Marie-Claude Lorne est morte

Posté par corto74 le 12 avril 2011

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passerelle-02bis dans zOne Le sAc de MarianneL’Université est une chance. Saisissons-la. 

Je ne connaissais pas Marie-Claude Lorne, et sans doute vous non plus.

Elle est morte en 2008, mais je n’ai appris son décès qu’hier en lisant L’Express de la semaine dernière.

Elle avait trente-neuf ans. Elle était maître de conférences à l’université de Brest.

Elle faisait partie du département de philosophie, composé de cinq enseignants-chercheurs.

L’usage universitaire veut qu’au bout d’un an, un maître de conférences élu dans une université soit automatiquement titularisé.

Oui mais voilà, à Brest, Pascal David, le président chargé de prononcer les titularisations a « une  hantise », les profs qui regroupent leurs cours sur deux journées pour rejoindre leur domicile à Paris, où ils peuvent, le reste de la semaine, enchaîner colloques et publications. Autant dire que cela ne concerne que les plus brillants d’entre eux, dont faisait partie Marie-Claude Lorne.

Il convenait donc de lui adresser un « coup de semonce ». Et c’est ainsi que le 13 juin 2008, avec une commission réduite à deux membres – les huit autres étant absents – Pascal David obtient « à l’unanimité » le refus de la titularisation de Marie-Claude Lorne, au motif qu’elle ne réside pas sur place, alors que tout semble indiquer que cet argument serait « mal fondé en droit ».

Entre juin et septembre, Pascal David croise Marie-Claude à Brest mais « n’ose pas » lui parler.

Elle ignore donc tout de sa situation jusqu’à ce 22 septembre 2008, pratiquement à la veille de la rentrée, où elle reçoit une lettre administrative sans la moindre formule de politesse lui notifiant que sa titularisation est refusée.

Elle rédige alors une lettre d’adieu et dans un post-scriptum écrit :

Me jeter dans la Seine dûment lestée et entravée (passerelle Simone de Beauvoir si tout va bien). 

C’est le 3 octobre 2008 qu’on retrouvera son corps.

Or voici ce qu’écrivait Françoise Longy, citée par Bernard Dugué sur Agora Vox le 29 octobre 2008 :

Marie-Claude était une  combattante, sa vie avait été assez difficile, mais elle s’était acharnée pour atteindre son but, avoir les moyens de poursuivre la vie théorique qu’elle aimait et pour laquelle elle était faite. 

Bernard Dugué poursuivait :

Pourquoi cette philosophe a-t-elle dû trouver sa planche de salut dans un lieu qui devait lui être fatal ? Une planche pourrie en fait… 

Son suicide va sans doute plus loin que ne le pensent ceux qui souhaitent ne pas faire de vague et minimiser cette affaire. Car c’est du suicide de l’Université dont il est question… 

Il est très dommage que ni l’Université, ni madame Pécresse, son ministre de tutelle, n’aient cru devoir communiquer sur ce qu’elles ont sans doute considéré comme un incident regrettable.

Dans le cas contraire le citoyen-contribuable aurait pu apprendre que si toutes les histoires ne se terminent pas aussi tragiquement, il n’en reste pas moins que comme l’écrivait encore Bernard Dugué :

Ce système universitaire est devenu malade. Le mal est ancré depuis vingt ans. Au lieu de soutenir les chercheurs atypiques, ceux qui ont un avenir, il les enfonce, les nivelle, les lamine. Parfois en tolérant de la part de ses responsables une sorte de sadisme pas si éloigné du harcèlement moral. Selon mon informateur, jeune universitaire de 30 ans, les notables du savoir craignent l’arrivée d’une génération de jeunes chercheurs très brillants qui pourraient leur faire de l’ombre. Du coup, les cerveaux se tirent à l’étranger et les restants galèrent et se sclérosent lentement.

Madame Pécresse a attendu deux ans avant d’ordonner une enquête administrative sur le décès de Marie-Claude Lorne. Il aura fallu six mois de plus pour que le rapport arrive sur son bureau. C’est ce qui nous a valu cet article dans L’Express

A tous les proches et amis de Marie-Claude Lorne, j’adresse mes sentiments de profonde sympathie.

