Kitsch à souhait – Le texte du dimanche (18)

Posté par corto74 le 23 mai 2010

Kitsch à souhait - Le texte du dimanche (18) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

ST-Rogers-05G dans zOne Dimanche cuLture !Le kitsch qualifie habituellement le mauvais goût populaire, genre bariolé et pimpant, un peu toc. Mais ce terme prend des sens plus précis chez les philosophes. Par exemple pour Schopenhauer il désigne l’art qui vise à stimuler la volonté (et le désir) plutôt qu’à l’apaiser : l’image érotique est kitsch tandis que la Vénus de Botticcelli est belle… Chez l’écrivain Milan Kundera, ce concept prend encore un autre sens :

« Le débat entre ceux qui affirment que l’univers a été créé par Dieu et ceux qui pensent qu’il est apparu tout seul concerne quelque chose qui dépasse notre entendement et notre expérience. Autrement réelle est la différence entre ceux qui doutent de l’être tel qu’il a été donné à l’homme (peu importe comment et par qui) et ceux qui y adhèrent sans réserve.
Derrière toutes les croyances européennes, qu’elles soient religieuses ou politiques, il y a le premier chapitre de la Genèse, d’où il découle que le monde a été créé comme il fallait qu’il le fût, que l’être est bon et que c’est donc une bonne chose de procréer. Appelons cette croyance fondamentale accord catégorique avec l’être.
Si, récemment encore, dans les livres, le mot merde était remplacé par des pointillés, ce n’était pas pour des raisons morales. On ne va tout de même pas prétendre que la merde est immorale ! Le désaccord avec la merde est métaphysique. L’instant de la défécation est la preuve quotidienne du caractère inacceptable de la Création. De deux choses l’une : ou bien la merde est acceptable (alors ne vous enfermez pas à clé dans les waters !), ou bien la manière dont on nous a créés est inadmissible.
Il s’ensuit que l’accord catégorique avec l’être a pour idéal esthétique un monde où la merde est niée et où chacun se comporte comme si elle n’existait pas. Cet idéal esthétique s’appelle le kitsch.
C’est un mot allemand qui est apparu au milieu du XIXe siècle sentimental et qui s’est ensuite répandu dans toutes les langues. Mais l’utilisation fréquente qui en est faite a gommé sa valeur métaphysique originelle, à savoir : le kitsch, par essence, est la négation absolue de la merde ; au sens littéral comme au sens figuré : le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l’existence humaine a d’essentiellement inacceptable. « 

Milan Kundera, L’Insoutenable légèreté de l’être (1984), VI, 5

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

37 Réponses à “Kitsch à souhait – Le texte du dimanche (18)”

  1. LoC dit :

    Bonsoir au maître des clés,
    Quelle jolie transition avec l’article précédent.
    Mais sans doute, à nouveau, suis-je dans un autre monde.
    Pourtant, je ne peux m’interdire de penser que beaucoup aimeraient oublier à jamais que la guerre tue, que ce soit d’un côté ou de l’autre.
    C’est inacceptable, la guerre n’a qu’un sens, qu’une seule direction, que vais-je imaginer?
    La guerre serait-elle Kitsch?
    Hélas non, la guerre est réelle…

    Promis : je ne recommencerai plus…

  2. boutfil dit :

    Alors comme ça, tu bifurque sur le kitch sans conclure l’article précédent???? bon….
    On voit du kitch là où les autres voit de l’art et vice versa…..
    sur ce , je vais me recoller sur une broderie qui va sembler le dernier du kitcht à certains…m’ en fou, moi, j’aime…..
    ça ne resumerai pas tout là?????

  3. Marianne ARNAUD dit :

    Je me demande, mon cher Corto, si Kundera serait d’accord avec l’aphorisme suivant, que j’ai souvent entendu chez les carabins : « Une défécation bien menée vaut mieux qu’un coït fortuit. »
    Je sais que Boutfil va supporter mais je me demande si je ne vais pas avoir choqué LoC, parce que là ce n’est pas kitsch, mais alors là, pas kitsch du tout.

