John Steele et moi – Folie passagère 332
Posté par corto74 le 19 avril 2010
Que c’est – c’était – bon ces quelques jours de vacances sous le soleil lumineux de Normandie. Du grand et beau soleil, un vent léger, une mer sereine. J’aurais pu vous raconter par le menu ces 4 jours de batifolage, les apéros ( il n’y a pas de vacances sans apéritifs prolongés), la cote de boeuf nocturne grillée dans la cheminée, crevettes et cigales, les refaisons-le-monde tardifs, les promenades en bord de plage et les grincements du matelas. J’aurais pu vous parler de la pêche miraculeuse et des 38 maquereaux remontés à bord, bientôt barbecuetés au gros sel de Guérande. Mais non.
C’est de John Steele qu’il me fait plaisir d’évoquer la mémoire. Vous le connaissez tous. Nous l’avons tous vu au moins une fois dans ce vieux film américain, cinéma que j’affectionne, » Le jour le plus long « . Je m’étais toujours dit, qu’un jour, j’irai à Sainte Mère Eglise voir ce fameux clocher où il resta suspendu à son parachute tandis que tout autour, au dessus et en dessous de lui, les combats faisaient rage. Je savais que son histoire était vraie, je la voulais matérialisée. Depuis ce 6 Juin, John Steele, fort heureusement, a été décroché, il mourût bien plus tard à 57 ans. Mais, pour ne pas oublier et faire venir le touriste et les marchands du temple, un mannequin, la-haut, le remplace. Et c’est bien. C’est curieux comment, même moi, j’arrive à m’émouvoir pour ce genre de choses. Car, par delà l’anecdote Steele, j’ai repensé à ces jours de bruit et de fureur, à ces milliers de morts et de vies brisées. J’ai visité, juste à coté, un superbe musée à 7 euros l’entrée et constaté les conditions dans lesquelles tout cela s’est passé: les planeurs primitifs, les armes « préhistoriques », les uniformes inconfortables, les véhicules rustiques, les trousses de premiers secours effrayantes, les rations de survie et puis les chiffres…. Courage et inconscience des débarqués, la bravoure des soldats et l’absurdité de la chose. Nous sommes allés à Omaha, nous avons vu la Pointe du Hoc. J’ai été impressionné; les photos, les films et les livres d’histoire ne remplacent pas le vu, le toucher, le je ne sais quoi de ce que l’on ressent sur place. Oui, ému.
D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr
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Jardin d’enfants, cours élémentaire, collège, lycée, cour d’école, quelque soit le niveau, on y retrouve toujours les mêmes: les 1ers de la classe, les rebelles, les tordus, les qui sont près du radiateur, les turbulents, les propres sur eux, les faux-culs et les lèche-culs, les bons et les mauvais élèves. Il y a ceux qui sont près du tableau, problèmes de vue ou bien fayots, celui qui écoute et celui qui s’écoute parler. Les frimeurs bien mis mais aussi ceux qui sont moins fashion, fautes de goût ou de moyens. Il y a celui qui sait tout, celui qui croit savoir et celui qui ne sait rien. Le cancre ou le pointu. On y trouve aussi la grande gueule et le timide, l’exhubérant, l’introverti. On repère rapidement le bien élevé et le sale gosse. Il y a ceux qui fonctionnent en bande, toujours en groupe, avec un chef, souvent. On entend fréquemment le blagueur un peu salace, l’amuseur, toujours un bon mot, du moins le croit-il. Les intellos, je les aime bien, tu les cibles de loin, ils ont le front dégagé à force de se passer la main dessus pour mieux réfléchir. Il y a ceux qui sont et ceux qui voudraient être, ceux qui reviennent de loin et ceux qui ne sont jamais partis, favorisés. Tu observes le bien (trop ?) nourri et le chétif, un peu maigre. Il y a le beau, le bon, le malheureux qui cache ses secrets, la brute, le charmant, l’insignifiant, l’indifférent, le chef de classe, le chef de meute et le mouton, le dormeur dans un coin, le rêveur,là. Dans la cour de récréation, tu les observes, ils sont tous là, ainsi décrits.