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(photo: passerelle Simone de Beauvoir, Paris)

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Mildred a besoin de vacances

Posté par corto74 le 29 mars 2011

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013 dans zOne Le sAc de MarianneMildred s’est rendu compte ce matin qu’elle avait besoin de vacances…

C’est en lisant sur Slate.fr l’article d’un journaliste israélien, qu’elle considère aujourd’hui comme un « ami », intitulé : Le Hamas veut faire dérailler le processus de paix, qu’il lui est apparu que quelque chose ne tournait plus rond.

L’article était très bien fait. Il y était question de tirs de roquettes et d’attentats qui s’étaient multipliés depuis la bande de Gaza, d’une bombe qui avait explosé à Jérusalem faisant un mort et trente-et-un blessés, ainsi que des représailles qui s’en sont suivies.

Cependant lisant cela, Mildred était incapable d’en dire quoi que ce soit. Seule une chanson de Léo Ferré lui tournait dans la tête : Quand c’est fini, N et I ni, ça recommence...

Elle ne pouvait tout de même pas écrire ça à monsieur Benillouche !

Un slateur est venu à son secours, disant : Je suis sûr qu’il suscitera (l’article) comme à l’accoutumée les commentaires de madame Arnaud

Elle s’est donc enhardie et, sous couvert de répondre à ce slateur, elle a écrit son N et I ni à monsieur Benillouche.

Pas terrible comme procédé !

Un autre  s’est alors écrié : A qui profite le crime ? Mais n’ayant apporté aucune réponse à sa question, Mildred s’est permis de lui répondre.

Or en réalité, elle était beaucoup plus ennuyée par deux bacs de pensées qui avaient crevé sur son balcon, sans qu’elle puisse démêler si c’était parce qu’elle les avait trop arrosés ou pas assez, que par cette  perspective  d’une troisième intifada au Moyen-Orient..

« Ma fille, tu es un monstre », se dit-elle.

Mais était-elle vraiment aussi monstrueuse que cela ? Etait-ce sa faute à elle, tous ces morts de par le monde ? Tandis que les pensées ? Si elles étaient mortes, c’était bien de sa responsabilité !

Quand on en vient à avoir ce genre de raisonnements, pas de doute, c’est qu’on a besoin de vacances.

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Eh bien, justement elles sont là : pendant une dizaine de jours, plus d’ordinateur, plus de guerres, plus de tremblements de terre, plus de catastrophes nucléaires et même plus de pensées !

Après peut-être que ça ira mieux !

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L’Italie a 150 ans

Posté par corto74 le 22 mars 2011

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garibaldi dans zOne Le sAc de MariannePermettez-moi de vous parler aujourd’hui d’un événement qui est passé complètement inaperçu chez nous, mais catastrophe nippone et guerre de Libye, obligent.

Gian Enrico Rusconi écrit :

Il y a cent cinquante ans, comment les Européens regardaient l’Italie ? Avec stupeur, incrédulité et admiration… Et aujourd’hui ? Les Européens regardent encore l’Italie avec stupeur, avec incrédulité, mais avec une défiance désabusée. 

Le 17 mars 2011 l’Italie célébrait le cent cinquantième anniversaire de son unité dans une ambiance morose.

On aurait dit que le coeur n’y était plus.

Rien à voir avec le jubilé de 1911 où le gouvernement fit ériger l’immense monument de marbre blanc de la piazza Venezia  à Rome, à la gloire de Victor-Emmanuel II, premier roi d’Italie !

Ni avec le centenaire de 1961, d’une Italie fière de sa réussite et de son essor économique.

Son unité, l’Italie l’avait gagnée de haute lutte, les armes à la main.

Tout avait commencé en 1848, alors que la révolution française essaimait en Autriche, Italie et Allemagne. C’est le printemps des peuples.

L’Italie était alors divisée en sept états ou royaumes, de tout temps occupés par divers pays étrangers, au gré des guerres et des conquêtes.

C’est Victor-Emmanuel roi de Piémont-Sardaigne et son ministre Cavour avec l’aide de très nombreux patriotes, qui convaincront Napoléon III de prendre part à cette guerre pour l’unité italienne.

En 1859, un accord est signé, où Napoléon III s’engage à chasser les Autrichiens, les occupants du moment, en échange du comté de Nice et de la Savoie. L’Autriche est battue à Magenta et Solférino : la Lombardie est libérée.