  4. strauss.yvette dit :

    @Corto,

    Aucun écrivain à ma connaissance n’a mieux évoqué le kitch que M. Kundera et votre billet me donne envie de tout relire. Je vous conseille « Le Rideau  » et  » Ferdyduke  » de
    Vitold Gombrowitz que j’ai découvert par Kundéra justement. Vous y découvrirez le
    concept de « culcul « . Joli non ? Celà peut aider à mettre les idées en place pour faire un tri, tout relatif entre ce qui est Kitch et ce qui ne l’est pas….

    @Loc,

    La guerre est réelle mais les représentations qu’on nous donne à voir sont souvent
    kitch. Enfin, c’est mon gout et je le partage. Les défilés militaires, avec trompette
    et uniformes aux jolies couleurs.

  5. corto74 dit :

    @loc: le maitre des clés te salue aussi ! Peut etre as tu remarqué qu’ici c’est, comme au JT de 20h, »sans transition », les articles se suivent et essaient de ne point trop se ressembler.Le texte du dimanche me vaut des crampes aux doigts car il me faut fouiller et fouiller encore pour trouver ce genre de curiosité !

    Helas, car sinon il y aurait de la couleur, mais la guerre n a effectivement, définitivement rien de kitsch puisqu’elle tue. Dans le cas contraire, nous serions en contradiction avec le Maitre Kundera: »le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l?existence humaine a d?essentiellement inacceptable »

    @boutfil: chic alors , une nouvelle broderie en cours de route, bayeux, suite et fin ? :) bisous

    @marianne: Il y a parfois du bon sens chez les carabins, preuve s’il en est :) bises a vous

  6. corto74 dit :

    @yvette: seriez vous d’excellent conseil ? Je m ‘en vais de ce pas aller taquiner le Gombrowitz dont je n ai jamais entendu parler ! par contre le « culcul « … Bises a vous

  7. boutfil dit :

    je le redit: ALERTE y’a un nouveau qui fait le fayot……..

    je suis toujours sur le Bayeux nouveau et toujours sur le Richelieu où il me faut plus d’une heure pour faire 10cm…….alors…faudra attendre un peu pour voir le machin….

  8. galoune 16 dit :

    Bon, les critiques d’art ont oeuvré, les bonnes blagueuses aussi, à ma grande surprise d’ailleurs parfois!
    Rien à rajouter, alors je glisse un p’tit mot passionnant et pas kitch du tout…
    « Ouhaoooou, qu’est-ce qu’il est beau ! J’adooore! »
    ;-[
    Pas le tableau! Le mec!
    Euh, Milan, c’est ça?
    Bises à toi!!!

  9. corto74 dit :

    @boutfil! c ki le fayot ? pas vu ! Loc, non, il aime ce qui se passe ici, c’est tout ! :) bisous

    @galoune: t a vu sa tronche, c’est vrai qu’il a une sacrée gueule le Milan, c est tout plein de caractère une gueule pareille, j aime bien ! bises a toi

  10. strauss.yvette dit :

    @ corto

    He bien, mais l’idée qui semble vous déranger n’est pas de moi, lisez le et vous

    verrez. Et vous n’avez donc jamais entendu l’expression : c’est cucu la praline ?

  11. corto74 dit :

    @yvette: mais non, point vu d’idée qui puisse me déranger ! et soyez en assurée, j irai invetigué du coté de chez Gombrowitz !
    bises a vous

  12. lika spitzer dit :

    J’aurais préféré un billet de toi, cher Corto. Car j’ai trouvé ce passage de Kundera emm… Surtout les premiers paragraphes.
    Depuis qu’il est arrivé en France, je n’aime plus ses livres. Peut-être les derniers sont-ils bien (?) mais chat échaudé…
    Gombrowicz, c’est autre chose ! Je peux tout lire et relire sans m’emmerder – ou rarement.

