez longtemps. Or, un beau jour, il se présente à nouveau : « Je vous ai apporté le Proust que vous m’aviez demandé ». Il était aux anges et souriait. Je me souviens de ses « dents du bonheur » jaunies par le tabac. Il me regardait, toujours aussi bienveillant. Moi-même j’étais très heureuse aussi, car ne rien pouvoir dire sur Proust à personne, commençait à être difficile à assumer. Et c’est ainsi que Proust est entré chez moi sous la forme de huit volumes à couverture en toile bleu marine, pesant chacun en moyenne deux kilos et numérotés 1558 (eh oui, je sais bien !). Je crois que c’est la dernière fois que j’ai vu monsieur Fournel qui avait bien compris que la famille avait tourné ses dépenses vers des produits beaucoup plus vulgaires que ce qu’il pouvait nous offrir. J’ai tout de suite vu que si Proust avait mis une vie entière pour écrire son oeuvre, moi, j’allais mettre une vie entière pour la lire. J’ai souvent entendu les gens parler de livres en les comparant à de la pâtisserie : « Lis ce livre, disent-ils, c’est un régal ! ». Proust, lui, peut se comparer à un énorme gâteau comme on en sert dans les mariages à épate. Donc de temps en temps, je me dis : « Et si je me payais une tranche de Proust ! ». J’attends d’être seule à la maison Je sors le livre. Je l’ouvre sur la table et je commence à lire à voix haute. Et c’est un régal. Je ris. Je pleure. Je goûte la musique des phrases. Je jubile du choix des mots. C’est un véritable enchantement. C’est vrai que parfois je triche et je vais plus loin voir ce qu’il s’y passe. Je reconnais que je n’ai certainement pas pris autant de plaisir à lire tout ce que Proust raconte sur Saint-Loup, que lui n’en a eu à l’écrire. Mais bah ! Ce sont des broutilles que je me pardonne. Peut-être vous demandez-vous où j’en suis de ma lecture ? Je n’ai pas encore terminé de lire « Le côté de Guermantes » et « Sodome et Gomorrhe » m’attend. Je ne suis pas pressée. J’ai entendu dire que Françoise Sagan avait commencé la lecture de la Recherche par la fin. Peut-être que moi aussi je vais me lancer dans « Le temps retrouvé » un de ces jours. J’hésite. 

Ah ! Une dernière chose, mon écrivain préféré c’est Emmanuel Bove.  »

Marianne Arnaud, le 21 février 2010 

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Sarko, erreur fatale ? – Folie passagère 293

Posté par corto74 le 27 février 2010

Sarko, erreur fatale ? - Folie passagère 293 wikio4 Voter !

2008-03-05T174420Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-AGRICULTURE-OGM-20080305Tandis que la Ferme Célébrités bat de l’aile et est rétrogradée en deuxième partie de soirée, l’autre Ferme, celle des paysans et du business qui va avec, ouvre aujourd’hui à Paris, porte de Versailles. Le salon de l’agriculture dans sa 47ème édition, Grand Opening ! Et forcément, il y a un truc qui cloche (de vache), Nicolas n’a pas jugé bon de se déplacer à la Foire aux pognes. A quoi joues-tu Nico ? Là, franchement tu as joué au con. Moi, je veux bien essayer de te soutenir un brin, je veux bien proclamer à la terre entière de mes visiteurs que tu bosses comme rarement les habitants du Château l’on fait. Mais faudrait voir à me soutenir un petit coup en évitant les conneries. Parce que sur ce coup-là, tu as été bien mal inspiré ou très mal conseillé.

