Le destin de Paul

Posté par corto74 le 16 novembre 2010

Le destin de Paul dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Picasso-Mere-et-son-fils dans ZonE HistOires vRaiesPaul avait quatorze ans l’été où son père décida de les quitter. Eux, c’étaient, outre Paul, son frère, ses trois soeurs et leur mère. Il alla s’installer au premier étage de leur vieille maison, celui qui donnait de plain-pied sur la place du village. Eux continuèrent à habiter le rez-de-chaussée qui donnait sur la rue. Il vécut encore vingt-cinq ans, là, au-dessus de leurs têtes, mais aucun ne le revit jamais que mort.

Paul n’était que le second fils, mais le jour où son père monta à l’étage, sa mère lui dit : « Maintenant ce sera à toi de t’occuper de nous. » Paul baissa la tête. Il avait accepté. Il avait laissé sa mère lui voler son destin. Dès cet instant il sentit sur ses épaules tout le poids du fardeau qu’elle y avait mis. Pourtant il savait qu’il ne se déroberait pas : il avait un nouveau destin, un destin choisi par sa mère. En Octobre, il retourna au lycée de la petite ville où il était en pension. Sa vie continua tranquille et morne. C’était un bon élève doux et rêveur.

Aux vacances il revenait au village. Sa mère était contente de lui. Elle lui disait : « Je suis heureuse de voir que je peux compter sur toi. » Il était fasciné par les jeux étranges de ses petites soeurs. Son frère courait déjà les filles. Les années passèrent. Quand il quitta le lycée, une vieille tante s’offrit à l’héberger pour qu’il puisse suivre les cours de l’Ecole supérieure de commerce. Sa mère aurait préféré qu’il cherche tout de suite du travail : elle avait du mal à élever les petites, mais n’insista pas. Elle lui dit seulement : « Pour l’argent, il faudra que tu te débrouilles tout seul. » Il ne se passionna pas à proprement parler, pour ses études, mais y réussit très bien. De plus il occupait plusieurs petits emplois. Le travail ne lui faisait pas peur, si bien qu’il menait une vie qui ne le distinguait en rien de ses camarades. Il n’avait plus le temps d’aller au village aussi souvent. Quand  cela lui arrivait, ce qui le frappait le plus, c’était le changement de ses soeurs. C’était à peine croyable, ce en quoi ces gamines étaient en train de se transformer, là, pratiquement sous ses yeux ! Son frère avait quitté la maison. Sa mère profitait toujours de sa présence pour demander à Paul de l’emmener au bal. Il était fier de la faire danser. Elle était si mince, si blonde, sa peau était si claire et ses yeux si bleus qu’elle ne ressemblait à aucune des femmes de la région. Quand il la regardait ou l’écoutait parler, il se disait, avec indulgence, mais non sans une pointe de condescendance : « C’est bien une femme ! » Les autres femmes, pourtant, il n’avait jamais songé à les regarder. 

Il partit pour l’armée son diplôme en poche. Il était devenu un grand jeune homme à la silhouette élégante.  Son visage était grave et empreint de douceur et ses yeux gardaient en toute circonstance, un fond de tristesse. Il s’accommoda très bien de la vie de caserne. Il devint vite élève officier, puis sous-lieutenant. En écoutant les conversations de ses camarades, il se dit que, peut-être, il était différent des autres. Cela ne le tourmenta pas outre mesure, mais la première fois qu’il éprouva du désir, ce fut pour un homme, alors, quelque chose  en lui bascula dans la panique. Après le service militaire, il revint à la maison. Ses soeurs étaient maintenant de vraies jeunes filles qui se chamaillaient violemment. Sa mère ne changeait pas. Se pouvait-il qu’une femme si belle demeurât toute seule ? Elle se fit conduire au bal et dansa à perdre haleine. 