  13. eusebeetcie dit :

    Cette maison devient infréquentable et le niveau intellectuel trop élevé pour moi.. les choses primaires m’allaient très bien ! :( snif

  14. Marianne ARNAUD dit :

    Comment se fait-ce que je n’ai jamais, moi non plus, lu du Gombrowitz ? Que ceux qui s’occupent de mon développement intellectuel et littéraire ne m’en ont jamais offert le moindre volume.
    Hier, mon jeune « élève » est revenu ! Il m’avait plantée sans explications pendant un mois. Puis était revenu avec une rose la semaine dernière. J’ai gardé la rose, mais je l’ai renvoyé disant qu’il y avait des procédures à respecter, et nous avons pris rendez-vous pour hier.
    Je lui avais donné « Le dormeur du val » à apprendre. C’est la raison pour laquelle je ne l’ai plus revu : monsieur ne veut rien apprendre !
    Comme il n’est venu qu’avec son répertoire sur lequel il inscrit les mots qu’il ne connaît pas, j’ai cherché quoi lui faire lire dans ma bibliothèque. Je suis tombée sur « Les mots » de Sartre.
    Je ne sais pas si mon choix était très judicieux : nous sommes restés 1 heure 3/4 sur les quatre premières pages. Nous avons cherché des mots comme : défroqué, se dérober, tournemain, zèle, éluder, sacerdoce, et ce n’est que la première page !
    Pour qu’il comprenne que c’est un texte amusant, il a fallu que je le lui mime ! Il a fini par rire, mais je me demande si c’est parce qu’il saisissait l’humour du texte ou bien…???
    Si quelqu’un, parmi tous les intellos qui fréquentent ce site, pouvait me donner le titre d’un livre, amusant, où on ne serait pas obligé d’arrêter à tous les mots, qui puisse intéresser un jeune homme de 17 ans en classe de seconde générale de l’Education nationale française, qu’il se dénonce !
    Gombrowitz peut-être ?

  15. Marianne ARNAUD dit :

    Je suis d’accord avec Lika.
    « La plaisanterie » est le Kundera qui m’a le plus marquée et m’a ancrée encore un peu plus dans mon anticommunisme primaire, hérité de ma mère « qui avait été occupée » !
    Mais, écrire à Prague ou écrire à Paris, ce n’est pas la même chose ! C’est qu’il faut en faire tourner des ballons sur son nez, pour plaire aux littérateurs et littératrons de tout poil !

  16. eusebeetcie dit :

    Aïe Marianne, vaste projet.

    Le but est de donner le goût de la lecture à un jeune homme qui n’aime pas c’est ça?

    « les trois mousquetaires » : c’est un pavé mais je le redécouvre vraiment car jusque là ce fut pour moi que par la télé. Et les romans d’aventure ça plaît souvent. Si il aime vous pouvez après lui refourguer tous les walter scott !
    « la grammaire est une chanson douce » d’Erik Orsenna: un peu enfantin mais assez drôle
    tous les premiers livres d’Eric Emmanuel Schmitt dont « la part de l’autre » qu’en général les ados aiment bien ou encore « odette tout le monde », Molière est toujours excellent pour rire. Sinon plus original, hilarant mais plus dur d’accès « le roman comique » de scarron. « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand. Après je n’ai pas assez de connaissances littéraires pour en connaître plus. Mais dans les grands classiques on peut trouver forcément des choses drôles et faciles à lire.

    Pensez vous que ça soit de bonnes idées ?

  17. Marianne ARNAUD dit :

    @ eusebe
    C’est tout à fait gentil de votre part de me faire toutes ces propositions. Ce jeune homme étant d’origine maghrébine je ne sais pas s’il accrochera aux « Trois mousquetaires », que, comme vous je n’ai jamais lu, parce que ma première belle-mère l’adorait !
    On se croirait dans la famille Schweitzer ! ( Les mots)
    Emmanuel Schmitt, je n’ai rien lu non plus ! Je vais donc regarder « La part de l’autre ».
    Pour ce qui est de Molière, j’y avais pensé, mais j’attends de recevoir le programme du théâtre de la Croix-Rousse où je m’abonne chaque année et qui a toujours un Molière à son programme, pour le lire avant d’aller le voir au théâtre avec lui.
    Je trouve aberrant d’une part que le lycée ne lui demande pas de lire quoi que ce soit, ni ne les incite jamais à aller au théâtre non plus.
    Le résultat c’est que ce genre de personne arrive au lycée sans rien avoir appris du tout. Il aurait passé toute son enfance dans le désert il en serait au même point ! Avec sans doute une proximité de la nature en plus.