J’t'explique Nicolas. Le salon de l’agriculture, j’y suis déjà allé, c’est chiant. Il y a un monde fou, il y fait chaud, on peut y manger gratos, on s’y bouscule, rien de bandant à voir des vaches et des tracteurs, bref, rien de très sexy en soi. Mais CA  FAIT PARTIE de tes obligations de Président-de-nous-tous, personne ne te l’a dit ? Change d’équipe. Le Salon de l’agriculture, c’est la Grand-Messe de toute une profession et d’un monde qui crie. Et les paysans, en France, on les aime et on les respecte, ne serait-ce parce qu’on a tous un aïeul paysan, parce qu’il nous font à bouffer, parce que la terre c’est un peu nous aussi. La tradition veut que ce soit toi, enfin le Boss du pays, qui l’inaugure. Et les paysans, ils aiment tout ce qui est tradition, tu me suis ? Chirac, il l’avait bien compris; des paysans et de la ruralité, il en avait fait son socle électoral, son fond de commerce, son capital-sympathie. Les agriculteurs, depuis un bout de temps, ils en bavent, je sais que tu es au courant. Alors, peut-être bien qu’ils ne t’auraient pas accueilli avec des fleurs et des hourras, mais ils avaient besoin de voir que t’étais là. Bon, et puis, on ne te paye pas que pour inaugurer les chrysanthèmes, non plus, le Chateau c’est aussi mouiller la chemise de temps en temps. Alors, pourquoi t’y es pas aujourd’hui au salon ? En plus, sur le salon, toutes les régions de France sont représentées, même les ultra-marines. Et dans 15 jours, qu’est-ce qui se passe, Nicolas ? Les élections régionales qui, comme chacun sait ( voir sondage ci-contre, à droite) sont très loin d’être gagnées pour l’Ump. Donc sur cette absence remarquée, tu fais coup triple: tu te mets à dos les bouseux, les régions et tous ceux qui sont attachés aux traditions ! Et méfie toi des paysans, ils ont le coeur à l’ouvrage mais la dent dure. Non, franchement Nicolas, fais le ménage dans ton équipe et viens y vite à la Ferme. On ne te demande pas de faire bisous-bisous aux vaches et aux cochons, juste d’être là. Alors, on nous a dit haut et fort que tu serais présent à la clôture, ce jour là, prends ton temps, visites, serres des pognes, dis bonjour à tout le monde, sois solidaire d’un monde qui souffre. Mais ne commets pas la même erreur qu’aujourd’hui en brillant par ton absence, sur ce coup là, ce serait peut-être bien l’erreur fatale.

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Enfoirés – Folie passagère 292

Posté par corto74 le 26 février 2010

Enfoirés - Folie passagère 292 wikio4 Voter !

.restosducoeur_mMisère, Misère, les Restos du coeur sont encore ouverts cette année ! Misère, Misère, des tas de gens en ont encore besoin ! Misère, Misère, toujours sur les pauvres gens que tu t’acharnes obstinément…

ET ça fait 25 ans que cela dure, les Restos distribueront des milliers de repas et mon pote Jacquouille fera ses 50 bornes pour aller se ravitailler, sa pension ne suffit pas pour vivre.

 Alors pour une fois, je fais Pub et je relaie l’initiative, parler des Restos sur mon blog et hop ! 10 repas offerts par Carrefour et Danone. Après tout ces 2 boîtes ont tellement de pognon que si on peut leur en piquer un petit peu, nous aurions tort de nous en priver. J’invite donc Boutfil, Bastoche, Le Chris, Le faucon, La Galoune, Le Putassier, Le Nicolas, L’Homer, Le Francis Bi, Le Martin, Le Kindgay, Le Râleur, Le Privilégié et tous les autres: Piquons de la thûne à Carrouf et Danone et refilons-le aux Restos !

C’est pas compliqué, vous faites un petit article sur votre blog pour annoncer l’opération, vous envoyez le lien de votre billet par email à l’adresse suivante: hub@lanetscouade.com et crac ma poule, 10 repas financés pour Les Restos du Coeur. Vite fait, bien fait ! Faites tourner !

colucheD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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De l’évolution du café – Folie passagère 291

Posté par corto74 le 25 février 2010

De l'évolution du café - Folie passagère 291 wikio4 Voter !

moulin-a-cafe

… et autres trouvailles mercatiques*. 

