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Marie-Claude Lorne est morte

Posté par corto74 le 12 avril 2011

Marie-Claude Lorne est morte dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

passerelle-02bis dans zOne Le sAc de MarianneL’Université est une chance. Saisissons-la. 

Je ne connaissais pas Marie-Claude Lorne, et sans doute vous non plus.

Elle est morte en 2008, mais je n’ai appris son décès qu’hier en lisant L’Express de la semaine dernière.

Elle avait trente-neuf ans. Elle était maître de conférences à l’université de Brest.

Elle faisait partie du département de philosophie, composé de cinq enseignants-chercheurs.

L’usage universitaire veut qu’au bout d’un an, un maître de conférences élu dans une université soit automatiquement titularisé.

Oui mais voilà, à Brest, Pascal David, le président chargé de prononcer les titularisations a « une  hantise », les profs qui regroupent leurs cours sur deux journées pour rejoindre leur domicile à Paris, où ils peuvent, le reste de la semaine, enchaîner colloques et publications. Autant dire que cela ne concerne que les plus brillants d’entre eux, dont faisait partie Marie-Claude Lorne.

Il convenait donc de lui adresser un « coup de semonce ». Et c’est ainsi que le 13 juin 2008, avec une commission réduite à deux membres – les huit autres étant absents – Pascal David obtient « à l’unanimité » le refus de la titularisation de Marie-Claude Lorne, au motif qu’elle ne réside pas sur place, alors que tout semble indiquer que cet argument serait « mal fondé en droit ».

Entre juin et septembre, Pascal David croise Marie-Claude à Brest mais « n’ose pas » lui parler.

Elle ignore donc tout de sa situation jusqu’à ce 22 septembre 2008, pratiquement à la veille de la rentrée, où elle reçoit une lettre administrative sans la moindre formule de politesse lui notifiant que sa titularisation est refusée.

Elle rédige alors une lettre d’adieu et dans un post-scriptum écrit :

Me jeter dans la Seine dûment lestée et entravée (passerelle Simone de Beauvoir si tout va bien). 

C’est le 3 octobre 2008 qu’on retrouvera son corps.

Or voici ce qu’écrivait Françoise Longy, citée par Bernard Dugué sur Agora Vox le 29 octobre 2008 :

Marie-Claude était une  combattante, sa vie avait été assez difficile, mais elle s’était acharnée pour atteindre son but, avoir les moyens de poursuivre la vie théorique qu’elle aimait et pour laquelle elle était faite. 

Bernard Dugué poursuivait :

Pourquoi cette philosophe a-t-elle dû trouver sa planche de salut dans un lieu qui devait lui être fatal ? Une planche pourrie en fait… 

Son suicide va sans doute plus loin que ne le pensent ceux qui souhaitent ne pas faire de vague et minimiser cette affaire. Car c’est du suicide de l’Université dont il est question… 

Il est très dommage que ni l’Université, ni madame Pécresse, son ministre de tutelle, n’aient cru devoir communiquer sur ce qu’elles ont sans doute considéré comme un incident regrettable.

Dans le cas contraire le citoyen-contribuable aurait pu apprendre que si toutes les histoires ne se terminent pas aussi tragiquement, il n’en reste pas moins que comme l’écrivait encore Bernard Dugué :

Ce système universitaire est devenu malade. Le mal est ancré depuis vingt ans. Au lieu de soutenir les chercheurs atypiques, ceux qui ont un avenir, il les enfonce, les nivelle, les lamine. Parfois en tolérant de la part de ses responsables une sorte de sadisme pas si éloigné du harcèlement moral. Selon mon informateur, jeune universitaire de 30 ans, les notables du savoir craignent l’arrivée d’une génération de jeunes chercheurs très brillants qui pourraient leur faire de l’ombre. Du coup, les cerveaux se tirent à l’étranger et les restants galèrent et se sclérosent lentement.

Madame Pécresse a attendu deux ans avant d’ordonner une enquête administrative sur le décès de Marie-Claude Lorne. Il aura fallu six mois de plus pour que le rapport arrive sur son bureau. C’est ce qui nous a valu cet article dans L’Express

A tous les proches et amis de Marie-Claude Lorne, j’adresse mes sentiments de profonde sympathie.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (36)

001.jpgD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

(photo: passerelle Simone de Beauvoir, Paris)

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Une bonne raison d’espérer

Posté par corto74 le 1 avril 2011

Une bonne raison d'espérer dans Zone meDias wikio4 Voter !

