Constitutionnalité du mariage homosexuel ?

Posté par corto74 le 18 novembre 2010

Constitutionnalité du mariage homosexuel ? dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

mariagegay dans ZoNe GaYInterdit, le mariage homosexuel est de nouveau au centre des débats. La Cour de cassation a en effet saisi mardi le Conseil constitutionnel, estimant  que la question était «sérieuse» compte tenu de l’évolution des moeurs.

Le 24 août, le tribunal de grande instance de Reims avait transmis à la Cour de cassation une Question prioritaire de Constitutionnalité concernant les articles 75 et 144 du Code civil, qui interdisent le mariage aux personnes de même sexe.  Pour les demandeurs, ces articles sont anticonstitutionnels en ce qu’ils «limitent la liberté individuelle d’un citoyen français de contracter mariage avec une personne du même sexe.»

Huit pays européens ont ouvert le mariage aux gays et lesbiennes…

Dans un arrêt rendu mardi, la Première chambre civile de la Cour de cassation a estimé que cette question était «nouvelle» et «sérieuse», le mariage homosexuel faisant «aujourd’hui l’objet d’un large débat dans la société, en raison, notamment, de l’évolution des moeurs et de la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe dans les législations de plusieurs pays étrangers». Elle a donc décidé de saisir le Conseil constitutionnel, à qui il reviendra de trancher.

«Cette décision de la Cour de Cassation est une bonne nouvelle pour les trois millions de lesbiennes et de gays qui ne peuvent se marier», s’est réjouie l’avocate Caroline Mecary, qui a défendu de nombreux dossiers de ce type.

«Bientôt peut être, se prend-elle à espérer, la respectera le principe d’égalité de traitement, en ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, comme l’ont déjà fait près de huit pays européens (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal, Islande, Royaume-Uni)». ( sources: Le Parisien et toute la presse nationale )

On en a souvent parlé sur ce blog, mais là, ça se corse, il va falloir à nos Sages gardiens du temple de la Constitution émettre un avis… Et quelque soit l’avis rendu, ça va swinguer

Folie passagère 488.

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Le destin de Paul

Posté par corto74 le 16 novembre 2010

Le destin de Paul dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Picasso-Mere-et-son-fils dans ZonE HistOires vRaiesPaul avait quatorze ans l’été où son père décida de les quitter. Eux, c’étaient, outre Paul, son frère, ses trois soeurs et leur mère. Il alla s’installer au premier étage de leur vieille maison, celui qui donnait de plain-pied sur la place du village. Eux continuèrent à habiter le rez-de-chaussée qui donnait sur la rue. Il vécut encore vingt-cinq ans, là, au-dessus de leurs têtes, mais aucun ne le revit jamais que mort.

Paul n’était que le second fils, mais le jour où son père monta à l’étage, sa mère lui dit : « Maintenant ce sera à toi de t’occuper de nous. » Paul baissa la tête. Il avait accepté. Il avait laissé sa mère lui voler son destin. Dès cet instant il sentit sur ses épaules tout le poids du fardeau qu’elle y avait mis. Pourtant il savait qu’il ne se déroberait pas : il avait un nouveau destin, un destin choisi par sa mère. En Octobre, il retourna au lycée de la petite ville où il était en pension. Sa vie continua tranquille et morne. C’était un bon élève doux et rêveur.

Aux vacances il revenait au village. Sa mère était contente de lui. Elle lui disait : « Je suis heureuse de voir que je peux compter sur toi. » Il était fasciné par les jeux étranges de ses petites soeurs. Son frère courait déjà les filles. Les années passèrent. Quand il quitta le lycée, une vieille tante s’offrit à l’héberger pour qu’il puisse suivre les cours de l’Ecole supérieure de commerce. Sa mère aurait préféré qu’il cherche tout de suite du travail : elle avait du mal à élever les petites, mais n’insista pas. Elle lui dit seulement : « Pour l’argent, il faudra que tu te débrouilles tout seul. » Il ne se passionna pas à proprement parler, pour ses études, mais y réussit très bien. De plus il occupait plusieurs petits emplois. Le travail ne lui faisait pas peur, si bien qu’il menait une vie qui ne le distinguait en rien de ses camarades. Il n’avait plus le temps d’aller au village aussi souvent. Quand  cela lui arrivait, ce qui le frappait le plus, c’était le changement de ses soeurs. C’était à peine croyable, ce en quoi ces gamines étaient en train de se transformer, là, pratiquement sous ses yeux ! Son frère avait quitté la maison. Sa mère profitait toujours de sa présence pour demander à Paul de l’emmener au bal. Il était fier de la faire danser. Elle était si mince, si blonde, sa peau était si claire et ses yeux si bleus qu’elle ne ressemblait à aucune des femmes de la région. Quand il la regardait ou l’écoutait parler, il se disait, avec indulgence, mais non sans une pointe de condescendance : « C’est bien une femme ! » Les autres femmes, pourtant, il n’avait jamais songé à les regarder. 

