Laurent Blanc et Pierre Laurent – Dans le sac de Marianne (5)

Posté par corto74 le 31 août 2010

Laurent Blanc et Pierre Laurent - Dans le sac de Marianne (5) dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

2008-03-21T120322Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRSP-FOOTBALL-L1-BORDEAUX-20080321 dans zOne Le sAc de MarianneIl ne me viendrait pas à l’idée de vous donner des nouvelles de Slate.fr, tant je suis sûre de ne pouvoir vous intéresser à tous ces articles que nous n’avons plus le droit de commenter depuis un mois et demi que « la publication des commentaires est momentanément désactivée ».

Je ne vous parlerai donc ni de cet article de monsieur Colombani où il explique que Sarkozy va faire un « saut dans l’inconnu », ni de cet autre qu’il a intitulé : « Lost » où il affirme : « Tout se passe comme si, désormais, Nicolas Sarkozy faisait fausse route » et d’ajouter : «Il nage dans le paradoxe », comme si ce n’était pas le sort de tous les hommes politiques au pouvoir, de « nager dans le paradoxe » ? 

De même je passerai sous silence celui de Thomas Legrand où il nous présente « un président aux abois » ainsi que cet autre où il croit discerner que  : « le PS a un bon coup à jouer en faisant de la sécurité un thème de gauche » !

Comme vous pouvez le constater les « grands journalistes » de Slate, eux,  nagent en plein fantasme.

Aussi il vaut mieux les laisser à leurs rêves et lire cet article de Pierre Laurent qui m’a enthousiasmée. Je ne sais rien de Pierre Laurent, si ce n’est qu’il est journaliste à Slate.fr.

Et pourtant je puis vous assurer qu’il fait partie de ces journalistes qui pourraient tout aussi bien vous passionner en traitant de la flexibilité des queues de vaches dans les tournants  que de l’influence des pets de sardines dans les courants marins  !

Et voilà qu’il a écrit un article intitulé : « Laurent Blanc légitime la défense ». Ne vous arrêtez pas à ce titre : on nous a expliqué maintes fois que les titres étaient choisis par la rédaction !

Mais si vous aimez le football, si vous avez été chagrinés par ce qui s’est passé en Afrique du Sud, si vous vous demandez si Laurent Blanc sera à la hauteur de la tâche, ou si tout simplement vous voulez savoir ce qu’est un article « bien torché », lisez Pierre Laurent. Il le mérite et, qui que vous soyez, vous ne serez pas déçus.

Marianne A.,

P.S. Aurais-je parlé trop vite ? Toujours est-il qu’un grand journaliste co-fondateur de Slate.fr, Eric Le Boucher, économiste connu et reconnu, vient de commettre un article chaud-bouillant intitulé « Le P.S. n’a aucun programme ». Quand on sait que le même monsieur écrivait il y a quelques mois à peine : « Il reste deux ans. Deux ans pour les ténors du parti pour découvrir qu’il existe dans la littérature des sciences-sociales d’aujourd’hui de quoi réinventer la doctrine sociale-démocrate de fond en comble… », on commence à deviner pourquoi, sur Slate. fr, ils préfèrent éviter les commentaires

galerie-membre,_objet-autre,toit-d-ardoise-lumiere-du-soirD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Billets d’humeur, clins d’oeil, drôleries et autres palinodies, un poids sur le coeur ou ras la patate, Marianne, fidèle de ce blog nous livrera sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

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Jean comme Jean – Dans le sac de Marianne (4)

Posté par corto74 le 24 août 2010

Jean comme Jean - Dans le sac de Marianne (4) dans ZonE HistOires vRaies wikio4 Voter !

 dans zOne Le sAc de Marianne » Il n’y a pas que sur internet qu’on peut faire de chouettes rencontres. 

L’autre jour, ayant rendez-vous avec mon dentiste pour une histoire de dent de sagesse, à peine débarquée du métro, je vois se diriger vers moi un fauteuil roulant à toute allure, actionné par les bras véloces d’un handicapé en marcel, avec un bob posé de travers sur la tête. 

Arrivé à ma hauteur je l’interpelle : «  Eh bien dites-moi, vous êtes rapide sur cet engin ! » 

Il arrête sa machine : « Vous avez vu mes bras ? » 

Ses bras, en effet, pouvaient rivaliser sans peine avec ceux de Conan le barbare. 

- Venez les toucher, me dit-il. 

- Je ne vais pas vous toucher. 

- Si, si, touchez ! 

