Mes adieux à Slate.fr – Folie passagère 414

Posté par corto74 le 29 juillet 2010

Mes adieux à Slate.fr - Folie passagère 414 dans Zone meDias wikio4 Voter !

Slate_fr%20site dans Zone meDiasLe mieux peut-il être l’ennemi du bien ? Il ne s’agit pas d’un sujet de philo maintes fois balancé au bac, juste, un constat que oui, cela se peut, Slate.fr nous le démontre. Slate.fr, c’était MON site d’information internet préféré, un pure player comme on les aime. Je m’y suis inscrit presque dès l’origine, il y a quoi, 18 mois environ. Fidèle lecteur, fidèle commentateur, chroniqueur d’un jour. L’accès est gratuit, la pub, plutôt discrète, fait vivre la boutique. Le contenu était original, des infos vues Ici et Ailleurs, une liberté de ton et une large place accordée, presque une rubrique à part entière, aux visiteurs-commentateurs. Et puis, sur Slate, il y a de la plume, des journalistes de renom (Colombani, Legrand, …), des intervenants politiques de premier plan (Copé, Hollande, Mosco…). Les promesses de départ sont alléchantes: lieu de débat et d’analyse, échanges entre les chroniqueurs et les commentateurs…L’affaire semble bien engagée, je deviens un mordu du zinzin, un fidèle.

Première alerte en Février, ça sent le roussi, les connexions sont de plus en plus dures à obtenir. Fi de celà et de certains avertissements transmis aux autorités compétentes, puisqu’on nous le demande et au prix de drôles de manip’, démerdez-vous qu’ils disent, alors on se débrouille, un peu couillon mais fidèle.

Et patatras, le bien est en danger, le mieux point le bout de son nez. Modifications techniques, changement de présentation, la pub un peu plus présente, commenter devient un chemin de croix, invasion des blogs des collaborateurs en guise de contenu, articles étranges un brin racoleurs, disparition progressive de la visibilité donnée aux commentaires, certaines plumes s’évaporent, certaines promesses ne sont pas tenues. Vous me direz, comme tout électeur lambda, les promesses non tenues, on a l’habitude. Vous me connaissez, je me manisfeste, j’explique les difficultés constatées, j’envoie des captures d’écran témoins. Il me faut préserver mon addiction. Le monsieur gentil que j’aime bien a trouvé la solution, transmettre mes doléances au technicien compétent dont le diagnostic est imparable: c’est pas eux le problème, c’est moi ou plutôt mon piano, mon micro si vous préférez. Il n’est pas compatible avec leur système mon PC chéri qu’il dit le technicien ! Sauf que mon ordi, il fonctionne avec la terre entière y compris avec tous les sites d’infos consultables, même Mediapart ou Le Post, c’est vous dire.

Alors, avec grand regret, déçu, en manque, sans solution, je leur ai écrit une bafouille, un email, une lettre de rupture en somme pour leur annoncer la triste nouvelle: Slate, je te quitte. Et le pire dans cette histoire sans intérêt pour la plupart d’entre vous, chers lecteurs, c’est que même de mon sevrage forcé, chez Slate, il y a fort à parier qu’ils n’en ont pas grand chose à cirer.

0.jpgD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

18 Réponses à “Mes adieux à Slate.fr – Folie passagère 414”

  1. eusebeetcie dit :

    La pleine démocratie et liberté de parole est une utopie…

  2. Marianne ARNAUD dit :

    Que vous dire, mon cher Corto, sinon que moi aussi j’étais très attachée à ce site : une geek de slate !
    Tout avait commencé exactement en février 2008. J’avais vu une émission sur Canal , où Jean-Marie Colombani disait qu’il allait avec d’autres journalistes de renom ouvrir un site d’analyse et de débat.
    Je me suis dit : « C’est là que je vais aller ! » Et moi qui, depuis trois mois ne voulait pas passer la porte de la pièce où était installé l’ordinateur, je me suis mise à y passer le plus clair de mon temps !
    Au bout de cinq jours de présence sur le site, je vous avais déjà repéré, mon cher Corto, et j’ai commencé à écrire ce qui était appelé à devenir une chronique hebdomadaire intitulée « Slateuse heureuse ».
    J’y racontais tout ce qui se passait sur le site vu du côté des slateurs.
    Ils en ont publié plus d’une vingtaine, puis, on m’a formellement interdit de continuer sans autre explication que : « C’est moi le rédacteur en chef, c’est comme ça, point barre ! »
    Ils ont néanmoins continué à passer mes commentaires.
    Je considérais les autres slateurs un peu comme des camarades de classe : vous, Roger, Peter, Spiroute, Sandy, Furax, El Gato et tant d’autres…
    Au retour des vacances, j’ai eu un choc, tellement j’ai été saisie par le changement. C’est comme si un acheteur du journal « Le Monde », l’ayant mis dans sa poche, l’ouvrait chez lui et se retrouve devant le journal « Voici » !
    J’ai alors guetté les articles de mes journalistes préférés.
    Monsieur Colombani en a écrit un, sur lequel j’ai fait trois commentaires, mais je n’ai pu en valider aucun, car, comme ils disent, ils ont désactivé la publication des commentaires.
    Tous les jours je vais voir s’ils l’ont réactivée, mais rien !
    Leurs derniers commentaires datent du 11 juillet !
    Néanmoins, mon cher Corto, et quoi qu’il advienne, cela aura été pour moi une expérience extraordinaire qui m’a permis d’échanger avec des personnes plus extraordinaires encore. Et rien que pour ça il n’y aura rien à regretter. Car ils ont fait leur choix et comme ils disent, c’est comme ça et pas autrement !