Il partit pour l’armée son diplôme en poche. Il était devenu un grand jeune homme à la silhouette élégante.  Son visage était grave et empreint de douceur et ses yeux gardaient en toute circonstance, un fond de tristesse. Il s’accommoda très bien de la vie de caserne. Il devint vite élève officier, puis sous-lieutenant. En écoutant les conversations de ses camarades, il se dit que, peut-être, il était différent des autres. Cela ne le tourmenta pas outre mesure, mais la première fois qu’il éprouva du désir, ce fut pour un homme, alors, quelque chose  en lui bascula dans la panique. Après le service militaire, il revint à la maison. Ses soeurs étaient maintenant de vraies jeunes filles qui se chamaillaient violemment. Sa mère ne changeait pas. Se pouvait-il qu’une femme si belle demeurât toute seule ? Elle se fit conduire au bal et dansa à perdre haleine. 

Cet été-là, il vit beaucoup un de ses cousins. Il en tomba éperdument amoureux. Un jour, celui-ci  lui offrit un triple anneau d’or. Peu de temps après, il l’invita à son mariage. Paul ne s’y rendit pas et évita longtemps de revoir son cousin.  Paul avait maintenant une bonne situation. Il était responsable financier d’une firme  importante. Il était très apprécié pour son travail où il faisait merveille et ses collègues femmes l’adoraient. Il cachait son visage derrière une moustache très belle et très soignée dont il redressait les bouts effilés vers le haut. Elle lui donnait un air conquérant et toute la douceur de sa physionomie s’en trouvait comme abolie. Le jour, il était un employé modèle. La nuit, il fréquentait, ce qu’il faut bien appeler des bouges. Le dimanche il allait au village. Sa mère l’attendait. Il apportait de l’argent. Ses soeurs parlèrent fiançailles, mariage. Il paya les toilettes, il paya les trousseaux. Quand toutes furent mariées et que sa mère se retrouva seule à la maison, il arriva un dimanche, avec une belle émeraude montée en bague. Elle pleura en la voyant. Elle n’avait jamais eu de bague. Elle lui dit : « Je dirais à tes soeurs qu’elle sera pour toi quand je serai morte. » Il la regardait ému. Il n’avait jamais pensé qu’elle pût mourir. Mais c’était vrai qu’elle vieillissait. Physiquement c’était imperceptible, mais par exemple, il y avait longtemps qu’elle n’avait plus demandé à aller au bal. Ce jour-là elle leva les yeux et, désignant le plafond, lui dit : « Il a passé un mauvais hiver : je l’ai entendu tousser chaque jour ! » Paul abasourdi, comprit qu’elle lui parlait de son père. Ainsi, cet  homme  qui les avait abandonnés depuis tant et tant d’années, elle, elle ne l’avait jamais quitté !

Paul avait près de trente ans quand il connut Manolo, un jeune mécano espagnol qui en avait presque dix de moins. Il décida de vivre avec lui et ce furent des années heureuses. Quatre ans plus tard Manolo quitta le garage. Paul lui avait acheté une belle boutique, en plein centre-ville. Paul garda son emploi et s’occupait de la gestion de la boutique. Manolo, lui, en assurait l’animation. Leur association fut un véritable succès. La boutique prospéra. Tout le monde aimait Manolo, le charmeur, tandis qu’on craignait Paul. Dans le milieu des affaires dont il connaissait toutes les arcanes, il passait pour « un à qui on ne la fait pas. » Physiquement il avait changé. Sa silhouette était devenue plus massive, encore qu’il soit resté très svelte. Il portait toujours un grand trench-coat de cuir noir, resserré à la taille par une ceinture. Il cachait sa calvitie sous un feutre, noir également, dont il prenait la peine de toujours rabattre le large bord sur son visage. Il appelait cette tenue son « uniforme ». Ce n’était qu’habillé ainsi qu’il se sentait à l’aise.  Sa mère supporta mal son amitié pour Manolo. Elle se fit de plus en plus exigente. Si un dimanche il n’allait pas la voir, c’étaient des reproches sans fin. Elle l’accablait de tous les problèmes réels ou imaginaires de ses filles, de ses gendres et de ses petits-enfants. Il n’était pas rare qu’il ne se couche pas de la nuit pour pouvoir la mettre, lui-même au train, ainsi qu’elle le voulait, quand il lui prenait la fantaisie de se faire offrir un voyage ou une cure. Jamais il ne se plaignait et il n’avait même pas l’idée qu’il pût lui refuser quoi que ce soit.  L’usure du temps finit par avoir raison de sa liaison avec Manolo. Ils reprirent chacun sa liberté et se quittèrent bons amis. Néanmoins ils restèrent associés et continuèrent à prospérer, possédant deux, puis trois boutiques. 