  18. eusebeetcie dit :

    J’ai connu à peu près la même situation personnellement. (Ne lisez pas les autres ce message est perso :) !)

    J’ai aimé apprendre à lire petit. Sauf que mes parents ne lisant pas… il n’y a aucun livre à la maison si ce n’est un dictionnaire. Et puis bercé par la télévision, même en aimant je n’ai jamais pris le temps de lire. Au collège et au lycée bien que j’ai eu de très bons profs aucun n’a su vraiment me donner un goût fou pour la lecture. Je faisais ce qu’il y avait à faire sans plus. Il a fallu que j’arrive en terminale Littéraire (paradoxe n’est ce pas? et preuve qu’on y met n’importe qui dans cette filière…) et la rencontre d’un prof de lettre géniale, qui nous en demandait toujours plus pour que je lise tout le temps! Depuis j’essaie de rattraper le temps perdu car je connais beaucoup de gens qui ont plus de cinquante, ou des amis de mon âge qui viennent de milieux plus aisés et qui ont lu beaucoup de grands classiques jeunes à la maison, et moi à côté je complexe.

    Donc dites vous que tout est possible avec votre gamin, même de 17 ans! Il suffit de comprendre ce qu’il aime, ce qui lui donne envie.

  19. Marianne ARNAUD dit :

    @ eusebe
    Quoi que vous en pensiez la situation n’est pas la même, car malheureusement je ne suis pas « un prof de lettres géniale », alors « l’élève » et moi, on est deux à ramer à qui mieux mieux.
    Allez-vous faire de la bicyclette par ce beau temps ?

  20. eusebeetcie dit :

    Non et depuis mon accident j’appréhende ! Je sens que vous me taquinez là :) .

    Mon prof était génial. Vous avez sans doute d’autres qualités pour faire tout passer et durablement !

  21. Marianne ARNAUD dit :

    @ eusebe
    Excusez-moi j’avais complètement oublié cet accident ridicule où vous étiez rentré par derrière dans une je-ne-sais-plus-trop-quoi !
    C’est ça ? Et alors vous n’êtes toujours pas remis physiquement ou bien c’est psychologique maintenant ?

  22. eusebeetcie dit :

    Non maintenant c’est psychologique car hier j’ai fait deux heures de squatch et j’en ai conclut que c’était moins violent que le vélo :) !!

  23. boutfil dit :

    ma chère Marianne, moi qui suit une vraie primaire issue de l’ancien système de  » léducazione  » je vous dirait bien de lui donner tout Pierre Dac et tout Pierre Desproges……il apprendrai au moins l’humour, ce qui est tout de même une clef importante pour appréhender la vie!!!!

    Lika!! de retour!! je ne t’ai pas appelée et j’en suis désolée…je suis un peu débordée en ce moment..mais je vais me rattraper!!!!

  24. eusebeetcie dit :

    Je trouve Boutfil d’excellent conseil !!!!!!!!!!!!!!!!

  25. corto74 dit :

    @lika:Sur wikipedia, il est noté que ce Gombrowitz est une des hauteurs les plus importants du XXe siecle, je n en avais jamais entendu parler ! etonnant tout de même pour quelqu un comme moi qui espérait avoir un minimumde culture ! Vert de rage ! Tu conseilles quoi pour commencer ? Bises

    @marianne: C’est assez curieux que l’EN ne soit pas à même de donner le gout de lire a la plupart de ses « pensionnaires ». Je me suis contenté du service minimum pendant les études tant ce que l’on nous donnait à lire m’était pénible à l’époque ( La princesse de Clèves par ex.) Il a fallu attendre mes 30 ans environ pour que je m y mette? Certains auteurs me restent tt de même inacessibles ou indigestes: Sartre ou Camus par ex. pourquoi je ne sais !
    A votre élève, pourquoi ne pas le « challenger » et lui demander qu’il choississe lui-même son livre ?
    Litteratrons, joli mot que je ne connaissais pas, et qui veut dire ? Bises

    @eusebe: La lecture vient à point à qui sait l’attendre ou desirer. Enfant, chez nous, il y avait des livres par centaines et ds tous les coins. Sans doute un peu parce que monsieur Père revendiquait que la lecture rendait Grand et intelligent, je ne voulais pas lire ! Bien plus tard… je m y suis mis mais je dois dire par moi-même uniquement, les figures imposées par l’Education Nationale n’avaient rien pour m’attirer .