Je me suis donc approchée pour lui tâter les biceps qu’il avait gros et fort durs, ma foi ! 

Mais le regardant, je vis qu’il était vraiment amoché : un de ses yeux était opaque et presque fermé, son visage déformé par un rictus. 

- Que vous est-il arrivé pour être dans cet état ? lui dis-je. 

- Myélite. Ça m’a attaqué la tête aussi. Les médecins se demandent comment je suis encore vivant. Il me regardait de son bon oeil qui était d’un bleu intense. Avant d’avoir pu mesurer s’il allait le prendre comme un compliment, je m’entendis lui dire : 

- Savez-vous que l’oeil qui vous reste est très beau ? 

Il me regardait toujours : 

- Comment vous appelez-vous ? 

- Marianne, avec deux N comme la République. 

- Moi c’est Jean. Jean comme Jean. 

Et le voilà qui se dresse sur ses jambes qu’il avait malingres et très peu assurées dans une sorte de pantalon informe. 

- Vous pouvez vous mettre debout ? m’étonnai-je 

- Oui, et je peux marcher aussi… mais pas sans appui.  Il dit ceci avec une sorte de fierté mélancolique qui faisait penser que c’était le résultat d’un long combat. Il se rassit après quelques secondes : 

- Au revoir Marianne, et vive notre pauvre République ! 

- Au revoir, Jean ! m’écriai-je presque, parce qu’il était déjà loin. « 

Marianne A.,

fauteuil_handicap.1260193644D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Diaboliques vacances – Dans le sac de Marianne (3)

Posté par corto74 le 17 août 2010

Diaboliques vacances - Dans le sac de Marianne (3) dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

2211460267_small_1 dans zOne Le sAc de MarianneLes journaux regorgent, en ce moment, de ces articles et de ces sondages où on nous explique à quel point tous les dirigeants que l’Occident connaît sont, tous autant qu’ils sont, impopulaires.

Et de nous les partager en deux groupes : ceux qui n’oseront pas se présenter aux prochaines élections, et ceux qui seront sûrs de les perdre.

Sarkozy et Obama faisant partie de ce dernier groupe.

Dans ces funestes conditions, on aurait pu croire que la trêve des vacances serait une trêve dans la dégringolade dans les sondages. Or il n’en est rien, bien au contraire ! Les vacances ne font qu’accélérer la descente aux enfers. Tout le mal vient de ce que ces grands hommes ne savent choisir, ni le lieu, ni le mode de leurs vacances.

Trois ans après les faits on a encore sur l’estomac, la mini-croisière de Sarkozy sur le yacht de Bolloré ! L’année suivante, son séjour aux Etats-Unis où on l’a vu ramer sur un lac avec le petit Louis, fut un véritable désastre ! Et maintenant qu’il va sagement faire des tours à vélo autour de la propriété de belle-maman, les manifestants, pancartes à l’appui, lui font comprendre à quel point ils apprécient peu, le luxe dans lequel il vit.

Les Obama n’échappent pas non plus, à cette malédiction. L’an dernier, leur choix d’une île trop chic sur la côte Est avait été une catastrophe. Cette année, Obama va prudemment aller passer un week-end en Floride, un état très touché par la crise économique, ce qui devrait plaire aux électeurs. Mais patatras ! Ne voilà-t-il pas que la First Lady a eu l’idée saugrenue de s’offrir un séjour de presque une semaine dans un hôtel cinq étoiles de Marbella qui a tout fichu par-terre ? Et la voilà maintenant affublée du surnom de « Marie-Antoinette », ce qui ne va certainement pas arranger les affaires de son président de mari qui doit subir, en novembre, des élections de mi-mandat.

Quand donc les hommes qui nous gouvernent comprendront-ils enfin, que pour garder intact l’amour du bon peuple, il faut qu’ils prennent leurs vacances au camping « Les Flots Bleus », comme tout le monde ?

Marianne A.,

yachtD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Le déni du déni de grossesse – Dans le sac de Marianne (2)

Posté par corto74 le 10 août 2010

Le déni du déni de grossesse - Dans le sac de Marianne (2) dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

7410419 dans zOne Le sAc de Marianne » Dans une société comme la nôtre, où chaque année 210 000 avortements sont pratiqués en toute légalité, il faudrait pouvoir garder « tact et mesure » lorsqu’on apprend qu’une femme en proie à un déni de grossesse a tué un ou plusieurs nouveau-nés à la naissance.

Car aussi horrible que soit son crime, on ne peut que constater que le résultat est le même : dans les deux cas il s’agit d’empêcher un être d’atteindre à la vie.