Il y a encore des raisons d’espérer.

carre-vip-deprogramme dans Zone meDias

 Les gens ne sont pas aussi cons qu’ils en ont l’air. Leur temps de cerveau disponible n’est pas prêt à accepter plus glauque que glauque, plus vulgaire que très vulgaire.

Après le Loft et Secret Story, TF1 et Endemol pensaient pouvoir faire encore plus fort dans l’escalade vers les sommets du trash et de la nullité. Cela ne marche pas à tous les coups.

Carré Viiip, le dernier must du trash télévisé est déprogrammé, viré, annulé, dégommé. Le marathon de la beaufitude et de la niaiserie, prévu pour s’étaler sur 10 semaines, aura duré 15 jours.

C’est bien et ce n’est pas un poisson d’avril. Même TF1 l’admet.

Il y a encore des raisons d’espérer.

Folie passagère 607.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

(désolé pour la photo, mais je n’ai pas pu trouver mieux ! )

 

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Nicolas Hulot, business avant tout

Posté par corto74 le 27 février 2011

Nicolas Hulot, business avant tout wikio4 Voter !

5398798-l-39-homme-sous-la-douchePour texte du dimanche, une fois n’est pas coutune, une chronique acide sur notre héros national en matière d’écologie, Nicolas Hulot… 

« Pour avoir vécu de très près celle de Jospin, où j’étais chargé d’une partie de l’intox, et celle de Royal, ou j’étais chargé de la contre-intox, je me doutais bien un peu que cette présidentielle 2012 s’annonçait encore plus baroque que les précédentes… mais quand j’ai appris que le patron de la marque de gel douche qui trône dans ma salle de bain envisageait sérieusement de se présenter, j’en suis quand même resté légèrement sonné.

Nicolas Hulot ! Si ! Rappelez-vous : ce type qui faisait du parapente au-dessus des hippopotames devant les caméras de TF1 à la fin des années 80 en nous commentant tout ça d’un râle d’asthmatique en fin de vie. Eh bien je vous rassure, il va très bien : il s’est reconverti avec un succès certain dans l’industrie cosmétique.

C’est qu’au début des années 90, au plus fort de sa gloire télévisuelle, se présente une opportunité rare : L’Oréal est absent du secteur gel douche et souhaite y investir. Le pur coup de chance car, comme le confesse Patrick Le Lay, l’homme qui gère nos temps de cerveau disponibles, «on n’a jamais retrouvé une marque de la puissance d’Ushuaïa». Un partenariat est donc signé entre L’Oréal, TF1 et une société Eole «Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (7022Z)», qui gère les intérêts de Nicolas Hulot, et qu’il possède à concurrence de 498 parts sur 500 ; cette société tire plus des deux tiers de ses revenus de la vente des produits dérivés Ushuaïa. Depuis 2006, les comptes d’Eole ne sont plus publiés, comme l’y oblige pourtant l’article R-247-3 du code de commerce. Il est vrai qu’acquitter l’amende prévue (minime : 3 000 euros et 9 000 euros en récidive) plutôt que d’exposer au grand jour les profits moralement discutables que rapportent des partenariats avec L’Oréal et TF1 est sans doute un calcul de gestionnaire d’image de marque avisé. 9 000 euros par an, ce n’est pas cher payé par rapport au risque que la ménagère de plus de 50 ans s’aperçoive soudainement que Nicolas Hulot n’est pas seulement le gentil chevalier blanc qui se bat pour sauver la planète et les gentils dauphins, mais aussi un homme d’affaires comme des millions d’autres en ce bas monde.