    Un rejet psychologique du vélo, c’est drôle, je trouve ! biz

  26. corto74 dit :

    @boutfil: tiens c’est vrai ça, apprendre l’humour, en faire une option au bac par ex. Une bonne astuce pour apprendre à aimer lire. Bisous

  27. Marianne ARNAUD dit :

    Parlons un peu de l’opéra kitsch de chez kitsch de Mozart : « L’enlèvement au sérail ».
    Voilà le mail que j’ai reçu ce matin, signé Jean-Luc Escoffier :

    « Lorsque Mozart écrivit en 1782 l’Enlèvement au Sérail, opéra basé sur un scénario dans lequel 4 gentils Européens tentent d’échapper aux griffes de deux caïds à la fois musulmans et Turcs, il ne pouvait pas deviner que, 224 ans plus tard, les metteurs en scène se trouveraient obligés de composer avec le politiquement correct du moment, inspiré notamment par l’islamisation de l’Europe et les préparatifs d’entrée de la Turquie dans celle-ci.
    On n’y est pas allé de main morte à Salzbourg en 2006 (Représentation retransmise samedi 8 mai à 20h30 sur la chaîne Mezzo), puisque, en sus de traficotages de livret pour faire disparaître les allusions au Prophète, LES DEUX MECHANTS(Osmin et Sélim Pacha) ONT ETE PUREMENT ET SIMPLEMENT REPRESENTES SOUS L’UNIFORME D’ECCLESIASTIQUES CATHOLIQUES, AVEC SOUTANE, BARRETTE DE CHANOINE SUR LA TETE ET CRUCIFIX EN SAUTOIR ! Un seul bémol dans cette musique : aucun indice ne permettait de savoir si les deux pacha-noines étaient pédophiles… »

    Ou comment transformer le kitsch en plus kitsch du tout ?

  28. Marianne ARNAUD dit :

    Au secours ! Je me suis trompée et j’en demande pardon à ceux qui s’occupent de ma culture, mais j’ai lu « Cosmos » que je ne recommanderai à personne, et surtout ne me demandez pas pourquoi. Je ne le recommanderai pas c’est tout !
    Je ne l’ai pas tout à fait fini. Mais du coup je vais le finir, quoique je ne me souvienne plus du début.
    J’en étais arrivé à : (page 154)

    « Il était assis sur un tronc d’arbre et fumait une cigarette.
    - Que faites-vous là ?
    - Rien, rien, rien, rien, rien, rien, répondit-il, puis il eut un sourire bienheureux.
    - Qu’est-ce qui vous amuse ainsi ?
    - Quoi ? Rien ! C’est justement ça : « Rien »
    Eh, c’est un calembour, euh… C’est « rien » qui m’amuse, voyez-vous, excellent Monsieur, honorable compagnon d’aventures, parce que « rien » est justement ce qu’on fait toute la vie. Le pauvre type se lève, s’assoit, il parle, écrit… et rien. Le pauvre type achète, il vend, il se marie, il ne se marie pas, et rien. Le pauvre type, le voilà assis sur un tronc d’arbrus, et rien. Du vent. »

  29. Marianne ARNAUD dit :

    C’était « Cosmos » de Witold Gombrowicz, bien sûr !

  30. corto74 dit :

    @marianne: a propos du « Sérail » voila ou nous en sommes rendus avec le politiquement correct, il faut faire attention aux mots, aux gestes, aux allusions, aux caricatures, à la connerie jusqu’a en travestir un opéra pour, au risque d’en heurter certains, ne pas choquer les autres !
    Vertes couilles :) , on est mal barrés !

  31. Marianne ARNAUD dit :

    Mon cher Corto, je me plais à vous imaginer avec des vertes couilles !
    Pourvu que mon mari ne vienne pas sur votre blog !
    Remarquez qu’il n’y a pas trop de danger parce qu’entre le foot, le rugby et le tennis il ne sait plus ou donner de la tête !