Les patriotes participent à des soulèvements en Toscane, en Romagne et dans les duchés de Parme et de Modène. Ils obtiennent le rattachement de ces régions au royaume de Piémont-Sardaigne.

Le royaume des Deux-Siciles, c’est Garibaldi et ses chemises rouges  qui s’en emparent.

Ainsi le 17 mars 1861, le roi du Piémont, Victor-Emmanuel II, devient roi d’Italie.

L’unité n’est pas encore complète, il faudra une autre guerre contre les Autrichiens pour libérer la Vénétie en 1866, et une guerre cette fois contre Napoléon III qui sera vaincu à Sedan, pour libérer  les Etats du Pape en 1870.

Que reste-t-il, au coeur des Italiens d’aujourd’hui, de cette grande aventure du Risorgimento ?

Pour Corrado Augias, éditorialiste et historien, auteur de best-sellers sur l’histoire de l’Italie, interrogé par le Figaro : L’Italie traverse une véritable crise éthique. Mais le plus grave, évidemment, ce sont les idées de la Ligue, qui considère que le Nord, qui a un PIB supérieur à celui de la Bavière, peut s’en sortir tout seul.

Tout comme les Flamands en Belgique, la Ligue du Nord rêve de partition.

C’est donc le coeur serré que j’ai assisté à la seule manifestation qui nous ait été donnée de voir : la retransmission sur Arte, en direct de Rome, de l’opéra de Verdi : Nabucco (1842) dirigé par le maître Riccardo Muti.

Et, quand bravant toutes les conventions, le maestro a repris le Va pensiero, le théâtre debout chanta avec les choristes, en larmes,  l’hymne du Risorgimento :

Va, pensée, sur tes ailes dorées, 

Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines, 

Où embaument, tièdes et suaves, 

Les brises du sol natal ! 

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Télévision: la valse des journalistes

Posté par corto74 le 15 mars 2011

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serge-moati-350x526 dans Zone meDiasForce est de reconnaître que le téléspectateur qui n’est pas tenu au courant du management des chaînes de télévision assiste au départ et à l’arrivée des journalistes, sans comprendre quels sont les défauts qui font qu’on se débarrasse de celui-ci, ou quelles sont les qualités qui font la promotion de celui-là – souvent de celle-là, d’ailleurs.

Le premier, ces derniers temps, qui a été littéralement escamoté au nez de la ménagère de moins de cinquante ans, qui n’avait pas encore crié grâce, c’est Patrick Poivre d’Arvor.  Après vingt ans de bons et loyaux services qui l’avaient vu blanchir sous le harnais dans les familles françaises, voilà que TF1 le remplace par Laurence Ferrari. Or les ménagères la trouvent hautaine et le disent sur internet. Cela ne traîne pas, et le public fuit pour regarder le journal de France 2, du gentil « playmobil » Pujadas.

Pourtant TF1 avait eu la main heureuse en recrutant Harry Roselmack, notre Obama à nous, pour servir de jocker à Laurence Ferrari. Traduisez : occuper la place de la dame quand celle-ci est enceinte. Eh bien, il en a marre de jouer les utilités. Cet été il se casse. Et tant pis si ça pleure dans les chaumières, et tant pis si la pimbêche continue à plomber les audiences.

Mais le plus mauvais coup porté au téléspectateur, c’est de France 5 qu’il vient de le recevoir.

Nicolas Demorand ayant quitté la chaîne, comme un vulgaire footballeur quitte son équipe, sans doute pour les mêmes raisons pécuniaires, voilà qu’il est remplacé pour l’émission CPolitique, par une jeune personne, dont je ne sais pas le nom, qui a la chance d’être jolie, mais qui n’est en aucun cas, une journaliste politique. Or j’affirme qu’une fille qui n’est que jolie, sur le plateau d’une émission politique, n’est ni plus, ni moins, qu’une potiche encombrante.

Ni elle ne maîtrise son sujet, ni elle ne sait poser les bonnes questions, ni elle n’est capable de pousser son interlocuteur dans ses retranchements. Elle se contente de pérorer gentiment, sans oublier, au passage, de faire la pub de son émission : « Vous savez que c’est une émission longue où vous aurez le temps de vous exprimer ». D’accord, mais est-ce une raison pour couper la parole de l’invité, pour parler en même temps que lui, pour faire des réponses à sa place à des questions qu’elle ne lui a pas posées ?

