Laurent Blanc et Pierre Laurent – Dans le sac de Marianne (5)
Posté par corto74 le 31 août 2010
Il ne me viendrait pas à l’idée de vous donner des nouvelles de Slate.fr, tant je suis sûre de ne pouvoir vous intéresser à tous ces articles que nous n’avons plus le droit de commenter depuis un mois et demi que « la publication des commentaires est momentanément désactivée ».
Je ne vous parlerai donc ni de cet article de monsieur Colombani où il explique que Sarkozy va faire un « saut dans l’inconnu », ni de cet autre qu’il a intitulé : « Lost » où il affirme : « Tout se passe comme si, désormais, Nicolas Sarkozy faisait fausse route » et d’ajouter : «Il nage dans le paradoxe », comme si ce n’était pas le sort de tous les hommes politiques au pouvoir, de « nager dans le paradoxe » ?
De même je passerai sous silence celui de Thomas Legrand où il nous présente « un président aux abois » ainsi que cet autre où il croit discerner que : « le PS a un bon coup à jouer en faisant de la sécurité un thème de gauche » !
Comme vous pouvez le constater les « grands journalistes » de Slate, eux, nagent en plein fantasme.
Aussi il vaut mieux les laisser à leurs rêves et lire cet article de Pierre Laurent qui m’a enthousiasmée. Je ne sais rien de Pierre Laurent, si ce n’est qu’il est journaliste à Slate.fr.
Et pourtant je puis vous assurer qu’il fait partie de ces journalistes qui pourraient tout aussi bien vous passionner en traitant de la flexibilité des queues de vaches dans les tournants que de l’influence des pets de sardines dans les courants marins !
Et voilà qu’il a écrit un article intitulé : « Laurent Blanc légitime la défense ». Ne vous arrêtez pas à ce titre : on nous a expliqué maintes fois que les titres étaient choisis par la rédaction !
Mais si vous aimez le football, si vous avez été chagrinés par ce qui s’est passé en Afrique du Sud, si vous vous demandez si Laurent Blanc sera à la hauteur de la tâche, ou si tout simplement vous voulez savoir ce qu’est un article « bien torché », lisez Pierre Laurent. Il le mérite et, qui que vous soyez, vous ne serez pas déçus.
Marianne A.,
P.S. Aurais-je parlé trop vite ? Toujours est-il qu’un grand journaliste co-fondateur de Slate.fr, Eric Le Boucher, économiste connu et reconnu, vient de commettre un article chaud-bouillant intitulé « Le P.S. n’a aucun programme ». Quand on sait que le même monsieur écrivait il y a quelques mois à peine : « Il reste deux ans. Deux ans pour les ténors du parti pour découvrir qu’il existe dans la littérature des sciences-sociales d’aujourd’hui de quoi réinventer la doctrine sociale-démocrate de fond en comble… », on commence à deviner pourquoi, sur Slate. fr, ils préfèrent éviter les commentaires
D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr
Billets d’humeur, clins d’oeil, drôleries et autres palinodies, un poids sur le coeur ou ras la patate, Marianne, fidèle de ce blog nous livrera sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !
Publié dans zOne Le sAc de Marianne | 28 Commentaires »









C’est bien, c’est la rentrée et tous les cadors de la politique sont de retour. Les universités d’été se succèdent et rien ne change: A gauche, on cogne sur Sarko; à droite, on cogne sur la gauche. Mais, que ce soit en se rasant ou en s’épilant, force est de constater que nos z’élites de la politique n’ont plus qu’une chose en tête: 
Dans 
Dernier week-end d’août rime avec rentrée, juste le temps de faire un bilan de cet été curieux à tout point de vue, surtout si l’on habite près du centre du monde: Paris. Cet été n’a pas été génial, un des rares où peu de choses finalement m’auront fait bander les neurones ou le reste, juste de quoi bailler. Le temps, d’abord. Je ne sais pas où sont passés les clairons du réchauffement climatique mais j’aurais bien 2 mots à leur dire à ces branquignols parce que question grosses chaleurs, cornets de glace et bronzette, ici, on a fait ceinture.
Que retiendra-t-on de Jacques Chirac ? Le 
Bien. Je m’étais peu prononcé sur cette histoire de Roms et autres tziganes sur le retour. Retour orchestré par mon, votre, gouvernement. Et si je n’ai rien dit ou presque c’est que ces retours me paraissent tout à fait logiques, normaux, inévitables. Doit-on laisser des camps illégaux s’installer ad vitam aeternam ? Des campements dont les habitants sont sans ressources si ce n’est celles que l’Etat français veut bien leur allouer. Mais en échange de quoi ? Pouvons-nous nous payer le luxe d’accueillir -et d’aider- ainsi les gens qui se posent là où la terre est plus verte que chez eux ? Non. Les accords de Shengen et autres bondieuseries européennes ou humanistes n’ont en aucun cas prévu qu’un pays se devait d’héberger bénévolement toute la misère du monde.



Arf ! Que la gauche m’amuse ! C’est vrai qu’au jeu de la plus grande mauvaise foi, ça se bagarre au portillon mais tout de même… Il y a peu un 
» Marcher…. Avancer encore et toujours… Comme le reste de l’humanité qui s’agite autour de son propre nombril, pensant que se poser c’est mourir. Remarque, peut être qu’elle a raison cette humanité. S’immobiliser c’est prendre le risque de regarder derrière soi un instant. C’est se retourner sur tous ces rendez-vous manqués, sur tous ces mots qu’on n’a pas dit au bon moment, sur toutes ces histoires qu’on n’a pas vécues. C’est se regarder la vie… cette chienne de vie qui a toujours eu du décalage et du désordre dans ses hasards. Certaines destinées sont parfois chaotiques. Oh, pas de ce chaos qui t’emmènes plus bas que terre ou qui te fait bouffer de la misère à t’en faire une indigestion. Non, de ce désordre qui te donne un semblant de bonheur, une excuse pour accrocher un sourire à tes lèvres, comme un clown dessine son maquillage avant d’entrer en piste et de se projeter sous le regard des spectateurs. Mais qui le soir, dans la solitude de sa roulotte antédiluvienne ne se retrouve que face à son miroir de doutes et d’interrogations. Peut être aurait-il dû être trapéziste ou bien dresseur de fauves… Peut être que l’Amour est incompatible avec un nez rouge et que les chaussures trop grandes sont définitivement rédhibitoires pour ce genre d’histoire.