Il se peut que de ma grand-mère vous vous en foutiez comme de l’an 40, mais, Henriette, elle savait moudre le café. Ce n’était pas bien compliqué. Il suffisait de s’asseoir, le vieux moulin Peugeot, garni de grains de café, entre les cuisses et il n’y avait plus qu’à moudre à l’huile de coude. Madame Mère, un brin plus feignante ou trop occupée avec sa progéniture, découvrit le café soluble: une cuillère « à café » (tiens, tiens), une bonne tasse d’eau chaude et ça te requinque un homme. Les jours de fête, ou bien le dimanche, on donnait dans le un peu meilleur: café moulu, filtre en papier, cafetière électrique et roule ma poule, ça irait bien. A l’époque, une cafetière électrique, ça coûtait bonbon, tu la gardais 10, 20 ans, en panne, tu la portais chez le réparateur, aujourd’hui, tu la jettes et en rachètes une. Il y avait aussi chez les bobos, les amateurs ou les « j’suis dans le vent », la cafetière à piston. Tu achètes le grain tout moulu, tu en mets au fond, tu fais couler l’eau, tu presses et tu dégustes. Vinrent les années What’else avec son défilé de Clooney, ses dosettes qui valent la peau du cul mais tellement so chic, du vrai bon café, on ne sait même plus qu’il y avait, au départ, des arbres, de la torréfaction et des petits grains par la suite. Mais c’est si bon, toutes ses petites dosettes de toutes les couleurs avec tout plein de parfums différents inside. Puis, ou juste avant, arriva Senséo et ses dosettes en papier, du bon café, pareil que les Nespresso mais en moins cher, il n’y a pas d’exclusivité ni de brevet sur le pochon en papier.

Aujourd’hui, plus fort que vachement fort, l’innovation, l’attrape-nigauds, le piège à cons, va savoir, mais La Maison du Café nous la joue alambic-marketing. Tu prends le grain, du bon en principe, tu le mouds bien comme il faut, faudrait pas que les arômes se barrent en couilles. Une fois bien moulu, finement, avec moultes précautions et délicatesse, la poudre, hop, tu la re-solidifies, tu la remets en boule et du grain moulu, tu refais un grain pas moulu: Des Pépites, crénom, ils ont inventé la pépite de café, L’Or en pépite que ça s’appelle; t’y crois toi à ce miracle marketing ? Ca fait une dizaine de jours que j’aperçois cette pub et je me disais, tiens, si j’allais ressortir le vieux moulin d’Henriette…

Livre_%C3%A9tude_march%C3%A9sD’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr

* mercatique = marketing, pour faire simple et plus français

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Maelström politique – Folie passagère 290

Posté par corto74 le 24 février 2010

Maelström politique - Folie passagère 290 dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

saupload_maelstrom dans Zone PolititruCMaelström: (n.m.), courant marin tourbillonnaire. Au sens figuré, le maelstrom est un mouvement d’agitation intense qui entraîne irrésistiblement. Vers où ? Vers l’incompréhension, la lassitude, le désinterêt, l’abstention, le je m’en foutisme; un peu, beaucoup de tout cela. Bref, vers un méli-mélo d’impressions et de sentiments étranges que l’on pourrait résumer par un, peut-être, répétitif: la classe politique est tout à fait foireuse. D’ailleurs pourquoi dit-on « classe » politique, je n’ai pas encore compris. La classe, c’est quand on a du style, une certaine élégance, une droiture, de l’altruisme, de la rigueur et de l’honnêteté. Ou tout au moins quand on essaie de tendre vers ses vertus/valeurs, non?