  3. boutfil dit :

    mes pauvres chéris..vous v’là orphelins…..je compatis..
    surtout que cette bande de prétentieux qui vous refusent, vous, des vrais, des purs, n’en ont rien à battre de votre départ, vu que comme ça, ils pourront étaler leur médiocrité! allez je vous bise….

  4. Didier dit :

    Les sites d’actualités à forte visibilité ou dérivés d’autres supports tels que les magazines et autres médias sont en pleine mutation, il semblerait qu’une certaine frilosité à l’égard du penser autrement s’empare petit-à-petit de la toile. L’on se rapproche tranquillement mais sûrement du « … On s’autorise à penser dans les milieux autorisés… » de Coluche au détriment de la vox populi. En clair, dés que l’on pense par soi-même, à tort ou à raison d’ailleurs ceci étant la première des libertés de l’Homme, dés que l’on envisage une alternative au chemin pré-mâché, il faut se taire.

  5. Marianne ARNAUD dit :

    @ Didier
    « dès que l’on pense par soi-même…il faut se taire. »
    C’est exactement l’expérience que j’ai vécue à mes débuts sur Slate. J’ai reçu des mails incendiaires, parfois humiliants, destinés visiblement à me décramponner.Ils ne voulaient pas de moi : c’était clair. J’ai répondu mail pour mail et j’ai continué imperturbable alors que mes proches me conseillaient de laisser tomber.
    Et ils se sont calmés, inexplicablement, parfois j’étais étonnée que certains de mes commentaires soient publiés, alors que moi-même, je les jugeais assez ollé-ollé. Tout ceci avait un côté assez irrationnel !
    Quant aux « Slateuse heureuse », il est arrivé que certains slateurs les aient commentés favorablement, trop peut-être, toujours est-il qu’encore aujourd’hui je ne comprends pas la véritable censure que j’ai dû subir.

  6. corto74 dit :

    @eusebe: alors là, moi pas comprendre du tout :)

    @marianne: oui tout cela est bien dommage, n’est-il pas? Plus de « slateuse heureuse  » et sans doute beaucoup de déçus. J’ai bien aimé votre histoire de Monde transformé en Voici, c’est assez ressemblant. On se sera bien amusé et bien passionné, c’est déja ça de pris pour la suite… J’ai bien une petite idée que je vous soumettrai par email, vous me direz!
    Bises à vous.

    @boutfil: rassures toi, nous savons bien qu’ils ne sont pas a quelques lecteurs près mais bon, dommage qu’ils ne sachent pas prendre en compte l avis des fidèles !

    @didier: Tu as raison mais sur Slate, a condition de pas dire de conneries et de ne pas trop heurter la sensibilité du Grand Sécateur, nous pouvions nous exprimer clairement, cela semble résolu ! snif et tant pis, dommage mais pas de quoi, non plus se mettre la rate au court bouillon ! Nous étions « clients » , un client déçu ne persiste pas cela deviendrait masochisme , non ?

  7. eusebeetcie dit :

    Bon c’est vrai que c’était mal formulé!

    La pleine et entière démocratie, ainsi que la totale liberté d’expression ne sont que des utopies…

  8. Marianne ARNAUD dit :

    Echange de mails avec la rédaction concernant les « Slateuse heureuse »
    A lire de bas en haut

    Madame Arnaud,
    Cet article n’est pas le lieu de ce débat. Je n’y tiens pas. Point
    final. Ce n’est pas de l’ostracisme. Je suis rédacteur en chef de Slate,
    je décide de ce qui passe ou pas sur ce site. Toutes les opinions sont
    bonnes à défendre, pour peu qu’elles soient argumentées. Mais dans des
    lieux qui sont adaptés à ça. Cette page ne l’est pas. C’est ça mon job.
    Si cela ne vous plait pas, pas de problème. Nous continuons à passer vos
    commentaires, quand ils sont dans le sujet.