Un jour que Paul se trouvait à l’autre bout de la France pour ses affaires, on le prévint que sa famille avait téléphoné. Sa mère était morte subitement. Il prit sa voiture comme un fou et se jeta sur l’autoroute inconscient de tout ce qui n’était pas l’atroce souffrance qui lui broyait le cerveau et lui tordait le ventre. Incapable de la maîtriser, il la subissait comme l’aurait subie un animal mortellement blessé. Combien de temps cela dura-t-il ? Par quel miracle une pensée se constitua-t-elle, émergeant de tout ce malheur, et réussit-t-elle à éclater dans son cerveau endolori comme une bulle d’oxygène ? Peu à peu, la souffrance relâcha son étreinte pour faire place à … – comment dire ? Oui  c’était bien ça – à une sorte d’apaisement. Lui, qui ne se rappelait pas avoir jamais pleuré, pleurait maintenant, sans essayer, ni d’arrêter, ni même d’essuyer ses larmes. Il pleura ainsi très longtemps. Quand il arriva au village, il était épuisé mais presque serein. Il ne ressentait plus qu’un profond chagrin pour cette mère tant aimée qui n’était plus. A partir de ce moment-là, tout se passa pour lui, comme dans un rêve absurde. A peine eut-il ouvert la porte de la cuisine qui donnait sur la rue, que sa mère toute vêtue de noir, se précipita vers lui : « Mon pauvre petit, murmurait-elle, n’avais-je pas senti que ton père était malade ? » « Mon père est donc mort aussi ! » pensait-il en embrassant sa mère. Il assista à l’enterrement comme s’il s’était trouvé là par hasard, comme s’il ne s’agissait pas de son père, comme s’il n’était pas le fils. Qui était-il aujourd’hui ?  Après la cérémonie, tous discutèrent âprement de ce qu’il convenait de faire. Paul n’écouta ni n’entendit rien de ce qui se dit. Cela ne l’intéressait pas. Il était ailleurs. Il se disait : « Le moment est venu pour moi de quitter tous ces gens. » Sa famille ? Il les voyait maintenant comme des étrangers. Alors sa mère lui dit : « Paul, la semaine prochaine, il faudra venir me chercher pour m’accompagner chez le notaire ! » Sortant de sa rêverie et la regardant bien droit dans les yeux, il répondit calmement : « Non maman, cela me sera tout à fait impossible. »

Il allait avoir quarante ans.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (16)

835ecd7e-0c90-11de-8430-ac51b310344a dans zOne Le sAc de MarianneD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

( illustration: « Mère et son fils » de Picasso )

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Un petit parfum d’homophobie…

Posté par corto74 le 11 novembre 2010

Un petit parfum d'homophobie... dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

50013.81420132.1.450 dans zOne Dimanche cuLture !Oui, c’est celà, comme un petit parfum d’homophobie latente, discrète; celle qui ne fait pas de bruit; l’homophobie qu’il m’arrive même de comprendre, parfois, n’avons-nous pas peur de ce que nous ne connaissons pas …

Pour les habitués de ce blog, le dimanche, histoire de me reposer les méninges, c’est la publication (autorisée et/ou signalée) d’un texte d’un auteur connu ou pas connu, le copié-collé d’une vidéo, d’un poème, d’un billet publié sur un autre blog… Bref, un texte qui me plaît et qui, avec un peu de chance plaira, aux gens de passage. Et celà fonctionne plutôt bien, 40 publiés à ce jour. 40 dimanches.

Une e-copine avait répéré sur un blog un texte intéressant dont j’aurai bien fait mon et votre 4 heures, dimanche prochain. Un texte sur la non-défense regrettable de notre patrimoine et de nos origines, original, un sujet dont on ne parle pas bien souvent. Autorisation de publication est demandée à son auteure, logique et normal. La réponse de celle-ci m’a… je n’ai pas encore trouvé le mot adéquat: irrité, choqué, heurté, blessé, énervé, titillé… Vous aurez peut-être bien votre idée, vous me direz. Bref, la réponse fût la suivante:

« Je viens de visiter le blog de Corto.Je pensais qu’il était gay (le blog) , mais pas militant  voyant , simplement de reflexion politique sans affichage sexuel. Compte tenu du dernier article ( ici ) , impossible , chère amie , de lui confier mon texte.  Si il y est déja , qu’il le retire immédiatement. Je regrette. « 