Quel que soit mon intérêt pour la chose politique, j’avoue qu’à ce stade, j’ai éteint le poste.

A toutes fins utiles, j’aimerais signaler à France 5 qu’elle a, parmi les journalistes de sa chaîne, un certain Serge Moati qui, malgré sa « mitterrandolâtrie » affichée – personne n’est parfait – est un très grand journaliste politique, reconverti par la chaîne, Dieu sait pourquoi, en journaliste CinémaS. 

Je n’ai rien contre le cinéma, mais au moment où nous allons avoir une échéance politique très importante, j’aimerais qu’on  rende Moati à la politique, car il savait emmener le public avec lui, lorsqu’il présentait RiposteS avec un succès jamais démenti.

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Le mirobolant et l’acteur-paysan

Posté par corto74 le 8 mars 2011

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John_Galliano_est_sur_la_sellette dans zOne Le sAc de MarianneLe mirobolant c’est John Galliano.

John Galliano, l ’enfant terrible de Gibraltar, qui a mis la haute-couture parisienne cul par-dessus tête. Celui dont Bernard Arnault et toute la maison Dior ont cautionné les excès depuis plus de dix ans, jusques et y compris lorsqu’il a créé un défilé intitulé Clochard, inspiré, avait-il expliqué, par les SDF qu’il croisait le matin, sur les quais de la Seine lorsqu’il faisait son jogging.

Le beau monde avait tiqué. Oui mais voilà, en dix ans il a multiplié le chiffre d’affaires de la maison Dior par quatre ! Il croyait qu’on lui permettrait toutes les outrances. Pire, il s’imaginait peut-être qu’on attendait de lui tous ces débordements qui avaient contribué à la publicité mondiale de la marque ? Il n’a pas compris que les temps avaient changé, que son style déjanté avait fini par lasser le grand monde. Il a donc suffi, qu’une fois de plus sous l’emprise de la drogue et de l’alcool, il prononce cette phrase insensée autant que fatale : « J’aime Hitler ! » au moment où une caméra se trouvait là par le plus pur des hasards, pour que toute la bien-pensance  de la haute société des affaires liée aux media, se rue sur lui et le sacrifie au Moloch de l’antisémitisme.

Antennes et lucarnes expliquent à qui veut les entendre, que Galliano n’a pas d’autre issue que de disparaître, car il ne pourra plus jamais trouver du travail, puisqu’il a même vendu son nom à la société qui l’employait. On évoque sur un ton des plus badins, la probabilité de son suicide, tout  en assurant,  qu’il n’en reste pas moins « un génie ».

L’acteur-paysan c’est Claude Hébert.

Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus je ne le connaissais pas. On vient de me raconter son histoire.

En 1975, René Allio, le réalisateur du film Les Camisards, décide de tourner un film en collaboration avec Michel Foucault qui avait tiré un ouvrage d’un récit autobiographique de 1835, intitulé  : Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère.

René Allio décide de tourner son film sur les lieux-mêmes de crime, dans la campagne normande, et d’utiliser des acteurs non professionnels. Son premier assistant, Nicolas Philibert, qui plus tard réalisera Etre et avoir, est chargé de recruter les gens du coin appelés à être les acteurs du film. C’est ainsi que Claude Hébert, un jeune paysan de dix-huit ans est choisi pour incarner le rôle de Pierre Rivière.

Le film à portée philosophique qui traite du problème de la responsabilité en matière criminelle,  passe pour un chef d’oeuvre dans les milieux concernés mais n’a pas été vu par le grand public.

Or en 2007, Nicolas Philibert, décide, dans un autre film : Retour en Normandie, de retrouver les acteurs de  Moi, Pierre Rivière..., et de les filmer dans leur présent, trente ans plus tard.

Ils se retrouvent tous avec plaisir pour le nouveau film. Mais il en est un qui manque à l’appel : c’est Claude Hébert.