Cet été-là, il vit beaucoup un de ses cousins. Il en tomba éperdument amoureux. Un jour, celui-ci  lui offrit un triple anneau d’or. Peu de temps après, il l’invita à son mariage. Paul ne s’y rendit pas et évita longtemps de revoir son cousin.  Paul avait maintenant une bonne situation. Il était responsable financier d’une firme  importante. Il était très apprécié pour son travail où il faisait merveille et ses collègues femmes l’adoraient. Il cachait son visage derrière une moustache très belle et très soignée dont il redressait les bouts effilés vers le haut. Elle lui donnait un air conquérant et toute la douceur de sa physionomie s’en trouvait comme abolie. Le jour, il était un employé modèle. La nuit, il fréquentait, ce qu’il faut bien appeler des bouges. Le dimanche il allait au village. Sa mère l’attendait. Il apportait de l’argent. Ses soeurs parlèrent fiançailles, mariage. Il paya les toilettes, il paya les trousseaux. Quand toutes furent mariées et que sa mère se retrouva seule à la maison, il arriva un dimanche, avec une belle émeraude montée en bague. Elle pleura en la voyant. Elle n’avait jamais eu de bague. Elle lui dit : « Je dirais à tes soeurs qu’elle sera pour toi quand je serai morte. » Il la regardait ému. Il n’avait jamais pensé qu’elle pût mourir. Mais c’était vrai qu’elle vieillissait. Physiquement c’était imperceptible, mais par exemple, il y avait longtemps qu’elle n’avait plus demandé à aller au bal. Ce jour-là elle leva les yeux et, désignant le plafond, lui dit : « Il a passé un mauvais hiver : je l’ai entendu tousser chaque jour ! » Paul abasourdi, comprit qu’elle lui parlait de son père. Ainsi, cet  homme  qui les avait abandonnés depuis tant et tant d’années, elle, elle ne l’avait jamais quitté !

Paul avait près de trente ans quand il connut Manolo, un jeune mécano espagnol qui en avait presque dix de moins. Il décida de vivre avec lui et ce furent des années heureuses. Quatre ans plus tard Manolo quitta le garage. Paul lui avait acheté une belle boutique, en plein centre-ville. Paul garda son emploi et s’occupait de la gestion de la boutique. Manolo, lui, en assurait l’animation. Leur association fut un véritable succès. La boutique prospéra. Tout le monde aimait Manolo, le charmeur, tandis qu’on craignait Paul. Dans le milieu des affaires dont il connaissait toutes les arcanes, il passait pour « un à qui on ne la fait pas. » Physiquement il avait changé. Sa silhouette était devenue plus massive, encore qu’il soit resté très svelte. Il portait toujours un grand trench-coat de cuir noir, resserré à la taille par une ceinture. Il cachait sa calvitie sous un feutre, noir également, dont il prenait la peine de toujours rabattre le large bord sur son visage. Il appelait cette tenue son « uniforme ». Ce n’était qu’habillé ainsi qu’il se sentait à l’aise.  Sa mère supporta mal son amitié pour Manolo. Elle se fit de plus en plus exigente. Si un dimanche il n’allait pas la voir, c’étaient des reproches sans fin. Elle l’accablait de tous les problèmes réels ou imaginaires de ses filles, de ses gendres et de ses petits-enfants. Il n’était pas rare qu’il ne se couche pas de la nuit pour pouvoir la mettre, lui-même au train, ainsi qu’elle le voulait, quand il lui prenait la fantaisie de se faire offrir un voyage ou une cure. Jamais il ne se plaignait et il n’avait même pas l’idée qu’il pût lui refuser quoi que ce soit.  L’usure du temps finit par avoir raison de sa liaison avec Manolo. Ils reprirent chacun sa liberté et se quittèrent bons amis. Néanmoins ils restèrent associés et continuèrent à prospérer, possédant deux, puis trois boutiques. 

Un jour que Paul se trouvait à l’autre bout de la France pour ses affaires, on le prévint que sa famille avait téléphoné. Sa mère était morte subitement. Il prit sa voiture comme un fou et se jeta sur l’autoroute inconscient de tout ce qui n’était pas l’atroce souffrance qui lui broyait le cerveau et lui tordait le ventre. Incapable de la maîtriser, il la subissait comme l’aurait subie un animal mortellement blessé. Combien de temps cela dura-t-il ? Par quel miracle une pensée se constitua-t-elle, émergeant de tout ce malheur, et réussit-t-elle à éclater dans son cerveau endolori comme une bulle d’oxygène ? Peu à peu, la souffrance relâcha son étreinte pour faire place à … – comment dire ? Oui  c’était bien ça – à une sorte d’apaisement. Lui, qui ne se rappelait pas avoir jamais pleuré, pleurait maintenant, sans essayer, ni d’arrêter, ni même d’essuyer ses larmes. Il pleura ainsi très longtemps. Quand il arriva au village, il était épuisé mais presque serein. Il ne ressentait plus qu’un profond chagrin pour cette mère tant aimée qui n’était plus. A partir de ce moment-là, tout se passa pour lui, comme dans un rêve absurde. A peine eut-il ouvert la porte de la cuisine qui donnait sur la rue, que sa mère toute vêtue de noir, se précipita vers lui : « Mon pauvre petit, murmurait-elle, n’avais-je pas senti que ton père était malade ? » « Mon père est donc mort aussi ! » pensait-il en embrassant sa mère. Il assista à l’enterrement comme s’il s’était trouvé là par hasard, comme s’il ne s’agissait pas de son père, comme s’il n’était pas le fils. Qui était-il aujourd’hui ?  Après la cérémonie, tous discutèrent âprement de ce qu’il convenait de faire. Paul n’écouta ni n’entendit rien de ce qui se dit. Cela ne l’intéressait pas. Il était ailleurs. Il se disait : « Le moment est venu pour moi de quitter tous ces gens. » Sa famille ? Il les voyait maintenant comme des étrangers. Alors sa mère lui dit : « Paul, la semaine prochaine, il faudra venir me chercher pour m’accompagner chez le notaire ! » Sortant de sa rêverie et la regardant bien droit dans les yeux, il répondit calmement : « Non maman, cela me sera tout à fait impossible. »