Bien. Certes, le taulier, et donc son blog, sont gays et alors ? Ce blog, dans ses publications, est-il à forte connotation homosexuelle? Je ne le crois pas.  Le malaise et la crainte de l’auteure viendraient donc peut-être de son côté « militant voyant ». Vous trouvez ? moi pas. Certains billets parlent de l’homosexualité mais certainement pas de façon militante; je m’en étais expliqué , le communautarisme et le militantisme homosexuels m’emmerdent au plus haut point. « Sans affichage sexuel »… C’est peut-être le truc qui coince, les photos ? Oui, encore que, depuis le temps, force est de constater que, pour l’instant, elles n’ont choqué personne; personne ne s’en est plaint en tout cas malgré la diversité de mes visiteurs… « Le dernier article » ? Il parle de façon plutôt drôle, il me semble, de l’évolution de l’acte d’amour, pas d’homosexualité, encore moins de gauloiseries à 2 balles…

Du message de l’auteure en question, j’en conclu donc que si ce blog n’était pas un blog tenu par un homo, que si ce blog ne parlait pas d’homosexualité, que si ce blog n’affichait aucune jolie photo et que si ce blog se dispensait de tout militantisme homo supposé ou apparaissant comme tel, que si ce blog se contentait de ne parler que de politique, et proprement, siouplait, j’aurai pu vous faire partager son joli texte ! Ben non, et tant pis pour la dame.

Certains verront dans ce refus de publication le droit de l’auteure à ne pas voir ses guêtres trainer n’importe où, soit et pourquoi pas, ce serait bien son droit ! Je pense différemment, j’y vois juste comme un petit parfum d’homophobie latente, discrète, du genre « on ne se mélange pas « . Vous savez l’homophobie, ce sentiment que l’on sait ne pas être bien mais que l’on ne peut s’empêcher d’exprimer, même discrètement, parfois inconsciemment. Pas vous ? Votre avis m’intéresse…

Folie passagère 482.

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Le sida n’est que justice !

Posté par corto74 le 15 octobre 2010

Le sida n'est que justice ! dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

monseigneur_l_onard(3).preview dans ZoNe GaYImmanent: adj., se dit de ce qui est existant à l’intérieur même des êtres; qui est à demeure dans un sujet, qui n’en peut être séparé, permanent, constant ( Le Littré ).

Monseigneur Léonard est le plus haut responsable de l’église catholique de Belgique, nommé par le pape en janvier 2010. Il déclara en 2007 que l’homosexualité provenait « d’un blocage rencontré au cours du développement psychologique normal ».  Non content d’avoir décrété que l’homosexualité était anormale, allant même jusqu’à la comparer à l’anorexie (sic), il déclara dans un livre republié ces jours-ci:  » L’épidémie du sida est une forme de justice immanente. »  Aggravant son cas par l’emploi du mot « immanent », notre bon pasteur sous-entend que la punition (le sida) est, par nature, contenue dans la faute (l’homosexualité). La traduction qui s’impose donc est que le sida n’est que justice ! L’homosexualité, une faute… Logique et quoi de plus normal, puisque, selon lui, lorsque « l’on malmène l’amour humain, il est normal qu’il se venge ! ».

Loin de moi l’idée, en relayant ses propos, de donner du grain à moudre aux bouffe-curés patentés, tout en étant non-croyant, j’ai trop de respect pour la religion, c’est un autre débat. Je peux comprendre que l’homosexualité heurte les dogmes de la religion catholique et que les comportements induits choquent les lois naturelles telles qu’établies par la volonté divine mais, désolé, monseigneur, certains de vos propos sont insupportables.

Ce qui est impardonnable, c’est qu’en déclarant cela, le monseigneur en question, autorité morale, répand l’idée que les homosexuels, et, accessoirement, toute personne malade du sida, n’ont que ce qu’ils méritent. Pire encore, il insinue, dans l’esprit de ceux qui seraient réceptifs à sa parole et ils sont sans doute nombreux, que les homosexuels sont intrinsèquement mauvais puisqu’ils portent en eux la punition pour le péché commis ! Bref, voilà qui relèverait presque du masochisme. Dans le même livre, ce prélat s’en prend aux médias qui ont, lors des affaires de pédophilie, « maltraités » l’Eglise, mais comment avec de telles déclarations, ne pas avoir envie de maltraiter l’Eglise ? Difficile ! Car, hélas, force est de constater qu’en matière de bonne moralité, l’église de Belgique est loin d’être exempte de tous reproches.

