Le mirobolant et l’acteur-paysan
Posté par corto74 le 8 mars 2011
Le mirobolant c’est John Galliano.
John Galliano, l ’enfant terrible de Gibraltar, qui a mis la haute-couture parisienne cul par-dessus tête. Celui dont Bernard Arnault et toute la maison Dior ont cautionné les excès depuis plus de dix ans, jusques et y compris lorsqu’il a créé un défilé intitulé Clochard, inspiré, avait-il expliqué, par les SDF qu’il croisait le matin, sur les quais de la Seine lorsqu’il faisait son jogging.
Le beau monde avait tiqué. Oui mais voilà, en dix ans il a multiplié le chiffre d’affaires de la maison Dior par quatre ! Il croyait qu’on lui permettrait toutes les outrances. Pire, il s’imaginait peut-être qu’on attendait de lui tous ces débordements qui avaient contribué à la publicité mondiale de la marque ? Il n’a pas compris que les temps avaient changé, que son style déjanté avait fini par lasser le grand monde. Il a donc suffi, qu’une fois de plus sous l’emprise de la drogue et de l’alcool, il prononce cette phrase insensée autant que fatale : « J’aime Hitler ! » au moment où une caméra se trouvait là par le plus pur des hasards, pour que toute la bien-pensance de la haute société des affaires liée aux media, se rue sur lui et le sacrifie au Moloch de l’antisémitisme.
Antennes et lucarnes expliquent à qui veut les entendre, que Galliano n’a pas d’autre issue que de disparaître, car il ne pourra plus jamais trouver du travail, puisqu’il a même vendu son nom à la société qui l’employait. On évoque sur un ton des plus badins, la probabilité de son suicide, tout en assurant, qu’il n’en reste pas moins « un génie ».
L’acteur-paysan c’est Claude Hébert.
Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus je ne le connaissais pas. On vient de me raconter son histoire.
En 1975, René Allio, le réalisateur du film Les Camisards, décide de tourner un film en collaboration avec Michel Foucault qui avait tiré un ouvrage d’un récit autobiographique de 1835, intitulé : Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère.
René Allio décide de tourner son film sur les lieux-mêmes de crime, dans la campagne normande, et d’utiliser des acteurs non professionnels. Son premier assistant, Nicolas Philibert, qui plus tard réalisera Etre et avoir, est chargé de recruter les gens du coin appelés à être les acteurs du film. C’est ainsi que Claude Hébert, un jeune paysan de dix-huit ans est choisi pour incarner le rôle de Pierre Rivière.
Le film à portée philosophique qui traite du problème de la responsabilité en matière criminelle, passe pour un chef d’oeuvre dans les milieux concernés mais n’a pas été vu par le grand public.
Or en 2007, Nicolas Philibert, décide, dans un autre film : Retour en Normandie, de retrouver les acteurs de Moi, Pierre Rivière..., et de les filmer dans leur présent, trente ans plus tard.
Ils se retrouvent tous avec plaisir pour le nouveau film. Mais il en est un qui manque à l’appel : c’est Claude Hébert.
Après Moi, Pierre Rivière…, il avait quitté le bocage normand et était allé vivre à Paris pour faire une carrière d’acteur. On avait pu le voir au théâtre; il avait joué dans La Drôlesse de Doillon, puis on n’en avait plus entendu parler, et personne ne savait ce qu’il était devenu. Un beau jour cependant, débarque sur le tournage, un prêtre qui explique qu’il vit en Haïti avec les plus pauvres de la terre, ceux qui ont tout perdu, avec qui il partage la parole de Dieu : c’est Claude Hébert.
John Galliano et Claude Hébert, deux destins hors normes, mais l’un s’est perdu, alors que l’autre s’est trouvé.
Marianne A., Dans le sac de Marianne (32)
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Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !
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