D’autant qu’un document semble révéler que Nicolas Hulot a des motivations moins altruistes qu’on aurait pu le croire. Il s’agit du très récent (2 février) «rapport d’information de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale» (2) sur les modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement. Extrait :

«Nous avons mis le doigt sur des situations assez étonnantes. Ainsi, nous avons rencontré une fondation de protection de l’environnement – celle de Nicolas Hulot – dont EDF et L’Oréal sont des administrateurs et des financeurs importants. Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ? […]Il me semble que nous, élus de la nation, avons une responsabilité morale et politique majeure.[…] Quand Veolia et EDF financent Nicolas Hulot, que sait-on de leurs actions et que pensent les Français d’un tel mécénat d’entreprise ?»

La candidature Hulot signe la mort de l’écologie politique. Elle annonce l’avènement d’une écologie soft, apostolique, qui fait le lit de l’oxymore «croissance verte» concocté par les think-tanks américains et que le Medef essaie de nous revendre. Une écologie débarrassée de cet horrible clivage gauche-droite qui fait tant de peine au petit cœur de boy-scout de Hulot.

Maintenant, pour ce qui regarde la candidature Hulot en elle-même, je ne suis pas certain qu’il faille absolument, même pour amuser Dany, organiser cette imposture politique pathétique, celle de l’homme-marque. Il est vrai qu’au bout de quatre ans de sarkozysme en bande organisée, on en vient à douter absolument de tout. Mais, même au sein du règne de l’absurde le plus obscène, il reste quelques évidences irréfragables : il y a des gens qui sont taillés pour le parapente et d’autres non. On n’imagine pas Mélenchon en parapente. Encore moins Nicolas Hulot en politique.»

 » Nicolas Hulot, candidat de l’écologie, courant gel douche « . Philippe de Tilbourg.

Le texte du dimanche ( 54)

D’accord, pas d’accord: http://twitter.com/corto74

 

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Le camp d’en face

Posté par corto74 le 7 février 2011

Le camp d'en face dans zOne Blog it ! wikio4 Voter !

cerveau-droit-et-gauche dans Zone PolititruCOui, c’est clair, il est difficile d’être un blogueur de droite. Mais, vous savez quoi ? J’en ai rien à battre. J’en ai lu des vertes et des pas mûres aujourd’hui sur mon compte. Et tout cela parce que j’ai eu  » l’heur  » de souligner l’utilisation inadéquate par un blogueur de gauche de propos injustement prêtés à m’sieur Baroin. Et bien, mes amis, vous en serez pour vos frais, je ne cèderai pas devant la pression ( soulignons la dimension dramatique du mot) de mes copains de blogs, fussent-ils de gauche. A chacun ses égarements (smiley)…

Il paraîtrait même que mes billets seraient caricaturaux, caricaturaux de quoi ? Mystère; pire, je serai le défenseur des causes perdues ( Woerth, Mam et cie).  Soit !  Et bien rassurez-vous, cela va continuer.

Est-ce une tare que d’être de droite ? Est-ce si débile de dire ce que l’on pense ? Est-ce si monstrueux que de dire stop à la critique facile et aux emportements médiatiques exagérés ? Faut-il fermer sa gueule lorsqu’on décèle une coquille plus grosse qu’une truie bien grasse ? Faut-il ne rien dire lorqu’un journaliste, un homme politique, un blogueur ou le curé de ma mère disent des conneries ?  Non triple buse, il n’en est pas question.

( Le tout c’est de le faire avec objectivité. Tenez par exemple, quand je dis que Bravitude est une gourdasse, je suis objectif; idem quand j’écris qu’il n’y a pas mort d’homme à prendre le jet d’un copain. )

Mais revenons à nos moutons. Le tout c’est de le faire avec objectivité. C’est là que cela coince justement. Peut-on être objectif lorsque l’on cause politique ? Sans doute pas puisqu’il s’agit présentement de convictions, d’affects et autres bidouilles psycho-machin-chose. On ira toujours chercher, que l’on soit un honorable gauchiste ou un affreux droitiste, le petit truc qui fait pencher la balance du bon côté, c’est le jeu ma pauvre Lucette, c’est ainsi que cela fonctionne. Arguments vs contre-arguments… Le petit truc en plus qui manque bien souvent par contre, c’est de respecter la parole de l’autre, celui du camp d’en face. Prendre la mesure de ce qu’il pense et en tenir compte ( cons mis à part). Pas facile, j’essaie.