Il allait avoir quarante ans.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (16)

835ecd7e-0c90-11de-8430-ac51b310344a dans zOne Le sAc de MarianneD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

( illustration: « Mère et son fils » de Picasso )

35 Réponses à “Le destin de Paul”

  1. Marianne ARNAUD dit :

    Absente pour cause de discours télévisé.
    A plus tard à la foule en délire !

  2. corto74 dit :

    @marianne:compte tenu de la concurrence déloyale de sarko, le nombre de visiteurs sur votre billet est tout a fait honorable.
    Quant a votre histoire, uathentique donc, je la trouve très touchante tant, d’une certaine façon , elle me touche

  3. Marianne ARNAUD dit :

    Je ne sais pas, mon cher Corto, si j’aurais beaucoup de lecteurs, mais sachez bien, que je suis très heureuse et très honorée que ce texte figure ici, sur votre blog.
    Ceci dit, comment avez-vous trouvé Sarko ?

  4. corto74 dit :

    @marianne; je l’ai trouvé plutot bon dans l’ensemble malgré des journalistes un peu plus offensifs que d’habitude ( ce qui n est pas plus mal ) Par contre je l’ai trouvé un peu leger sur les problèmes de chomage… mais nous y reviendrons sans doute demain…
    Je pense que je vais aller vomir, je viens de me prendre une indigestion de Ségolène (sur la 2)

  5. Marianne ARNAUD dit :

    Pauvre de vous ! Moi j’avais fui avant même son apparition.

  6. lheretique dit :

    Super bien écrit : je suis impressionné. Mais euh, je n’ai pas percuté un truc : quand il croise sa mère en noir, c’est une réminiscence ou bien il y a erreur sur le décès et c’est son père qui est mort, pas sa mère ?

  7. corto74 dit :

    @l’hérétique: cette histoire est authentique . Il fut annoncé à Paul que sa mere etait morte alors que c’était son pere qui décédait apres avoir vécu 20 en ermite à l’étage du dessus !

  8. Marianne ARNAUD dit :

    @ Lheretique
    Merci d’avoir pris sur votre temps pour me lire.
    Ainsi que Corto vous l’a confirmé, effectivement c’est par erreur qu’on a annoncé à Paul que sa mère était morte alors qu’en fait il s’agissait de la mort de son père.
    Paul (le nom a été changé) était un ami. Il était très peu bavard, et c’est sur dix ans qu’il m’a raconté ce que je narre dans ce texte. Un petit truc un jour, un autre petit truc un autre jour, jusqu’à ce que tout se coagule comme une sorte de « fromage de tête » et que j’aie l’envie de l’écrire.
    Je suis allée me promener chez vous. J’y ai rencontré Gilles Artigues que j’ai connu naguère. C’est le coeur serré que j’ai lu ses doléances contre le maire socialiste de Saint-Etienne, car c’est lui, Gilles Artigues, qui l’a fait élire contre Michel Thiollière, le maire radical de la ville, dont il avait été l’adjoint pendant des années, et qui n’avait pas démérité, bien au contraire, en se maintenant dans une triangulaire au second tour.
    Apparemment, s’il faut l’en croire, c’est un beau gâchis que les Stéphanois vont payer très cher.

  9. Didier dit :

    Très émouvant. Et drôlement bien écrit! :)

  10. Marianne ARNAUD dit :

    @ Didier
    Je vous remercie pour ce commentaire élogieux.
    Je n’ai qu’une idée très vague de ce qui s’appelle être « bien écrit ».
    Peut-être allez vous me trouver prétentieuse, mais je considère qu’un texte bien senti, ne peut être que « bien écrit ».
    Très cordialement.