Après Moi, Pierre Rivière…, il avait quitté le bocage normand et était allé vivre à Paris pour faire une carrière d’acteur. On avait pu le voir au théâtre; il avait joué dans La Drôlesse de Doillon, puis on n’en avait plus entendu parler, et personne ne savait ce qu’il était devenu. Un beau jour cependant, débarque sur le tournage, un prêtre qui explique qu’il vit en Haïti avec les plus pauvres de la terre, ceux qui ont tout perdu,  avec qui il partage la parole de Dieu : c’est Claude Hébert.

John Galliano et Claude Hébert, deux destins hors normes, mais l’un s’est perdu, alors que l’autre s’est trouvé.

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La révolte des élites

Posté par corto74 le 1 mars 2011

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011 dans zOne Le sAc de MarianneAlors que la révolution est à nos portes, où les peuples du Maghreb et du Moyen-Orient n’hésitent pas à verser leur sang pour se débarrasser de leurs dictateurs, chez nous, dans notre « démocratie apaisée », ce sont nos élites, corps constitués et haut-fonctionnaires de l’Etat, qui se révoltent et n’hésitent pas à se poser en victimes du pouvoir.

Hier, le peuple médusé à pris connaissance de cette tribune de presse où sous couvert d’anonymat, des diplomates ont craché leur indignation à la face du pouvoir.

Au début du mois, ce sont les magistrats qui n’ont pas hésité à se mettre hors la loi, en organisant la grève dans les tribunaux au prétexte que Nicolas Sarkozy les avait attaqués personnellement lorsqu’il s’est permis d’évoquer de possibles « dysfonctionnements » qui devraient recevoir des « sanctions », concernant l’assassinat sordide d’une jeune fille de 18 ans, victime d’un criminel récidiviste.

Les juges croient-ils que le Président de la République peut gouverner sans tenir compte de son opinion publique ?

Ignorent-ils le fossé de plus en plus grand et qui n’a fait que se creuser d’avantage entre le peuple français et sa justice ?

Faut-il rappeler aux juges le naufrage judiciaire sans précédent de l’affaire d’Outreau qui a marqué tous les esprits de manière indélébile ?

A cette occasion une Commission d’enquête avait été réunie sous l’égide du Parlement. Ses séances avaient été retransmises à la télévision, et le pays tout entier a été témoin du dysfonctionnement généralisé du Tribunal de Boulogne-sur-Mer qui avait condamné treize innocents à la prison, dont les vies ont été pour la plupart irrémédiablement détruites, sans compter un homme suicidé de désespoir dans sa prison.

Devant son poste, le peuple avait bien compris que la parole, surtout des plus modestes, ne comptait pour rien, face  à l’entêtement d’un juge.

La Commission parlementaire avait produit 80 propositions pour l’amélioration du fonctionnement de notre justice dont, à ce jour, il n’a été tenu aucun compte.

Mieux, le Conseil supérieur de la magistrature, pour ne pas avoir à se désolidariser du tribunal de Boulogne-sur-Mer dans son ensemble, s’est contenté d’adresser une simple « réprimande » à Fabrice Burgaud, le jeune juge qui avait été à l’origine du scandale. Dans un premier temps il avait même été muté à la prestigieuse section antiterroriste  du parquet de Paris.

Le procureur Lesigne, du tribunal de Boulogne-sur-Mer, qui avait obtenu toutes ces condamnations honteuses a été, lui, promu au grade de substitut général près la cour d’appel de Caen.

Or depuis 2009, Sarkozy qui avait annoncé une réforme judiciaire, essuie le refus de la caste des magistrats à tout changement.

C’est dans cette opposition à la réforme qui doit venir devant le Parlement en mai prochain, que vient s’inscrire cette fronde des juges. Cependant, quelles que soient les difficultés morales et matérielles que rencontrent le corps des juges dans l’exercice de leur fonction, je ne crois pas que c’est leur faire injure de considérer qu’ils ne font tout de même pas partie des plus à plaindre de nos compatriotes.

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Sarkozy et le culte des seins

Posté par corto74 le 15 février 2011

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seins dans zOne Le sAc de MarianneLe jeudi 10 février à 20h30, Nicolas Sarkozy est à la télévision devant un panel de Français pour écouter les « Paroles des Français », en réalité pour nous délivrer la sienne, de parole.