Et puisque nos politiques nous donnent si souvent le mauvais exemple question respect de l’autre, essayons, entre blogueurs et commentateurs, de ne pas suivre le même chemin.

Folie passagère 557.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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TF1 superstar en 2010

Posté par corto74 le 7 janvier 2011

TF1 superstar en 2010 dans Zone meDias wikio4 Voter !

1791094979 dans Zone meDiasAvez-vous vu le petit spot d’auto-congratulation, plutôt bien fait, que diffuse TF1 en ce moment ? TF1 vous remercie pour votre fidélité !

TF1, la chaîne que tout le monde critique, a encore trusté en 2010 la 1ère place sur le podium des meilleures audiences, toutes chaînes confondues. 97 sur les 100 meilleures audiences de l’année ! Et lorsque l’on sait que pour entrer dans le Top 100, une émission, un film, une série ou un évènement doit dépasser les 7,9 millions de téléspectateurs, chapeau bas serait-on tenté de dire. La recette est toujours la même depuis des années: Football, séries tv généralement américaines (Les Experts ou Mentaliste), Julie Lescaut, les Toqués, téléréalités et voyeurisme, grands évènements, Les Enfoirés,JT « populaires »…

Bref, la liste est longue des succès de diffusion de la 1ère chaîne française. Je n’ai jamais bien compris ce rejet manifesté généralement par les intellos à l’encontre de cette chaîne. C’est même bien souvent mal vu de dire que l’on regarde la chaîne à neuneu. Paraîtrait même, horreur, que c’est une chaîne délinquante! A la botte du pouvoir en place, à moins que cela ne soit l’inverse. N’en déplaise aux pourfendeurs habituels, TF1 plait. TF1 propose et les téléspectateurs, en masse, suivent. Alors certes, chez Bouygues, on n’est pas au royaume de la culture, de la littérature  et des intellectuels, on est juste dans le cadre d’une entreprise privée qui fait son job: vendre du temps de cerveau disponible, attirer un public nombreux qui en redemande. Pourquoi la blamer ? Okay, peu d’émissions agitatrices de neurones, peu d’émissions politiques ou littéraires; oui et alors ?

Télé poubelle pour les uns, télé plaisir, pour les autres. Dans les campagnes, dans les banlieues, mais pas seulement loin de là, Arte, on s’en tamponne, Des racines et des ailes, ça lasse, Thalassa, à la longue, fout le mal de mer, Envoyé spécial ne délasse plus, on veut de la distraction, de l’amusement, du suspens, du thriller, du film grand public, pas des vieux machins en noir et blanc; on veut du spectacle, du sensationnel, du strass et des paillettes, des stars , à la sauce Hollywood, à la sauce TF1.

Et cela fonctionne. Le public en redemande. Et la seule vraie star chez Bouygues et dans le PAF, c’est TF1; c’est peut-être bien cela qui dérange.

Folie passagère 529.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Le destin de Paul

Posté par corto74 le 16 novembre 2010

Le destin de Paul dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Picasso-Mere-et-son-fils dans ZonE HistOires vRaiesPaul avait quatorze ans l’été où son père décida de les quitter. Eux, c’étaient, outre Paul, son frère, ses trois soeurs et leur mère. Il alla s’installer au premier étage de leur vieille maison, celui qui donnait de plain-pied sur la place du village. Eux continuèrent à habiter le rez-de-chaussée qui donnait sur la rue. Il vécut encore vingt-cinq ans, là, au-dessus de leurs têtes, mais aucun ne le revit jamais que mort.

Paul n’était que le second fils, mais le jour où son père monta à l’étage, sa mère lui dit : « Maintenant ce sera à toi de t’occuper de nous. » Paul baissa la tête. Il avait accepté. Il avait laissé sa mère lui voler son destin. Dès cet instant il sentit sur ses épaules tout le poids du fardeau qu’elle y avait mis. Pourtant il savait qu’il ne se déroberait pas : il avait un nouveau destin, un destin choisi par sa mère. En Octobre, il retourna au lycée de la petite ville où il était en pension. Sa vie continua tranquille et morne. C’était un bon élève doux et rêveur.