  11. l'hérétique dit :

    @Marianne et Corto
    D’accord, en fait, je crois que j’ai réagi exactement comme Paul : en lisant le récit, j’avais fait le deuil de sa mère, pas de son père, et donc, je n’ai pas compris ni réalisé en apprenant sa mort.
    C’est à mon avis cette sensation étrange qui frappe Paul au moment des funérailles. Il n’a pas pu préparer son deuil, et c’est pour cela, sans doute, qu’il se sent comme un étranger.

  12. Marianne ARNAUD dit :

    @ Lheretique
    Je crois que le deuil de son père était fait depuis longtemps. C’est ce qui explique son étonnement et même un peu plus, quand il se rend compte que sa mère n’a, en réalité jamais quitté son père.
    Et quant à sa mère, il en a fait le deuil, pendant son voyage en voiture, et il n’a pas pu ou pas voulu, revenir dessus.
    Ce jour-là, il s’est senti libéré de cette famille, et avait gagné la liberté de dire : non.

  13. lheretique dit :

    @Marianne
    Ah oui, je n’y avais pas songé. Il n’avait pas envie de revenir sur son deuil, en fait.

  14. Marianne ARNAUD dit :

    @ Lheretique
    Puisque nous sommes entre nous et que cela à l’air de vous intéresser, je vous dirais que le jour où j’ai écrit ce texte, je l’ai remis à Paul. Il l’a lu devant moi et après la lecture il a simplement dit :
    Eh ben, dis-donc !
    Nous n’avons plus jamais parlé de ce texte.
    C’est seulement quelques années plus tard, lorsqu’il est mort, que Manolo m’a appelée au téléphone, et m’a dit qu’il avait trouvé ce texte dans les affaires de Paul. Il me demandait l’autorisation d’en faire des copies pour les amis qui viendraient à son enterrement.
    J’ai évidemment accepté. Et je peux vous dire que c’était très émouvant pour moi, de les voir lire ce texte sur le chemin du cimetière, et de me dire que Paul revivait pour eux avec mes mots, qui avaient été les siens.
    La seule personne à qui ce texte a été refusé, c’est à sa mère. Elle a eu beau le réclamer, une de ses filles s’y est farouchement opposée.

  15. strauss.yvette dit :

    @ Marianne,

    Votre texte se termine sur une note optimiste qui me laisser penser que finalement
    et tardivement, Paul s’en était sorti. Et puis voilà que j’apprends, et j’avais oublié celà que Paul est mort quelques années plus tard, donc relativement jeune. C’est triste
    cette histoire, et je me demande pourquoi sa soeur a refusé que sa mère ait accès à
    ce texte. Pour la protéger de lui mettre sous le nez un portrait d’elle assez cruel
    ou bien ?

  16. strauss.yvette dit :

    Honte sur moi!

    « me laissait penser »

  17. Marianne ARNAUD dit :

    @ Yvette
    Oui, c’est exactement cela : elle voulait coûte que coûte protéger sa mère du portrait que j’en avais fait qui n’était autre que celui que son fils en avait fait, et elle s’en serait rendu compte.
    Avec le recul, je pense que c’était assez courageux de la part de Manolo, ou bien inconscient, je ne sais trop, d’avoir distribué ce texte, alors que la mère de Paul considérait que Manolo était responsable de la mort de Paul, à cause de leur séparation.
    Ou bien, on peut aussi le voir autrement, c’était une façon pour lui de se dédouaner vis-à-vis de la mère d’une responsabilité de la mort de son fils qu’elle voulait lui mettre sur le dos.
    Je ne sais pas trop quoi en penser !

  18. corto74 dit :

    @marianne: je suis surpris que ds les commentaires peu aient relevé que cette histoire est authentique ce qui la rend d’autant plus poignante et presque « cruelle » même si le dernier mot de Paul à sa mère donne une belle touche d’espoir pour celui-ci

  19. Marianne ARNAUD dit :

    Quand je l’ai écrite, mon cher Corto, cette histoire n’était pas cruelle du tout. C’était l’histoire d’un homme qui avait mis presque trente ans pour apprendre à dire, non.
    Ce qui par la suite lui a donné ce tour tragique, c’est que Paul est mort du sida, sept ans seulement après que j’ai écrit son histoire.