Le monde change à une vitesse stupéfiante. Les Français voient ça très loin et en même temps se disent que dans leur vie quotidienne : qu’est-ce qui va changer pour nous ?  

Le ton est donné ! Ce sera un exercice de campagne électorale.

Avec 8 millions de Français, je suis devant le poste et j’écoute la parole présidentielle, en me demandant si cette émission qui – je l’apprendrais plus tard – durera deux heures et demie, n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe, en pleine révolution égyptienne ?

J’écoute la pharmacienne de Nice qui se plaint d’avoir été cambriolée quatre fois. Sarkozy compatit, explique tout ce qui a été fait en matière de délinquance, tout ce qui reste à faire, la semaine prochaine il va…, avant l’été il y aura…, pas plus tard qu’hier il a demandé…, et il promet un changement de la loi sur les délinquants mineurs, l’introduction des jurys populaires dans les tribunaux correctionnels…

C’est fini, pour moi l’émission s’est arrêtée là car je me suis endormie.

Le lendemain, sur le pont avant l’aube, je feuillette le journal de la veille, ainsi que le le fais très souvent, en buvant un double expresso.

A la page télévision, je lis : ARTE 22h30 « Le Culte des seins » une ébouriffante aventure culturelle des rondeurs mammaires

Aventure culturelle ? Miam, miam ! Je continue ma lecture :

De l’Amérique « mammoschizophrène » à l’Allemagne aux seins omniprésents, en passant par la France à la volupté à géométrie variable, c’est un voyage sensuel et gonflé d’humour. 

Et plus loin, je lis :

On sourit beaucoup dans ce film résolument optimiste et critique de Laure Michel et de Nicolas Leroux. Ainsi savez-vous qu’il existe vingt façons de caresser les seins ? Lécrivain mammophile Martin Monestier distingue parmi les grandes catégories de « caresseurs » : l’écraseur, l’étireur, le besogneux, le tripatouilleur, qui exerce la panoplie de toutes les caresses possibles… C’est presque un artiste ! 

Je n’en saurai pas beaucoup plus !

Ah Nicolas ! Que je vous en veux de m’avoir fait rater tout cela !

Marianne A., Dans le sac de Marianne ( 29)

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Adieu Belgique, on t’aimait bien

Posté par corto74 le 8 février 2011

Adieu Belgique, on t'aimait bien dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

 dans zOne Le sAc de MarianneJe demande pardon au lecteur de détourner son attention de l’Egypte, pour le focaliser quelques instants sur notre proche voisine, la Belgique. Celle que nous avions l’habitude de moquer affectueusement et qui nous le rendait de manière si spirituelle.

La Belgique c’était mieux qu’une voisine, une cousine !

Eh bien, nous devons nous rendre à l’évidence : elle est en train de se disloquer sous nos yeux. Et la barbe de Poelvoorde et consorts atteindrait-elle le sol, que cela n’y changerait rien !

Il faut savoir que la disparition des états d’Europe est inscrite dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et dans le traité de Lisbonne. Sur le site du Conseil de l’Europe on peut lire, en effet : « Comme la diversité culturelle et ethnique, l’autonomie locale est un trait caractéristique de l’Europe et les Etats doivent tenir compte de cette diversité. »

Il faut rappeler que l’Allemagne, après les dérives de l’époque nazie, n’a plus jamais été à l’aise avec les notions d’état et de nation, n’a accepté de ne garder que le mark, rebaptisé euro, voudrait promouvoir l’idée d’une Europe des régions, régions qui court-circuiteraient les états et traiteraient directement avec les autorités supranationales de Bruxelles.

Il est tout à fait emblématique que la Belgique, dont la capitale Bruxelles est aussi la capitale de l’Europe, soit le premier état appelé à disparaître.

Ici, entre en scène, le dénommé Karl-Heinz Lambertz, ministre-président socialiste de la communauté germanophone de Belgique, élu en février 2010 président de l’Assemblée des Régions Frontalières Européennes (ARFE), dont le but est de transformer les frontières d’état en frontières administratives grâce aux eurorégions. L’ARFE dont, soit dit en passant, les fondateurs et les dirigeants sont tous allemands.