Aux vacances il revenait au village. Sa mère était contente de lui. Elle lui disait : « Je suis heureuse de voir que je peux compter sur toi. » Il était fasciné par les jeux étranges de ses petites soeurs. Son frère courait déjà les filles. Les années passèrent. Quand il quitta le lycée, une vieille tante s’offrit à l’héberger pour qu’il puisse suivre les cours de l’Ecole supérieure de commerce. Sa mère aurait préféré qu’il cherche tout de suite du travail : elle avait du mal à élever les petites, mais n’insista pas. Elle lui dit seulement : « Pour l’argent, il faudra que tu te débrouilles tout seul. » Il ne se passionna pas à proprement parler, pour ses études, mais y réussit très bien. De plus il occupait plusieurs petits emplois. Le travail ne lui faisait pas peur, si bien qu’il menait une vie qui ne le distinguait en rien de ses camarades. Il n’avait plus le temps d’aller au village aussi souvent. Quand  cela lui arrivait, ce qui le frappait le plus, c’était le changement de ses soeurs. C’était à peine croyable, ce en quoi ces gamines étaient en train de se transformer, là, pratiquement sous ses yeux ! Son frère avait quitté la maison. Sa mère profitait toujours de sa présence pour demander à Paul de l’emmener au bal. Il était fier de la faire danser. Elle était si mince, si blonde, sa peau était si claire et ses yeux si bleus qu’elle ne ressemblait à aucune des femmes de la région. Quand il la regardait ou l’écoutait parler, il se disait, avec indulgence, mais non sans une pointe de condescendance : « C’est bien une femme ! » Les autres femmes, pourtant, il n’avait jamais songé à les regarder. 

Il partit pour l’armée son diplôme en poche. Il était devenu un grand jeune homme à la silhouette élégante.  Son visage était grave et empreint de douceur et ses yeux gardaient en toute circonstance, un fond de tristesse. Il s’accommoda très bien de la vie de caserne. Il devint vite élève officier, puis sous-lieutenant. En écoutant les conversations de ses camarades, il se dit que, peut-être, il était différent des autres. Cela ne le tourmenta pas outre mesure, mais la première fois qu’il éprouva du désir, ce fut pour un homme, alors, quelque chose  en lui bascula dans la panique. Après le service militaire, il revint à la maison. Ses soeurs étaient maintenant de vraies jeunes filles qui se chamaillaient violemment. Sa mère ne changeait pas. Se pouvait-il qu’une femme si belle demeurât toute seule ? Elle se fit conduire au bal et dansa à perdre haleine. 

Cet été-là, il vit beaucoup un de ses cousins. Il en tomba éperdument amoureux. Un jour, celui-ci  lui offrit un triple anneau d’or. Peu de temps après, il l’invita à son mariage. Paul ne s’y rendit pas et évita longtemps de revoir son cousin.  Paul avait maintenant une bonne situation. Il était responsable financier d’une firme  importante. Il était très apprécié pour son travail où il faisait merveille et ses collègues femmes l’adoraient. Il cachait son visage derrière une moustache très belle et très soignée dont il redressait les bouts effilés vers le haut. Elle lui donnait un air conquérant et toute la douceur de sa physionomie s’en trouvait comme abolie. Le jour, il était un employé modèle. La nuit, il fréquentait, ce qu’il faut bien appeler des bouges. Le dimanche il allait au village. Sa mère l’attendait. Il apportait de l’argent. Ses soeurs parlèrent fiançailles, mariage. Il paya les toilettes, il paya les trousseaux. Quand toutes furent mariées et que sa mère se retrouva seule à la maison, il arriva un dimanche, avec une belle émeraude montée en bague. Elle pleura en la voyant. Elle n’avait jamais eu de bague. Elle lui dit : « Je dirais à tes soeurs qu’elle sera pour toi quand je serai morte. » Il la regardait ému. Il n’avait jamais pensé qu’elle pût mourir. Mais c’était vrai qu’elle vieillissait. Physiquement c’était imperceptible, mais par exemple, il y avait longtemps qu’elle n’avait plus demandé à aller au bal. Ce jour-là elle leva les yeux et, désignant le plafond, lui dit : « Il a passé un mauvais hiver : je l’ai entendu tousser chaque jour ! » Paul abasourdi, comprit qu’elle lui parlait de son père. Ainsi, cet  homme  qui les avait abandonnés depuis tant et tant d’années, elle, elle ne l’avait jamais quitté !