  20. galoune dit :

    Rien à faire de Sarko…
    ;-/
    pardon…
    Et merci Marianne pour ce très joli texte!!!

  21. Marianne ARNAUD dit :

    Merci Galoune et bonne soirée !

  22. Nicolas dit :

    Merci pour ce moment passionnant passé à lire le texte et les commentaires.
    Si j’avais bien compris l’ensemble du texte… il y a quelque chose que je n’ai pas vraiment saisi… c’est l’époque!

    Un quelque chose du début des années 30 ou 40! Votre style peut être chère Marianne? Et c’est là que vos explications complémentaires dans les commentaires m’ont troublé… lorsque je me suis rendu compte que Paul était sans doute simplement né dans les années 60!
    14 ans lorsque son père est « monté à l’étage
    25 de plus lorsque que ce dernier est décédé…
    Quelques années de plus ensuite… quelques années de plus entre sa disparition et cette publication.

    Je ne connaissais pas ce Paul, mais merci de l’avoir fait revivre! Je crois qu’il méritait bien l’hommage que vous lui avez rendu avec ce texte;

    Je ne viens que rarement sur ce blog… je pense y revenir plus souvent et vous en êtes la responsable!

  23. Marianne ARNAUD dit :

    @ Nicolas
    Il y a beaucoup de Nicolas sur la blogosphère. Vous allez dire que je suis curieuse, êtes-vous le Nicolas que je lis quelquefois chez Didier Goux ?
    Quoiqu’il en soit votre commentaire m’a beaucoup touchée.
    Non, cette histoire ne se passe pas dans les années 30, mais à la fin des années 80. Le texte est daté du 23 août 1987 et Paul est mort le 27 novembre 1992, il avait 47 ans.
    Je suis une admiratrice d’Emmanuel Bove qui lui, écrivait dans les années 30. Je me plais à imaginer que c’est un peu de cela aussi, que vous avez perçu dans ce texte.
    Très cordialement.

  24. Basho dit :

    Histoire très triste. C’est terrifiant de voir à quelle point on peut « gâcher » par pure égoïsme la vie de ses enfants.

  25. Marianne ARNAUD dit :

    @ Basho
    C’est vrai ce que vous dites et en même temps, y a-t-il vraiment des parents complètement innocents de ce qui arrive à leurs enfants ?
    Et ces parents qui nuisent à leurs enfants, combien croient-ils que ce n’est que pour leur bien ?
    Merci d’être passé par ici.

  26. corto74 dit :

    @galoune: rien a faire de sarko ??? dis tu et pourtant il est si présent ds notre quotidien..
    ceci dit ce texte de marianne est d’autant plus passionnant qu’il est authentique. succès assuré et j en suis fort heureux

  27. galoune dit :

    Il n’est pas présent, il EST L’EXISTENCE.
    mdr
    Et puis pour une foois, un bel article PAS politique…Et hop, le revoilou…
    grrr!
    Pas sa faute pour le coup, je suis d’accord! Hu, hu, hu!!!
    (J’aurais préféré des coms pour Marianne…)

    Tu sais que c’est le mois des boutures?
    ;-
    bisesss

  28. galoune dit :

    années30…
    La garde-robe, la moustache, le feutre!

  29. Marianne ARNAUD dit :

    @ Galoune
    Je n’y avais pas pensé. Mais c’est vrai ce que vous dites. Paul s’habillait comme dans les années trente : on le trouvait original avec sa moustache aux bouts effilés, et son chapeau. J’ai même entendu dire que son manteau de cuir noir faisait penser à l’accoutrement de la Gestapo, mais jamais personne ne s’était avisé qu’il avait l’air de venir tout droit des années trente.
    Félicitations !

  30. Nicolas dit :

    @ Galoune : merci d’avoir précisé ma pensée

    @ Marianne :
    Je ne suis présent dans la blogosphère que dans le rôle de lecteur et éventuellement de commentateur

  31. Marianne ARNAUD dit :

    @ Nicolas
    Ce qui est dit est dit : à très bientôt donc !

  32. Marianne ARNAUD dit :

    @ eusebe
    J’attendais que finalement vous nous donniez plus que des soupirs !
    C’est à moi de soupirer aujourd’hui !

  33. galoune dit :

    J’ai aussi pensé guestapo, parfaite description que la votre!!! Nous l’avons vu , cet homme, dans vos mots.
    Bonne soirée!

  34. Marianne ARNAUD dit :

    @ Galoune
    Quel plus beau compliment que le vôtre ?
    Bonne soirée !

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