    PS: Jacques Attali Jen Sairien écrivent ce qu’ils veulent, ils ne sont
    pas journalistes.

    Marianne Arnaud a écrit :
    > Monsieur,
    > Je vous demande de m’excuser mais je ne vous comprends pas du tout.
    > Toutes les semaines depuis les débuts de Slate, j’écris un commentaire
    > de tout ce qui se passe sur le site : les articles les plus
    > commentés, les relations entre les slateurs et la rédaction et les
    > relations des slateurs entre eux.
    > J’essaie que cela soit divertissant. Si j’en crois les réactions que
    > j’ai eues de la part des slateurs – et même de la part de monsieur
    > Attali sur le « Slateuse heureuse 19″ – il semble que j’y suis parvenue.
    > Je ne vois pas ce qu’il y a de hors sujet dans cette démarche. Jen
    > Sairien a même émis une fois l’hypothèse que cette chronique pourrait
    > devenir historique. C’est peut-être exagéré, sans doute.
    > Quoiqu’il en soit votre ostracisme me stupéfie, surtout venant d’un
    > journaliste, car vous êtes bien journaliste, n’est-ce pas ?
    > Avec mes regrets.
    > M.A.
    > —– Original Message —– From: « Johan Hufnagel »
    >
    > To: « Marianne Arnaud »
    > Sent: Monday, November 02, 2009 5:05 PM
    > Subject: Re: Slateuse heureuse 25
    >
    >
    >> Bonjour
    >> la charte des commentaires est stricte: ce qui est hors sujet n’a pas
    >> à être publié sur Slate.
    >> Nous avons publié les premiers, mais les articles de Slate n’ont pas
    >> vocation à être un forum. Les slateuse heureuse peuvent se retrouver
    >> sur un blog, mais pas sous cet article…
    >> Cordialement
    >>
    >> Marianne Arnaud a écrit :
    >>> Monsieur,
    >>> Excusez-moi de m’adresser à vous alors que peut-être le rejet de ma
    >>> « Slateuse heureuse 25″ ne vous concerne peut-être en rien. Mais
    >>> disons que vous êtes la dernière personne humaine à laquelle je me
    >>> soies adressée, et qui m’ait répondu.
    >>> En relisant les commentaires sur l’article de la poste, de monsieur
    >>> Le Boucher, je me suis rendu compte qu’un slateur, et non des
    >>> moindres, Jen Sairien, avait remarqué l’interruption des « Slateuse »
    >>> et demandait si j’avais l’intention de les continuer.
    >>> Après m’être fait rejeter les 22 et 23, voilà que la 24 paraît et
    >>> que la 25 est rejetée. Pour moi cela n’a aucun sens.
    >>> Aussi j’aimerais avoir une discussion ouverte avec la personne qui
    >>> est à ce point allergique à ces pauvres « Slateuse heureuse ».
    >>> A vous lire.
    >>> Très cordialement,
    >>> M.A.

  9. corto74 dit :

    @eusèbe: Ainsi écrit, tu prêches à un convaincu ! biz a toi

  10. Marianne ARNAUD dit :

    « Invasion des blogs des collaborateurs », vous ne croyez pas si bien dire, mon cher Corto !
    Je viens d’aller faire mon tour sur Slate et j’ai commenté deux articles du magazine, que je garde sous le coude.
    Mais chaque fois que je clique sur la flèche « page précédente » au lieu de me ramener sur « Slate magazine » ça m’amène sur « Blogs », page que je ne consulte jamais parce que cela ne m’intéresse pas.
    De vous à moi, ça sent le hold-up à plein nez !

  11. émoiémoiémoi dit :

    Une affaire sensationnelle! (Il est parti le grand? Ayé, je peux là? )

  12. Didier Goux dit :

    Moi, un truc avec des morceaux de Colombani dedans, j’y goûte même pas…

  13. corto74 dit :

    @marianne: Oui, c’est assez curieux de remplacer un contenu éditorial d’information par les blogs des « copains » mais bon…

    @didier goux: Ah que nenni, y dit pas que des conneries Colombani m^me que dès fois j’ai bien aimé, plutot modéré, bien ecrit et assez objectif à la différence de certains de ses collaborateurs

    @Aetmoietmoi: ???

  14. Francis dit :

    c’est de plus en plus difficile d’avoir des sites d’info sympa, sans s’abonner… on est obligé de multiplier les sources… je suis passé rarement sur Slate, grâce à toi, ça me plaisait bien !!! allez remets toi l’ami et change toi bien les idées mais n’abuse pas trop de gâteaux !!!