Karl-Heinz Lambertz, lié à l’Allemagne au point d’avoir été décoré de la Grand Croix  d’Officier de l’Ordre du Mérite  de la République Fédérale Allemande, préconise ouvertement la disparition des frontières nationales belges, au profit de la Grande Région ou Groupement européen de coopération territoriale (GECT). La Grande Région regroupe eu coeur de l’Europe, le grand-duché de Luxembourg, la Wallonie, la communauté germanophone de Belgique, la Rhénanie, le Palatinat, la Sarre et la Lorraine.

La construction de l’Europe ethnique dont une carte a été élaborée en 1997, est en marche.

Comme l’écrit Pierre Hillard : « Le grand vainqueur de ces découpages ethniques est le corps germanique qui, outre l’Allemagne, associe l’Autriche, la Suisse alémanique, l’Alsace, le pays messin, le Luxembourg et les cantons germanophones belges. »

Cela ne vous rappelle rien ?

Et comme on n’est jamais mieux trahi que par les siens, monsieur Van Rompuy, ancien premier ministre belge, parfait inconnu, choisi par la Commission, comme président de l’Europe, ainsi que certains l’ont affirmé, pour son « charisme de lavette et son apparence d’employé de banque », de préférence à Tony Blair, beaucoup trop connu pour son indépendance d’esprit, ce monsieur s’est cru autorisé d’affirmer au journal belge « Le Soir » qui en fera sa première page le 23 décembre 2010 : Van Rompuy : « La Belgique n’est pas du tout malade » . 

Et c’est vrai ! La Belgique n’est pas malade, elle meurt !

Mais on ne rira pas et on ne dansera pas quand c’est qu’on la mettra dans l’trou !

On rêvera que les peuples européens se lèvent aussi et se révoltent  contre cette Europe si peu démocratique qu’on leur a imposée de force.

( Merci au Canard Républicain et à Agora Vox qui m’ont mis la puce à l’oreille. )

Marianne A., Dans le sac de Marianne (28)

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L’homme de l’hiver prochain

Posté par corto74 le 1 février 2011

L'homme de l'hiver prochain dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

defile-homme-jean-paul-gaultier-automne-hiver-2010-9822580lssxf_1933 dans zOne Le sAc de MarianneCherchant fébrilement dans les journaux à ma disposition, un sujet plus léger que celui qui nous a mobilisés la semaine dernière, je suis tombée sur ce titre :

« Mode : l’homme de l’hiver prochain sera plus viril »

C’est bien la première fois de ma vie que je m’intéresse à un article traitant de mode masculine ! J’avoue que j’y ai pris beaucoup de plaisir. Merci donc à Joël Morio qui nous informe de toutes les tendances de l’hiver prochain, et parmi celles-ci :

Les barbes envahissent les podiums même si beaucoup de jeunes garçons « servent encore de portemanteaux ». 

Voilà qui devrait rassurer les amateurs des dits portemanteaux ! Notre Joël continue :

Chez Agnès B, les mannequins semblent avoir été choisis directement dans la rue pour défiler. Leurs visages rougissent quand ils apparaissent sous les projecteurs, les attitudes sont gauches,  les poses approximatives. Yohji Yamamoto ose faire défiler des hommes de tous âges, de tout poids et de toutes tailles. 

Il faut bien convenir que c’est tout à fait révolutionnaire !

Heureusement la haute couture française, nous avait-on avertis, est plus libre, plus créative, et pour preuve, on peut donc lire :

Réhabilitée dans les années 1980 par Jean-Paul Gaultier, la jupe ou même la robe tentent, une nouvelle fois, de s’imposer dans la garde-robe masculine. 

Nous voilà donc rassurés, mais avouez qu’on a eu chaud !

Cependant, comme il faut bien admettre que, pour un homme, débouler dans son entreprise ou son administration, en robe, requiert un certain aplomb, concernant ses qualités viriles, Joël Morio dispense alors ce conseil :

Ceux qui doutent de leur masculinité pourront se limiter à des pantalons à la fourche très basse. 

Et l’article se termine par cette phrase un peu mélancolique :

Il ne faut pas brusquer des clients qui, contrairement aux femmes, restent très conservateurs et mettent toujours un certain temps avant d’adopter les nouvelles tendances. 

 Si j’ai bien compté, cela fait tout de même trente ans que les conservateurs hésitent !