Mais avouez, cher public, qu’ils se foutent un brin de nos fioles les élites (oups!) en ce moment. Coups bas, insultes, diffamations, lynchages médiatiques, exclusions partisanes, langues de bois, entourloupes et diatribes en tout genre. Dinant chez Monsieur Père et Madame Mère, leurs commentaires sur l’actu politique du moment étaient éloquents. Pour Monsieur:  » écoeurants, ils sont à vomir « ; pour Madame, plus policée:  » ce n’est plus notre monde, ça ! », eux qui ont voté à chaque rendez-vous électoral depuis près de 60 ans, voilà qu’ils se tatent pour le prochain…

Alors on a eu l’affaire Soumaré du Val d’Oise et les révélations plus ou moins tordues du tandem Ponia-Delattre, Pécresse qui fait sa mijaurée, Frêche et consorts rivalisant pour les plus beaux dérapages verbaux (ici), Le PS qui nous fait rire avec ses expulsions provisoires (le temps des régionales) de 59 dissident-soutiens au Frêche, Lefebvre qui fait de l’oeil à la CGT,  les mecs de droite déçus de n’être pas dans le train des nominations actuelles, les mecs de gauche estomaqués par les ouvertures de Nicolas, l’homophobe notoire Vanneste qui voudrait s’offrir une virginité, indigné qu’il est par ces écarts de conduites… J’arrête ou bien je continue ? C’est du beurk en paquet de 12 que nous servent tous ces gens qui voudraient guider nos pas et ceux de la République…

Pire encore dans ce méli-mélo politicien, je n’ai pas entendu une seule voix sincère pour dire « halte au feu », pas un élu pour crier « stop ». La politique est en pleine dérive, perdue qu’elle est dans ce tourbillon des ambitions personnelles égotiques. Mais bon, apparemment, nul dans cette classe politique peu classieuse ne semble s’en soucier: pourvu que, grâce à nos voix, nous leur donnions la légitimité et les ors tant convoités. Nous sommes de grands couillons tout de même, non ?

tirer-la-chasse-t15018D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Contrariété ? – Folie passagère 289

Posté par corto74 le 23 février 2010

Contrariété ? - Folie passagère 289 dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

Calimero dans zoNe à  mOiIl arrive que parfois l’on se prenne la tête avec un visiteur. Encore qu’ici, ce n’est pas trop fréquent. Viens qui peut; commente,qui veut; Ca s’en va et ça revient; c’est aussi cela les blogs. Alors c’est sûr que l’on ne peut être d’accord avec tout le monde, qu’on ne peut satisfaire chacun; et puis, c’est avant tout pour soi que l’on bidouille du blog… au début. P’tit à petit, on se prend d’affection pour certain(e)s, des réguliers, et puis parce que l’on a de la sympathie, on n’a pas forcément envie de décevoir ou de fatiguer les neurones en goguette. Mais bon, mon blog, c’est mon truc à moi; mon clavier, ma plume. Alors, on continue à dérouler, vaille que vaille, en avant les petits ! Prenez et lisez, c’est pour moi et pour vous, il y a à boire et à manger, la cantine est gratuite… N’empêche que quand au hasard d’une ballade webesque, d’une Copine de blog, tu lis cela:

« Il me vient, cher Corto, le sentiment que ton blog n’est pas fait pour moi. Je ne m’y sens plus à mon aise. Je vais rester quelque temps en stand by… Et pourtant j’ai de l’affection pour toi. »

Ca fait tout drôle, ça fait tout chose, même pas un signe avant-coureur de cette absence à venir: déception, lassitude, inconfort, mal compréhension…? Tu n’a plus qu’à espérer que le stand by ne dure point trop longtemps. Un seul être vous manque… Non, je suis réellement contrarié, cela passera, sans doute…

kandinsky-01X%2520(2)D’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr

 

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Fume ou suce – Folie passagère 288

Posté par corto74 le 22 février 2010

Fume ou suce - Folie passagère 288 dans Zone pas cool ! wikio4 Voter !