Alors, monseigneur, si par bonheur, vous veniez à me lire, je vous l’affirme, je ne suis pas masochiste. Je ne me sens absolument pas fautif d’être homo; psychologiquement, je vais bien (enfin, je crois). J’aime la vie et ne vous en déplaise, les homos, comme les hétéros baisent mais savent aussi faire l’amour. Il y a même des homos heureux. Et si, par inadvertance ou cédant à une crise de folie passagère, il me fallait aller à confesse, la première chose qu’il faudra me faire pardonner, c’est que monseigneur, sur ce coup là, je vous emmerde !

Folie passagère 462.

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Le foot n’aime pas les pédés !

Posté par corto74 le 30 septembre 2010

Le foot n'aime pas les pédés ! dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

psg_om_banderolle_homophobe dans ZoNe GaYIl y a quelques temps, un club de foot musulman de la région parisienne faisait parler de lui pour avoir refusé de jouer contre une équipe gay, le Paris Foot Gay. Cela fit du bruit, tout le monde s’est excusé, blablabla, et puis on a oublié…que dans le foot, on n’aime pas trop les PD. Et bien non, Yoann Lemaire en a fait l’amère expérience, fin Août. Le gars joue au foot dans un club amateur à Chooz, dans les Ardennes, depuis déjà quelques années. Il révèle son homosexualité à ses potes du ballon rond, c’est bien et courageux. Peu à peu, de nouveaux joueurs arrivant, l’ambiance se dégrade, Yoann est ostracisé, stigmatisé et…viré de son club. Sa licence ne lui est pas renouvelée pour , selon le président du club de Chooz (c’est fou comme il y a plein de présidents dans le foot), protéger le pauvre Yoann. Tiens donc, au foot, les joueurs qui sont homos doivent être protégés !! Passons. Les incidents homophobes dans le foot sont si nombreux que cela en devient presque une banalité.

Alors, l’affaire fait du bruit, un peu, remonte jusqu’à Paris et échoue sur le bureau de Rama Yade. Celle-ci montre les dents, secoue les Ardennes et obtient que Yoann puisse rejouer…dans un autre club, Vireux, club concurrent de Chooz. Mais, personne n’a été sanctionné pour cette preuve manifeste de non-tolérance. Et là, j’en tombe sur le cul en lisant la réaction du président (encore un) du Paris Foot Gay, Pascal Brethes:  » On aurait pu porter plainte, mais ce serait contre productif, on se ferait rire au nez par tout le football « . Qu’il est donc joli cet univers pour qu’un patron de club gay n’ose même pas porter plainte contre une décision homophobe ! La peur d’être raillé !

Qu’il est merveilleux le monde du foot, univers impitoyable dans lequel, si au cours d’un match, vous traitez un joueur de sale black, vous êtes condamnable et punissable mais totale impunité si vous traitez un joueur de pédé (authentique!). En effet, les chartes sportives, très claires concernant le racisme ou l’antisémitisme, regroupent les autres atteintes possibles dans le vocable fourre-tout de discrimination, jamais appliqué à ce jour !

Curieux monde dans lequel nous vivons où, avant certains matches, les 2 capitaines adverses lisent au micro un engagement à ne pas avoir de comportements racistes ou incorrects mais où chacun peut traiter l’autre de sale pédé en toute impunité. Pire encore, curieux monde où, faute d’éducation et de respect de l’autre, on en soit à prendre de tels engagements.

Curieux monde où il faut qu’en ce jeudi 30 septembre une réunion soit organisée au sommet de l’Etat pour essayer  de comprendre et d’analyser l’ampleur exacte du phénomène homophobe dans le foot en particulier et, accessoirement, dans le sport français !

Folie passagère 452.

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Homos incontrôlables ? Folie passagère 439

Posté par corto74 le 11 septembre 2010

Homos incontrôlables ? Folie passagère 439 dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

mc-do-gay-thumbhome1 dans ZoNe GaYAlors, il y a une étude hyper vachement calée de derrière les fagots qui vient de sortir et qui fait un mini-buzz : La contamination par le VIH reprend du poil de la bête chez les homos ! Ben mazette, il faut être scientifiques avertis pour faire une telle découverte ! Ils m’auraient posé la question, gratis, je leur aurai fait le même topo. Mais comme il fallait que cela percute fort les médias et les cellules grises qui ont accouché de cette étude dans The Lancet ont titré: Le sida hors de contrôle chez les homosexuels français, La contamination des homosexuels incontrôlée, Le VIH hors de contrôle chez les homosexuels. En gros, et je vous épargnerai ainsi la lecture indigeste de l’étude en question, les pédés, depuis quelque temp se protègent un peu moins, déconnent un peu plus et oublient trop souvent que le virus traîne encore. Voilà, vous savez tout, rompez, circulez et tirez en toutes les conclusions que vous voulez, même les plus débiles ou les plus connes.