  32. boutfil dit :

    tiens en parlant de lire, il y a une bagarre d’intellos chez Didier Goux…j’y comprends rien!! c’est donc une vraie histoire d’intellectuels drôlement plus intelligents que moi..puisque je comprends rien!!!!
    GOMBROWITZ alors vous pensez si ça me passe au dessus moi!!!!!! en ce moment je suis seulement chez Max Gallo pour son César Impérator et chez Henri Troyat pour son Pierre Le Grand……

  33. corto74 dit :

    @marianne: vous m y faites penser, il y a tennis à la place de sieste cet après midi !

    @Boutfil: t’a vu cette drôle de querelle, toi aussi, chez Goux… Laisses tomber, c’est pas pour nous,c’est un truc que pour les grands ! bises

  34. eusebeetcie dit :

    @ Marianne: j’ai failli dire que votre mari était parfait. Mais c’est pas possible si il aime le foot. Comme quoi il peut encore progresser vers la perfection !!

    @ Je ne savais pas pour l’opéra. Merci Marianne pour l’info. Je trouve ça odieux! Il y a eu exactement la même polémique il y a quelques années au sujet d’une pièce de Voltaire, « le fanatisme ou Mahomet ». Il me semble que l’on avait interdit de jouer la pièce dans certains quartiers ou un truc du genre :(

  35. Marianne ARNAUD dit :

    Mon cher Corto, Le littératron, c’est Robert Escarpit !

    « Remarquez que le mieux c’est encore un suffixe. Et de tous les suffixes mon ami,le meilleur c’est « tron ». Cyclotron, bétatron, positron… vous voyez ce que je veux dire… Du tonnerre. Avec un tron bien placé, vous raflez des millions… Là-dessus, mon jeune ami, j’ai bien l’honneur de vous saluer. Et souvenez-vous : tron, tron… c’est le secret de la réussite. »

    Je vous fiche mon billet que c’est exactement ce qui se passe chez votre petit camarade blogueur en ce moment : tron, tron, tron…

  36. boutfil dit :

    l’homonosporticus prèfére regarder max la menace à la place du sport….c’est un intello je vous dit!!!!! il va ronfler comme un sonneur devant cette oeuvre hautement difficile à conprendre….
    ça vaut pas Didier Goux et ses penseurs…t’as raison mon Corto!! c’est pas fait pour nous, humbles lecteurs…..

  37. LiKa dit :

    Pardon pour le retard, caro Corto, mais je n’avais pas envie de trop réfléchir à quoi donner à lire à qui.
    Le mieux serait peut-être de commencer par lire les nouvelles d’un auteur. Comme ça, si on s’emmerde, on va lire la nouvelle suivante. En ce moment, je lis des nouvelles de Mark Twain, et je procède comme ça.
    Pour Gombrowicz, il y a justement « Bakakaï » que j’avais lu du temps où j’étais infirmière. Ce sont des nouvelles écrites à plusieurs époques. Je note au passage, que c’est l’extrait que donne Marianne qui me fait réagir ici. Moi, il m’amuse, cet extrait. Donc, les livres, c’est une affaire de goût…
    Pour les jeunes, (je pense au jeune homme dont parle Marianne, qui ne lit rien) je recommanderais Brautigan. Mais il faut faire gaffe, certains textes sont, on va dire « hard » ? D’autres, très « frais ». Il se moquait de lui-même, disait qu’il avait un âge mental de douze ans. Par exemple, j’avais adoré la nouvelle intitulée 1/3,1/3,1/3. Mais impossible de dire si c’est dans « La Vengeance de la pelouse » ou va savoir quoi. Chez moi je n’ai plus que « Willard et ses trophées de bowling ». Tous les autres ont été prêtés et jamais rendus.
    Les Bandini, de John Fante, sont très bien aussi. Et j’avais adoré « Mon chien Stupide ». Les John Fante (attention : John) ont tous disparu de la même façon que les Brautigan.
    Mais je te rappelle, Corto, que je t’avais parlé de « La chambre de Giovanni » de James Baldwin. Mais toi, tu ne m’as jamais dit que tu l’avais lu.
    Je comprends Kafka : « Je hais tout ce qui n’est pas littérature, même les conversations sur la littérature. »

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