.antitavacpolemique_m dans Zone pas cool !Pas bon, pas bon, la cigarette. Ce n’est pas nouveau et tout le monde le sait aujourd’hui: fumer nuit gravement à la santé. Mais nom d’une pipe en bois, foutez moi la paix, je fume, je suis accro et j’aime ça: fumer, pas être accro. Et ça fait 20 ans qu’on nous casse les coucougnettes à nous rabâcher: Arrêtes ! pas top ! pas cool ! Et ça fait des lustres qu’on nous augmente le prix de nos clous de cercueil en espérant faire baisser la consommation. Mais ça ne marche pas ! Alors, pauvres addicts que nous sommes, on nous taxe encore un peu plus, chaque année: 85% du prix d’un paquet vont directement dans les poches de Bercy. Mais ça ne marche pas ! Bientôt, ils vont nous mettre des photos craignos (genre poumons pourris) sur les paquets pour nous faire gerber avant de fumer. Mais ça ne marchera pas ! Alors, régulièrement, les services de com des ministères divers et de bonne conscience à diffuser nous balancent une énième campagne de pub anti-tabac dans tous les médias, moyennant grÔsses finances, ça n’a jamais vraiment marché! T’es accro, t’es accro, point barre et aucune campagne n’y changera rien. Et ne m’asgagassez pas avec: mon frère, mon cousin, ma tante Germaine en est morte du cancer du tabac qu’on fume… Je la connais l’histoire, moi c’est mon tonton, ma copine Jeanne et mon pote l’Haricot. Mais plus ça va, mieux c’est: le fumeur est un con, on te pointe du doigt, on te vire des lieux de convivialité, tu ne peux plus fumer sur les quais de gare en plein air, l’accro est stigmatisé, ostracisé, le vilain petit canard qui se suicide à petit feu et coûte moultes pépètes à la société… C’est tout à l’avenant: fumeur égal pestiféré !

Mais on fait pire ou mieux maintenant en matière de campagne anti-fumeurs car il ne s’agit plus tant de vous faire passer l’envie de fumer que de vous faire passer pour un sale gars qui fume. Pire pour un salaud, un pédophile, un esclavagiste… Tu veux fumer, tu me suces, Okay ? Cette nouvelle campagne de pub initiée par l’ association  »Les Droits des non fumeurs » ( sic et beurk) me fout autant la gerbe que les futures photos que l’on nous imposera sur les paquets. Il paraîtrait que cette nouvelle propagande serait à destination des ados. Tu parles même Enfance et Partage s’en émeut ! Et le droit des fumeurs à fumer tranquille et en paix…

Allez, et tout dans la poésie, moi j’ai fait mon choix depuis longtemps, je fume et je suce. Quelqu’un est contre ?

e-cigaretteD’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr/

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Aftalion Alexandre – Le texte du dimanche (6)

Posté par corto74 le 21 février 2010

Aftalion Alexandre - Le texte du dimanche (6) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

2-905344-08-3 dans zOne Dimanche cuLture !Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais entendu parler de ce gars là. Emmanuel Bove, un écrivain français totalement ignoré et pourtant une oeuvre dense et abondante. 2 gillemets pour un  extrait d’une de ses nouvelles…pour découvrir:

Aftalion Alexandre

 » Quatre années durant, Alexandre Aftalion vécut sur le chemin de Paris, se rapprochant peu à peu de la France, peinant dans les gares, les scieries, les dépôts de charbon, les usines, couchant n’importe où, se nourrissant à peine, franchissant, chaque fois qu’il changeait d’emploi, soit à pied ainsi qu’un vagabond, soit dissimulé dans un wagon de marchandises, soit encore sur la carriole d’un paysan, un nouveau bond de quelques kilomètres. Bûcheron, il passa un hiver au milieu d’une forêt des environs de Prague. En compagnie d’autres hommes, il couchait dans une cahute et vivait à l’état de bête sauvage. Au fond de son panier se trouvaient des livres. Et la nuit, lorsque ses voisins reposaient, il faisait de la lumière et lisait. De temps à autre un sourd juron retentissait. Il se hâtait alors de souffler la veilleuse, puis, au bout d’un instant, quand les respirations devenaient régulières, il la rallumait. A Trieste il fut embauché au port. A Milan il demeura trois mois dans  un sous-sol de restaurant. Au moindre instant de répit, il se plongeait dans l’étude. Il ne se liait avec personne. Il craignait que les railleries ne le décourageassent. Le but qu’il s’était fixé il fallait qu’il l’atteignît seul. L’ardeur qu’il mettait à s’instruire était d’autant plus grande que tout s’opposait à sa réussite. Il étudiait en mangeant, parfois même en travaillant. Rien ne le distrayait de ses efforts. Jamais il ne parlait à une femme. Pour tout ce qu’elles apportaient de distractions, de douceur, de plaisir, il les redoutait. Le soir, quand les filles l’accostaient, il s’enfuyait tellement il avait peur de faiblir. Il lui semblait qu’en suivant l’une d’elles, ce serait fini de ses ambitions et que toute sa vie il resterait semblable à ce qu’il était aujourd’hui. Le feu qui brûlait en lui était si pur que, quoi qu’il endurât, il ne se plaignait jamais ni ne se lamentait sur son sort. Pour que personne ne lui fît d’observations, il travaillait plus que tout le monde. Il ne cherchait pas à se représenter le bonheur. L’idée fixe de devenir un docteur, un magistrat, un savant ne le quittait pas. Le reste au monde, n’existait pas pour lui. Il s’était mis en tête d’apprendre le français. Ses nuits, il les passait à traduire des textes, à chercher des mots dans le dictionnaire, et cela, seul, sans aide et sans encouragement. Quand vers trois heures du matin, il s’endormait exténué, les épaules courbaturées, les mains brûlantes, il trouvait encore assez de ressort en lui pour vaincre, deux ou trois heures plus tard, son sommeil, pour se lever et gagner l’atelier où il était employé…  »

Aftalion Alexandre d’ Emmanuel Bove – (1898 – 1945) –  éditions Le Dilettante

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Avec la participation de Marianne.

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Profs en vacances… – Folie passagère 287

Posté par corto74 le 20 février 2010

Profs en vacances... - Folie passagère 287 wikio4 Voter !

profs_rentree

… et autres considérations samediennes.

Dans ma « dérouleuse de blog », il y a celui d’un prof qui se surnomme Le Privilégié. Il n’a pas tort et fait preuve en se nommant ainsi d’une bonne dose de réalisme. Son dernier billet commence ainsi: « j’entame ce soir mes deux semaines de vacances d’hiver. Pour nos élèves et nous, voici une bonne période de repos. » Alors, au risque de le titiller, je pensais que oui, les profs sont de sacrés privilégiés. En sus de la garantie de l’emploi, ils ont, après les vacances de Noël, celles de février, bientôt celles de Paques et vivement l’été. J’oubliais Toussaint et jours de grèves …Il paraitrait que c’est en France que les enfants ont le moins de jours de classe, il paraitrait aussi qu’ en France, les élèves ont un niveau plus que moyen en fin de parcours…Un rapport de causalité ? La suite de son billet est une interrogation sur les perspectives de reprise de la lutte syndicale après les congés et avant les prochaines vacances… Ouep ! des privilégiés.

L’affaire du jour: le suicide en prison de JP Treiber, le gars qui aurait trucidé la fille de l’acteur Roland Giraud. L’avocat de celui-ci considère que son geste est la preuve de sa culpabilité. Curieuse reflexion de la part d’un homme de loi, Treiber ne sera jamais jugé et donc, dans l’au-delà, il préservera sa présomption d’innocence. C’est vrai qu’en France la présomption d’innocence… Soit, néanmoins, considérons ne serait-ce que le suicide, en prison, d’un homme. Encore un, puisque 2 hommes se sont donnés la mort en prison hier. En France, on enferme pour punir mais aussi pour préserver la société. Mais que dire d’une société qui ne sait même pas garantir la sécurité de ces propres condamnés, ça devrait être facile pourtant de surveiller des prisonniers, non ? Question de volonté et de moyens sans doute…

La campagne électorale continue, les dérapages verbaux se multiplient à droite comme à gauche et personne ne semble s’en plaindre. Classique me direz-vous, nous sommes en période électorale, tous les coups sont permis. Macache bono, rien ne peut justifier ces digressions insultantes, graveleuses ou racistes, même pas les votes des électeurs. Et pourtant, je n’ai pas entendu un homme politique s’élever contre ces écarts de langage. De là à supposer que le dérapage est une arme acceptable de campagne… Peut-être mais moi, je n’aime pas les armes.