Non, ce qui est génant dans tout celà, ce qui m’énerve, c’est la dérive qui s’enclenche à la lecture de tous ces articles de presse: on glisse du titre générique d’une étude scientifique à la qualification d’une population. La contamination par le VIH reprend de la vigueur – c’est donc que le sida est hors contrôle – la contamination est incontrôlée – les pédés sont incontrôlables – les homos ne savent pas se contrôler – les homos sont donc irresponsables… Dérapage sémantique ? Association douteuse de mots, pas si sûr à voir certaines photos accompagnant les articles de presse:

                               gayaids

Non, amis qui passez par ici, ne vous fiez pas à l’image que l’on veut vous donner de la population homosexuelle, ne généralisez pas, ne faites pas forcément confiance aux images. Les homos ne sont pas tous des folles festives endiablées ou des curiosités colorées sur des chars carnavalesques. Certains gays  »présentent » même très bien, vivent normalement et ce n’est pas si mal de le rappeler de temps en temps…

virus_grdD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Ebrahim et Sakineh, la mort ! – Folie passagère 438

Posté par corto74 le 8 septembre 2010

Ebrahim et Sakineh, la mort ! - Folie passagère 438 dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Pendaison-2 dans ZonE HistOires vRaiesIls n’ont pas eu de chance ces deux-là, ils vivent en Iran. L’Iran, vous savez, le paradis des mollahs, là où l’Islam se vit dans la joie et la tolérance, la terre promise des islamistes, des extrémismes, des istes et ismes en tout genre.

Depuis peu, nous avons eu droit à un déchaînement médiatique international, salutaire, il faut sauver Sakineh, condamnée à mort par lapidation pour adultère et complicité de meurtre sur son mari, je crois. Et pour faire bonne mesure, la justice coranique locale a cru bon de rajouter quelques 99 coups de fouet: un journal britannique ayant eu la bonne idée de mettre à sa Une le visage non voilé de l’impudente. Alors, l’Occident outré, choqué et horrifié s’est mobilisé: Carla, Nico, Deneuve et BHL, pour les plus connus, ont entamé le combat. Kouchner-qui-ne-démissionne-pas-ce-serait-déserter en fait une affaire personnelle, Dieudonné le mal-nommé projette de se rendre sur place pour faire changer d’avis ses frères … Allons-y, gaillard avant, sauvons Sakineh et à l’occasion, faisons-nous un brin mousser… La pression semble porter: la sentence est suspendue… jusqu’à quand, et après… Soutenir Sakineh, jusqu’au bout ! Près de 100 000 signatures, déjà, seulement?

Et puis, il y a Ebrahim Hamidi, 18 ans. Lui son seul tort est d’être homosexuel. Pas de bol pour lui, on n’aime pas les pédés sous le soleil de Téhéran, paraîtrait, d’ailleurs, que cela n’existe pas l’homosexualité là-bas; une hérésie occidentale, sans doute ! Il a été préservé de la lapidation, tout juste bon à être pendu haut et court, les sinistres mollahs et autres Mahmoud en ont décidé ainsi. Ebrahim, il ne fait pas la Une, étrange. Tiens par exemple sur Le Post, plus de 90 billets en faveur de Sakineh, à peine 10 sur Ebrahim. Les coeurs vaillants offusqués ne se sont pas (encore?) saisis de l’affaire. La cause en vaut-elle la peine ? Un homosexuel condamné à la pendaison mérite-t-il une mobilisation internationale ? Sans doute mais elle est bien timide pour l’instant. Une pétition circule, ici, avec à peine 7000 signatures, c’est tout, et c’est bien peu pour le moment ! A croire qu’il mérite bien de mourir, Ebrahim.

Alors, ils sont où les défenseurs des Droits de l’Homme, les Dieudonné, les Carla, Kouchner, Clinton, Deneuve, Badinter, Dati, Ségolène et autres BHL ? Ils sont où les VIP, ceux dont la voix ou la signature ont quelque influence, parfois, sur le cours des choses ? Une condamnation à mort, quelle qu’elle soit, ne peut vous laisser indifférent, ni celle de Sakineh, ni celle d’Ebrahim, ni aucune autre !

Depuis la belle révolution de 1979, celle qui apporta la joie et la liberté, en Iran, près de 4000 homosexuels ont été exécutés ! Vous le saviez ? Non ? Maintenant, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant !

Alors, mes amis, je ne vous demande pas souvent grand chose, mais signez, faites tourner, cliquez en haut à gauche sur les petites pastilles blogonet ou wikio, reprenez ce billet, faites suivre… Ils n’ont pas eu de bol Ebrahim et Sakineh, ils vivent en Iran !

mahmoud-ahmadinejad dans Zone pas cool !D’accord, pas d’accord: atoilhoneur@voila.fr

 

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Gay Games, 8ème – Folie passagère 417

Posté par corto74 le 2 août 2010

Gay Games, 8ème - Folie passagère 417 dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

gaygames1 dans ZoNe GaYIl y a au moins deux évènements au monde dont tout le monde se fout plus ou moins, et plûtot plus que moins. Le premier, ce sont les Jeux Paralympiques, truc, tout ce qu’il y a de plus officiel et… de très confidentiel. A 10 contre un qu’un lecteur sur 8,5 de ce billet ne sait ni ou ni quand ont eu lieu les dernières Olympiades des accidentés de la vie. Comment le savoir, on en a si peu parlé (encore que  ). Le second, tous les 4 ans aussi, ce sont les Gay Games, 8ème édition, à Cologne, des jeux rien que pour les pédés, mais pas que. Certes, ils ne sont pas olympiques parce qu’ils n’ont pas eu droit au précieux label et à ses 5 anneaux; les symboles ne se partagent pas. Mais bon, mine de crayons de couleurs arc-en-ciel, pas moins de 12 000 participants venant de 70 pays dans 45 disciplines essentiellement sportives mais aussi artistiques ou folkloriques. La délégation française comprend 500 sportifs tous aussi choux les uns que les autres, foin d’argent, que du bonheur et quelques médailles à espérer.

Aux Gay Games, l’objectif n’est pas tant de gagner ou de réaliser des performances sportives extraordinaires que de participer à une grande fête. Le pognon n’a pas encore gangréné le biniou, les sportifs se payent eux-mêmes la piaule, le voyage et les éventuels Zahia ou Zahio. Le jour, on réalise perfs et records, la nuit tombée, on glougloute et la fête bat son plein dans les rues de Cologne, sous la protection bienveillante des clochers noircis de la cathédrale.

La devise de ces jeux est « Soyez de la partie! » et l’invitation est ouverte à tous du 31 juillet au 7 août: hétérosexuel ou homosexuel, homme, femme, transgenre ou transsexuel, et indépendamment de toutes considérations religieuses,  ethniques,  politiques. Bref, c’est pas tout à fait la même chose que pour la grande messe officielle des Jeux Olympiques, ça a l’air beaucoup plus sympa !

Non, les Gay Games, ça devrait être chouette, Rama est de la partie, les sportifs français s’illustreront et la fête sera belle. Les 2 bémols, il y en a toujours des bémols: les médias, globalement, s’en foutent. Et encore une fois, il est dommage que faute d’être accepté par les différentes instances du sport international ainsi que par le monde sportif en général, les gays aient eu l’envie, le besoin et la nécessité d’organiser leur truc à eux !

Tiens, tant que j’y pense, le clip des Gay games, plutôt pas mal, c’est ici !

Logo_VIIIGayGames2010D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Urgent, Annonce ! : Demain, sur ce blog, elle débarque et va vider son sac !

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Mariage gay, et de 10 ! – Folie passagère 401

Posté par corto74 le 16 juillet 2010

Mariage gay, et de 10 ! - Folie passagère 401 dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

mariage-gay--m dans ZoNe GaYIl y a peu, c’était le Portugal, hier, c’étaient les Argentins. L’Argentine a adopté, à une courte majorité, la loi autorisant le mariage homosexuel. Malgré les réticences, malgré les pressions de l’église locale, c’est fait, l’Argentine, pays où 90% de la population se dit catholique est le premier en Amérique latine à valider cette union. Les futurs couples homo auront exactement les mêmes droits que les couples hétérosexuels. Seuls 10 pays dans le monde ont franchi le cap, l’acceptation que les homos ne sont pas bien différents des autres: Pays-bas (1998), Espagne (2005), Belgique (2003), Canada (2005), Afrique du Sud (2006), Norvège (2009), Suède ( 2009), Portugal (2010), l’Argentine (2010), l’Islande (2010). En Islande, la première ministre a même épousé le 27 juin dernier sa compagne. Aux Etats-Unis et au Mexique, seuls quelques états ont légalisé le mariage homosexuel.

Bien, bien, bien… Le premier truc qui me vient à l’esprit, c’est que ça avance, petit à petit. Le deuxième, c’est que la religion, n’est plus l’obstacle majeur à ces légalisations, preuve en est avec l’Argentine, l’Espagne et le Portugal. Même dans des pays à forte tradition catholique, on y arrive. Le troisième truc, c’est qu’en France, certains discutaillent encore de la bonne moralité du Pacs et de l’homosexualité, alors, le mariage gay… Le quatrième, c’est que dans cette liste de 10 pays, ne faites pas les étonnés, pas un pays musulman!