 Mais écoutons, néanmoins, les bons conseils de Joël Morio, et surtout ne brusquons personne !

P.S. Aux dernières nouvelles, Jean-Paul Gaultier, peut-être ulcéré par le peu de cas que ses clients  font des belles robes qu’il leur a cousues, a changé son fusil d’épaule, et a fait défiler des hommes pour présenter sa collection féminine.

Ainsi, la robe de mariée, apothéose du défilé, était portée par un jeune éphèbe de vingt ans, aux longs cheveux blonds pâle qui, paraît-il, a tout ce qu’il faut pour devenir mannequin-vedette auprès des grands couturiers.

Ces dames, les top-modèles, n’ont plus qu’à aller se rhabiller !

Marianne A., Dans le sac de marianne ( 27)

A toi l’Honneur ! est sur Twitter à l’adresse: http://twitter.com/corto74

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

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Gay, gay, ne nous marions pas !

Posté par corto74 le 25 janvier 2011

Gay, gay, ne nous marions pas ! dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

mariage dans zOne Le sAc de MarianneNotre ami Corto qui, à l’occasion de l’édition de son billet intitulé : « Mariage gay, nous y sommes ! » a été blessé par mes commentaires ironiques, m’a adressé un courriel où il écrit : « … Je vous propose la chose suivante, faites-moi donc un billet argumenté pour nous expliquer pourquoi vous êtes opposée au mariage homosexuel, parution la semaine prochaine… » J’avoue que j’ai hésité mais j’ai fini par accepter de relever le défi. 

Il y a trois façons d’envisager le « mariage  homosexuel » :

1) On est viscéralement contre, sans accepter de réfléchir à la question, parce qu’on est automatiquement contre tout ce qui touche de près ou de loin, à l’homosexualité.  Ce n’est pas mon cas.

2)  On est pour. Puisque  les homosexuels le revendiquent, que cela à l’air de leur tenir à coeur,  que cela se fait ailleurs, alors pourquoi le leur refuser ? Ce n’est pas ma façon de voir.

3)  On a réfléchi à tout ce que ce « mariage homosexuel » représentait symboliquement pour  une société donnée : la nôtre. On a pesé le pour et le contre et on a décidé que ce « mariage homosexuel » n’était une avancée ni pour la société, ni pour les personnes homosexuelles qui le réclament. Ceci est ma position.

Notre société de ce début du XXIème siècle est soumise à des turbulences que la plupart déplorent. Le mariage a déjà subi de tels coups de boutoir que le divorce est devenu une règle générale, le nombre de personnes qui ne se marient plus est en constante augmentation, et le nombre des enfants nés hors mariage est devenu majoritaire.

L’Eglise  a perdu toute influence sur une société pour laquelle il n’est plus rien de sacré.

Nous sommes entrés dans le domaine de la pensée magique où chacun considère que tout est possible pourvu que cela réponde à un désir, et peu importent les conséquences qui peuvent en découler.  C’est dans ce cadre que s’inscrit la revendication  pour le « mariage homosexuel ». Or le mariage est un acte social qui entérine juridiquement que deux personnes, un homme et une femme, vont former une cellule sociale qui, en principe, accueillera des enfants. L’homosexualité relève du domaine du privé. Bien que la personne homosexuelle fasse partie du corps social à part entière, son orientation sexuelle ne concerne en rien la société en tant que telle. Instituer que les personnes homosexuelles peuvent se marier, c’est enlever au mariage sa raison d’être profonde en tant que cellule de base de la société, formée d’un homme et d’une femme, appelée à la pérenniser. 

En définitive, ce « mariage homosexuel » ne serait, en tout état de cause, qu’un simulacre de mariage, indigne de la personne homosexuelle qui a une spécificité qu’il y a quelque grandeur à assumer et à affirmer aux yeux de tous.

Je demande pardon à tous ceux que ma brutalité aurait choqués. Mais de même qu’on ne peut s’attaquer aux murs porteurs d’un édifice, sans lui faire courir de grands risques, on ne peut pas s’attaquer aux fondements d’une société et se plaindre lorsque l’on constate que la jeunesse n’a plus aucun repère et qu’elle est de plus en plus violente.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (26)

A toi l’Honneur est sur Twitter à l’adresse: http://twitter.com/corto74

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

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