Paul avait près de trente ans quand il connut Manolo, un jeune mécano espagnol qui en avait presque dix de moins. Il décida de vivre avec lui et ce furent des années heureuses. Quatre ans plus tard Manolo quitta le garage. Paul lui avait acheté une belle boutique, en plein centre-ville. Paul garda son emploi et s’occupait de la gestion de la boutique. Manolo, lui, en assurait l’animation. Leur association fut un véritable succès. La boutique prospéra. Tout le monde aimait Manolo, le charmeur, tandis qu’on craignait Paul. Dans le milieu des affaires dont il connaissait toutes les arcanes, il passait pour « un à qui on ne la fait pas. » Physiquement il avait changé. Sa silhouette était devenue plus massive, encore qu’il soit resté très svelte. Il portait toujours un grand trench-coat de cuir noir, resserré à la taille par une ceinture. Il cachait sa calvitie sous un feutre, noir également, dont il prenait la peine de toujours rabattre le large bord sur son visage. Il appelait cette tenue son « uniforme ». Ce n’était qu’habillé ainsi qu’il se sentait à l’aise.  Sa mère supporta mal son amitié pour Manolo. Elle se fit de plus en plus exigente. Si un dimanche il n’allait pas la voir, c’étaient des reproches sans fin. Elle l’accablait de tous les problèmes réels ou imaginaires de ses filles, de ses gendres et de ses petits-enfants. Il n’était pas rare qu’il ne se couche pas de la nuit pour pouvoir la mettre, lui-même au train, ainsi qu’elle le voulait, quand il lui prenait la fantaisie de se faire offrir un voyage ou une cure. Jamais il ne se plaignait et il n’avait même pas l’idée qu’il pût lui refuser quoi que ce soit.  L’usure du temps finit par avoir raison de sa liaison avec Manolo. Ils reprirent chacun sa liberté et se quittèrent bons amis. Néanmoins ils restèrent associés et continuèrent à prospérer, possédant deux, puis trois boutiques. 

Un jour que Paul se trouvait à l’autre bout de la France pour ses affaires, on le prévint que sa famille avait téléphoné. Sa mère était morte subitement. Il prit sa voiture comme un fou et se jeta sur l’autoroute inconscient de tout ce qui n’était pas l’atroce souffrance qui lui broyait le cerveau et lui tordait le ventre. Incapable de la maîtriser, il la subissait comme l’aurait subie un animal mortellement blessé. Combien de temps cela dura-t-il ? Par quel miracle une pensée se constitua-t-elle, émergeant de tout ce malheur, et réussit-t-elle à éclater dans son cerveau endolori comme une bulle d’oxygène ? Peu à peu, la souffrance relâcha son étreinte pour faire place à … – comment dire ? Oui  c’était bien ça – à une sorte d’apaisement. Lui, qui ne se rappelait pas avoir jamais pleuré, pleurait maintenant, sans essayer, ni d’arrêter, ni même d’essuyer ses larmes. Il pleura ainsi très longtemps. Quand il arriva au village, il était épuisé mais presque serein. Il ne ressentait plus qu’un profond chagrin pour cette mère tant aimée qui n’était plus. A partir de ce moment-là, tout se passa pour lui, comme dans un rêve absurde. A peine eut-il ouvert la porte de la cuisine qui donnait sur la rue, que sa mère toute vêtue de noir, se précipita vers lui : « Mon pauvre petit, murmurait-elle, n’avais-je pas senti que ton père était malade ? » « Mon père est donc mort aussi ! » pensait-il en embrassant sa mère. Il assista à l’enterrement comme s’il s’était trouvé là par hasard, comme s’il ne s’agissait pas de son père, comme s’il n’était pas le fils. Qui était-il aujourd’hui ?  Après la cérémonie, tous discutèrent âprement de ce qu’il convenait de faire. Paul n’écouta ni n’entendit rien de ce qui se dit. Cela ne l’intéressait pas. Il était ailleurs. Il se disait : « Le moment est venu pour moi de quitter tous ces gens. » Sa famille ? Il les voyait maintenant comme des étrangers. Alors sa mère lui dit : « Paul, la semaine prochaine, il faudra venir me chercher pour m’accompagner chez le notaire ! » Sortant de sa rêverie et la regardant bien droit dans les yeux, il répondit calmement : « Non maman, cela me sera tout à fait impossible. »