J’en vois déjà, j’en entends certains qui vont hurler, critiquer, jurer leurs grands dieux que c’est immonde, incroyable, inimaginable, que tout fout le camp; pire, la chronique annoncée de la fin de l’espèce humaine. N’ayez pas peur ! c’est juste une évolution dans l’histoire de l’Homme. Il y a fort à parier que, de 10 pays aujourd’hui, nous passerons à 15, 20 et bien plus dans les 10 ans à venir. Pourquoi ? J’y vois 2 raisons principales: l’homosexualité est de plus en plus tolérée par chez nous, en Occident. Les mentalités évoluent et le pourcentage non négligeable d’homosexuels dans les populations nous incitent à reconnaître, à accepter cette différence. Conséquemment, la deuxième raison apparaît, elle est plus politique. Les gays ont aujourd’hui un poids électoral que bon nombre de politiciens ne peuvent plus négliger. Les revendications homosexuelles, soutenues aussi par quelques straights, ne peuvent plus être ignorées.

Alors, à quand le tour de la France? J’ose espérer n’avoir pas à attendre le déambulateur pour vivre cela , mais j’ai quelques doutes; ce midi ne me disait-on pas:  » si les pédés peuvent se marier, c’est qu’il n’y a plus de valeurs qui tiennent. « 

Dans plus de soixante pays au monde, essentiellement musulmans, aujourd’hui, l’homosexualité est passible de prison ou de la peine de mort. Alors, ma seule crainte est que des pressions ouvertes et/ou sournoises se fassent de plus en plus présentes pour lutter contre cette évolution. Il y a fort à parier qu’à ne pas les combattre, les homosexuels ne seront pas les seuls en danger, à terme.

pendaison_de_gays-6dab9D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

( photo: pendaison d’homosexuels en Iran.)

 

 

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Des râles sans fin – Le texte du dimanche (25)

Posté par corto74 le 11 juillet 2010

Des râles sans fin - Le texte du dimanche (25) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

tiresias_jouhandeau_figure dans ZoNe GaYC’est avec Tirésias, paru anonymement en 1954 dans un tirage de 150 exemplaires, que Marcel Jouhandeau aborde le sexe entre hommes. C’est probablement pour cela que le texte restera anonyme et qu’il sera toujours réticent à le reconnaître. Tirésias est organisé autour du récit de ses amours avec quatre hommes, Richard, Philippe, Le Nain et Pierre, qu’il rencontre dans un bordel d’hommes. C’est Richard qui, pour la première fois, lui fait prendre goût à la sodomie.

Extrait:

« Dès que je vais être prêt, il vient me chercher, m’attire à lui et je commence à trembler, à geindre de peur, à supplier qu’il me ménage, qu’il ne soit pas brutal, trop dur, comme le volatile, que guette un vautour ou le couteau du sacrificateur. Alors, il me donne de doux noms par monosyllabes ensalivés, dont je comprends moins le sens (il parle un argot à lui) que la gentillesse volontaire ou l’ironie, quand il ne les pimente pas tout d’un coup de grossièretés, cette fois claires, ou de quelque menace qui me glace de terreur. En même temps sa main me touche au bon endroit, sa caresse m’excite et m’apaise, il m’entoure peu à peu la taille de son bras massif qui pèse sur ma hanche et tout d’un coup me ceinture et me broie. Son visage s’éclipse, je le sens descendre le long de mes reins, à la recherche de profondeurs qu’il visite comme chez lui. Au passage de son doigt, puis de sa langue, je m’épanouis. La confiance naît.

tiresias_jouhandeau_figure_XIIA peine ai-je senti sa chaleur installée en moi, son visage remonte des abîmes. Comme s’il frôlait chacune de mes vertèbres l’une après l’autre au passage et c’est quand il me mord la nuque et que je sens son corps allongé le long du mien, ses tétins sensibles au-dessus de mes épaules, que la pointe carrée de son phallus, battant mes fesses, comme exprès pour me faire éprouver sa raideur, hésite encore une fois sur le seuil et enfin me pourfend. Bien en selle, après une longue promenade au trot, d’un coup de rein, il me retourne et mes jambes passées comme un collier autour de son cou, je peux contempler, entre ses deux épaules qui me cachent toute la pièce, une Face de Titan maussade qui se balance, passant de l’insulte la plus cruelle à la câlinerie, d’une expression de douleur à la béatitude, avant de se fondre de bonheur. Sa bouche à la mienne attachée, nos yeux se ferment en même temps que sa sève brûlante m’inonde et que la mienne se répand entre nos deux cœurs, débâcle saluée par des râles sans fin, comme il n’arrive qu’aux bêtes fauves qui s’accouplent dans les forêts. »

Tirésias – Marcel Jouhandeau (1888-1979).

1_03D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

(illustrations d’ Elie Grekoff)

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