Si ces femmes n’étaient pas victimes d’une grave maladie psychologique aux ressorts inconnus de la plupart des médecins eux-mêmes, elles s’ajouteraient à la cohorte des femmes qui avortent et jouiraient de la considération sociale à laquelle chacun aspire.

Alors, qu’on écoute le professeur Nisand qui estime qu’une grossesse sur 500 est un déni de grossesse qui, s’il n’est pas diagnostiqué, a toutes les chances de se terminer en catastrophe.

Qu’on arrête de stigmatiser ces femmes en les traitant comme des monstres dans les journaux.

Mais que tout soit mis en oeuvre pour former les médecins à cette pathologie et leur permettre de soigner cette maladie, même si pour cela il faudra qu’elles passent par la case justice et la case prison.

Le procès Courjault nous a montré toute l’importance qu’il avait eu dans la prise de conscience de Véronique face à la gravité des actes qu’elle avait commis. Il avait été le premier pas vers une thérapie. Ce n’est qu’au dernier jour de son procès qu’elle a pu enfin prononcer les mots « nos enfants » et donner un nom à ce qui jusque là, n’était rien pour elle, et pour tous les autres n’avait été que « les bébés congelés ». Il est vrai que dans son malheur elle a eu la chance d’avoir le soutien sans faille de son mari et de sa famille.

En sera-t-il de même pour toutes les autres qui auront vu leur nom traîné dans la presse sous les vocables les plus déshonorants ? N’a-t-on pas peur, ce faisant, de détruire de manière irrémédiable l’image de ces femmes aux yeux de leurs conjoints et de leurs familles ?

Alors, de grâce, un peu de compassion, et ne perpétuons pas encore et toujours, ce que le professeur Nisand appelle « le déni du déni de grossesse ». « 

Marianne A.,

e18e3752-551c-11de-9e74-39365ab5b829D’accord, pas d’accord: Dans le sac de Marianne, c’est tous les mardis…

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Déchue de ma nationalité – Dans le sac de Marianne (1)

Posté par corto74 le 3 août 2010

Déchue de ma nationalité - Dans le sac de Marianne (1) dans zOne Le sAc de Marianne Marianne » J’appartenais à une nation considérée dans le monde entier comme un modèle de démocratie.

Les aléas de la vie ont fait que je vivais en France, au sein d’une famille dont la majorité des autres enfants étaient français. Mes cousins adoraient et admiraient tant la France que durant toute mon enfance j’ai eu l’impression non seulement d’être une émigrée dans le pays où je vivais, mais aussi une immigrée dans ma propre famille.

Et voilà qu’à pas encore vingt ans, je me lance à corps perdu dans un mariage avec un jeune Français. Je savais qu’il existait des accords de double-nationalité entre mon pays et la France. Je me rends donc, avant le mariage, au consulat de mon pays où je remplis les formulaires requis.

J’étais donc française, même s’il m’a fallu attendre cinq ans pour avoir le droit de vote, ce qui d’ailleurs m’a évité de faire pas mal de bêtises.

Hélas, ce mariage d’adolescents n’a duré qu’un temps et s’est terminé par un divorce ce qui n’a pas eu pour conséquence de me faire perdre la nationalité française. J’étais bel et bien française à vie, d’autant que dans la foulée, j’ai épousé un autre Français.

Dans la semaine même, de ce nouveau mariage, je me suis rendue au consulat de mon pays d’origine pour me faire inscrire sous mon nouvel état-civil.

Et là, surprise ! On m’explique doctement que j’ai perdu ma nationalité d’origine parce qu’il aurait fallu que je remplisse à nouveau le formulaire de demande de double-nationalité AVANT ce second mariage. Trop tard ! me dit-on. La seule manière de récupérer ma nationalité d’origine étant de faire une déclaration sur l’honneur pour renoncer à la nationalité française.

J’avais un mari français, des enfants français, et on me demandait de renoncer à être française ?

Non ! Il ne pouvait en être question. J’ai donc quitté le consulat, pour ne jamais y revenir, en ruminant mon humiliation.

Mais je m’aperçois que je ne vous ai pas encore dit quel était ce pays où on pouvait perdre sa nationalité, plus vite qu’un mouchoir de poche : c’est la Suisse. »

Marianne A.,

fond-ecran-drapeau-suisse dans zOne Le sAc de MarianneD’accord, pas d’accord: Dans le sac de Marianne ! C’est tous les mardis…

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