Il allait avoir quarante ans.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (16)

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Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

( illustration: « Mère et son fils » de Picasso )

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18 mois pour être président

Posté par corto74 le 2 octobre 2010

18 mois pour être président dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

v-7-1045359-1213784370 dans Zone PolititruCA n’en pas douter, 2012 approche à grand pas. A gauche, les appétits s’aiguisent, les amitiés se font et se défont au rythme des sondages et des poussées d’ego. La Madone du Chabichou a la foi en sa propre personne, n’a t-elle pas déclaré à Libé qu’au nom de la gauche, elle-moi-je-personnellement prenait des engagements ? Martine n’y croit pas vraiment, DSK est sur sa réserve, Hollande s’imagine que pour lui, tout est enfin possible. A droite, on pute et on suppute, on se rêve président, les dents rayent le parquet; là aussi les couteaux sont affutés. Villepin se sent pousser des ailes, il est déjà président de République Solidaire, il ne reste plus qu’à rajouter un petit la et virer le solidaire. Fillon, c’est Fillon, discret mais plutôt la côte à droite. Morin essaie de dissimuler le petit pois qu’il a la place du cerveau, un espoir, pouvoir mettre sur son CV: candidat à la présidentielle. Copé, on le sait, c’est pour 2017. Borloo, non, personne ni lui-même n’y croit vraiment. Bayrou, je pouffe ! Reste Sarko… La Marine Nationale, faut s’en méfier, je n’y crois pas mais, n’en parlons pas, elle, ce n’est pas la droite, c’est l’extrème.

Bref, à tous, il ne reste que 18 mois pour se tailler un beau costard à la carrure nationale et internationale. 18 mois pour nous faire avaler tout plein de sornettes, 18 mois pour créer autour d’eux envie, passion, soutiens. 18 mois pour se constituer une grosse cagnotte. 18 mois pour bâtir à la truelle un beau programme crédible qu’une future méga-crise balaiera d’un soufle. 18 mois pour se rendre indispensable, incontournable et physiquement acceptable. 18 mois pour constituer une équipe solide et loyale. 18 mois pour prendre la mesure de la fonction convoitée. 18 mois pour se muscler les épaules, la charge sera lourde. 18 mois pour se débarrasser des parasites, se laver les mains, nettoyer et ranger les casseroles, faire le ménage. Oui, à peine 18 mois pour devenir président, un job à plein temps pour gagner l’investiture suprême. 18 mois pour se rendre compte que la fonction est belle mais qu’elle ne fait pas le poids face aux puissances de la finance internationale. 18 mois…. en gros pour devenir président.

A nous, porteurs désabusés de bulletins, à nous, militants frétillants, à nous, citoyens motivés, à nous futurs abstentionistes, libre à nous de croire aux promesses des uns ou des autres, à nous d’aller verser dans l’urne le nom de celui ou celle qui nous mènera au bout du bout… Comme d’habitude, cochon qui s’en dédie, nous élirons un individu plus qu’un programme ou un projet de société. Et si avant d’aller voter pour un gugusse ambitieux ou une greluche pimpante, on se posait d’abord la question de savoir non pas sur quelle tronche nous fixerons notre choix mais de savoir ce que nous voulons vraiment comme président, ce que nous voulons vraiment pour la France d’après.

En attendant, à l’aveuglette, prenez de l’avance, votez dès maintenant, c’est ici !