Des abrutis s’émeuvent qu’une chaîne de restauration rapide ait décidé de ne servir que de la bouffe halal dans SES restos. Une plainte pour discrimination est déposée par le maire de Roubaix, une enquête dilligentée par le parquet lillois. Mais de qui se moque-t-on. Il y aurait une loi, un précepte, une sourate ou un psaume qui interdirait à un restaurateur de servir autre chose que ce qu’il a décidé de servir ? Non ! Alors si vous n’êtes pas content, Mr le Maire, allez chez Mc Do ou Tartempion et intéressons nous à ce qui en vaut la peine.

Chaise%2520hamburgerD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Prions pour Slate.fr – Folie passagère 286

Posté par corto74 le 19 février 2010

Prions pour Slate.fr - Folie passagère 286 dans Zone meDias wikio4 Voter !

Ennuyer+son+interlocuteur dans Zone meDiasIl se peut fort bien que ce nouveau billet n’intéresse que peu de monde. Même pas grave, j’ai décidé, ce jour, de me faire plaisir et pourquoi pas de prier un peu. Explications.

Connaissez-vous Slate.fr ? Non, c’est possible. C’est un site d’info sur le net d’où le .fr. Un site assez sympa puisqu’en grande majorité les articles qu’il propose sont originaux, sortent des sentiers battus, pour faire simple, on ne trouve pas le même blabla ailleurs. Sur Slate.fr, il y a quelques pointures de presse comme Mrs Colombani et Attali,  fondateurs du site. Et quelques drôles de chroniqueurs: Copé, Hollande, Bridier, Moscovici… C’est un site dont l’ambition est « de devenir l’un des principaux lieux en France d’analyses, de commentaires et de débats dans les domaines politiques, économiques, technologiques et culturels ». Et Slate, ces jours-ci a eu 1 an. Joyeux anniversaire ! Et moi, ça fait un an que je m’y promène, j’ai même écrit pour Slate; Joyeux anniversaire donc à moi aussi.

Les visiteurs que l’on appelle commentateurs ou slateurs peuvent intervenir, écrire, bref, commenter, ils animent le débat; Il y a même des lecteurs qui ont développé des amitiés internétées. Okay faut faire gaffe au Grand Sécateur ( i.e.,modérateur, on ne peut pas tout écrire et pas trop critiquer, encore que ça dépend des jours ). Les fondateurs s’étaient engagés à ce qu’un véritable débat s’installe entre nous et eux ( les pointures et les chroniqueurs), donc, répondre à leur tour. Sauf que…bon, ils ne répondent pas souvent.

Pour fêter dignement cet anniv’, point de fête journalistique, point de bêtisier, point d’anecdotes, point de reprises, point de bilan, point de dialogue; juste un rapide coucou du fondateur à ses lecteurs et un mega bug informatique perdurant ( mot à la mode pour dire que ça dure des jours et des jours ). Si tu veux te connecter, fais ta prière et prends ton temps. Si tu veux commenter, fais ta prière et persévère. Si tu veux intervenir, pries et espères… Mais comme tu es un paroissien fidèle tu t’accroches, t’en viens même à invoquer le Tout Puissant pour que tout rentre dans l’ordre. Mais rien, nada, queue-de-chie, rien ne semble faire écho à tes prières, même pas un brin d’article explicatif, même pas un gentil mot d’excuse en attendant l’absolution.

Un site d’info, c’est comme un blog, un journal ou un magazine, si t’es pas cool avec tes lecteurs, une fois ça va , 2 fois, ça gave, mais trois fois, pardonneront-ils ? Pas si sûr.

journalD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

 

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