  15. corto74 dit :

    @francis: pas d’inquiétude, pour Slate, c’est dommage mais bon pas de quoi faire une dépression, pour les abus: pourquoi se priver !

  16. El Gato dit :

    Bravo Corto pour l’ouverture de ce fil qui me semble destiné à devenir un Slate off réservé aux commentaires devenus impossibles sur le Slate officiel pour cause de bug informatique. :)
    Contrairement à vous, je pense que le parcours du combattant qui était imposé aux internautes désireux de s’exprimer sur Slate était une chance. Il fallait une grande motivation pour s’exprimer sur Slate. Du coup on n’hésitait pas à se relire plutôt 2 fois qu’une avant de s’énerver sur la touche « entrée » et je confesse que parfois j’attendais avec autant d’impatience les réactions des uns et des autres que le nouveau papier de certains chroniqueurs officiels. Les imperfections du dispositif avaient transformés les internautes en « plumes » dont je retrouvais et suivais les commentaires avec d’autant plus d’intérêt que les chroniqueurs « officiels » sont généralement spécialisés dans un domaine. Mais, quelque soit le site, passé deux pages de commentaires, je décroche. Relire 20 fois la même idée, exprimée avec plus ou moins de talent par différents internautes, suppose une patience que je n’ai pas. La sélection, qu’elle soit le résultat d’une censure assumée ou la conséquence de bugs informatiques qui éliminaient les velléitaires, avait permis que les commentaires soient suffisamment peu nombreux pour rester lisibles et d’un niveau très supérieur à ce qui se pratique habituellement sur le Net. Les commentaires sur les articles consacrés à Israël ou à la religion par exemple étaient passionnants et une exception sur Internet.
    Le nouveau Slate finira bien par marcher et si j’ai bien tout compris, la participation sera beaucoup plus facile. Je crains le pire…

    Pourquoi tant de haine envers les blogs des collaborateurs? Leur lecture reste un exercice facultatif.

    @Marianne: Qu’il y ait une ligne éditoriale et une modération ne me gêne pas. Si Corto décidait de ne pas publier ma réponse, c’est son blog… Je peux m’exprimer ailleurs ou créer mon propre blog. Alors je suppose que vous du faire face à une censure beaucoup plus forte que moi au départ, parce que vous étiez un vrai choc culturel pour les journalistes de Slate. Mais vous avez bien fait de vous accrocher, le son de votre voix est devenu une musique familière et différente dont même les modérateurs ont de toute évidence reconnu l’intérêt au final si j’en juge par le nombre de vos interventions.

    @Didier De même que la pornographie c’est l’érotisme des autres, la pensée pré-mâchée c’est souvent celle des autres. Je ne sais pas ce qui a été censuré, mais je constate que dans les sites sans modération, la liberté de pensée relève le plus souvent du bruit plus que de la pensée. Il s’y trouve parfois des pépites, mais leur découverte est un exercice épuisant en raison du bruit de fond.

  17. Marianne ARNAUD dit :

    Cher El Gato
    Quelle surprise joyeuse de vous lire ici.
    Tout comme vous, j’espère que Slate finira par arriver au bout de son bug, encore que quand on lit Sandy Keelow on peut se perdre en conjectures.
    Je dois dire que j’ai écrit des commentaires sur certains articles que j’essaierai de leur envoyer le jour ou ce sera possible.
    En attendant je m’amuse chez l’ami Corto et j’espère vous y relire très vite.
    Cordialement

  18. corto74 dit :

    @el gato: ravi de vous voir ici et welcome on board ! « Il fallait une grande motivation pour s?exprimer sur Slate. » c’est le moins que l’on puisse dire. Mais qd on vous repond plusieurs fois que les problèmes de connexions viennent de chez vous et pas de chez eux, ça lasse, j’en suis le premier désolé. Enfin, pour la nouvelle presentation, l’ancienne était tres bien, on verra l’evolution mais pour l instant…
    Pour les blogs trop présent sur slate, je ne comprends pas bien,s’agit-il de leur donner de l’audience, de leur faire de la pub ? Je trouve que cela fait double emploi avec Slate et perturbe la ligne éditoriale, selon moi. Ensuite la partie accès aux commentaires était pour moi aussi interessante que le reste, aujourd’hui cette partie a été réduite ou est quasi invisible … quand elle fonctionne !
    Enfin, j’estime que les promesses de départ n’ont pas été tenues, en particulier , les echanges entre les lecteurs et les chroniqueurs ( a part quelques uns trop rares ).
    En tout cas, bienvenue et reviens qd tu veux !

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