Folie passagère 454.

election3D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

 

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La loi, c’est la loi ! – Folie passagère 329

Posté par corto74 le 12 avril 2010

La loi, c'est la loi ! - Folie passagère 329 dans Zone c'eSt chez noUs! wikio4 Voter !

blind_justice~s600x600 dans Zone c'eSt chez noUs!Monsieur Père (84 ans) et Madame Mère (78ans) décidèrent il y a 30 ans d’adopter un petit garçon microcéphale. En gros, un petit garçon qui n’a pas plus qu’un petit pois à la place du cerveau, ils en firent, accessoirement et pour mon plus grand bonheur, mon petit frère. Le petit n’ayant pas de jugeotte et un developpement corporel bloqué à l’étage des 6 ans, Mère fut désignée comme sa tutrice légale. 30 ans passés, le petit bonhomme, toujours aussi chou et aimant, se porte comme un charme. Il ne saura jamais ni lire ni écrire ni compter, il n’aura jamais la notion du temps et de l’espace; qu’importe, c’est ainsi et cela ne dérange pas grand monde, pas lui en tout cas. La juge des tutelles décida néanmoins de s’assurer que tout allait pour le mieux, sait-on jamais… La Justice ne se déplaçant pas, elle convoque. Père, Mère et le petit s’en allèrent donc au tribunal, à 25 km, au 3ème étage sans ascenseur. Malgré les escaliers, le grand âge et la fatigue, hors d’haleine, à l’heure dite, ils y étaient.

Madame la Juge, aussi raide que sa patronne admit en son bureau le trio. Constatant que tout semblait aller pour le mieux, elle accorda dans sa grande sagesse de prolonger la tutelle de Madame Mère pour 30 ans, oui, 30 ans ! Mais au cas où, on ne sait jamais, avec sérénité, elle l’accorda aussi à Monsieur Père, la tutelle conjointe, pour une durée équivalente de 30 ans. Monsieur Père, croyant faire le malin, essaya de montrer à La Justice que sa durée estimée de vie, ainsi que celle de sa tendre et chère, n’étaient pas extensibles à l’infini. La Justice, aussi sèche que sa représentante, déclara :  » La loi, c’est la Loi, nous en décidons ainsi ! «  déclenchant l’hilarité des 2 vieux.

Non contente de son effet, La Justice opta pour une dose de ridicule supplémentaire. Elle s’adressa au petit et lui demanda, rusée et maligne: « Qui est le Président de la République ? ». Etonné, le petit répondit du tac-au-tac: « Ben, Nicolas Sarkozy que même que sa femme c’est Carla. » La Justice, rassurée, admit fort sérieusement: « Puisqu’il en est ainsi, et que médicalement il ne saurait y avoir de contre-indication, Petit, nous t’accordons le droit de vote. » La loi, c’est la loi ! Monsieur Père et Madame Mère, sans demander leurs restes, sortirent, pouffant à qui mieux-mieux. Le petit, voyant ses parents hilares, se mit aussi à rire aux éclats même s’il ne savait pas trop pourquoi.

Tranches de vie. C’était Vendredi dernier au Tribunal de Grande Instance.

rireD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Paf en émoi. Oyez, Oyez ! – Folie passagère 320

Posté par corto74 le 31 mars 2010

Paf en émoi. Oyez, Oyez ! - Folie passagère 320 dans Zone meDias wikio4 Voter !

06dd8188-0449-a4ef-898f5dc0c5b51ab7 dans Zone meDiasLa nouvelle est d’importance. Le PAF et son servile microcosme sont en émoi. Pour certains, c’est champagne, pour d’autres larmes et émotion. Geneviève, Suzanne, Marie, Thérèse Mulmann dite Geneviève de Fontenay claque la porte du Comité Miss France dont elle fût, il y a au moins 25 ans, la génitrice. Il y a quelques années, la dame au chapeau avait vendu son bébé à Endemol, ce qui, en soi, revient un peu à vendre son âme au diable. Elle occupait depuis un strapontin dans l’organigramme et tenait l’écharpe convoitée lors de la remise des prix. Endemol, vous savez c’est la société nickel-chrome qui se propose moyennant finances de meubler votre temps de cerveau disponible avec des émissions comme Le Loft, La Ferme, Secret Story et la défunte (snif !) Star’ac. Bref, c’est une grosse machine qui ne s’embarrasse pas de saines valeurs et vertus mais plutôt de nos vices. Et c’est justement là que cela coince pour Geneviève. Considérant qu’Endémol ne respectait plus les valeurs qui sont les siennes (pas de cul, pas de sexe, pas de foufounes en liberté) du style honneur, famille, mariage, bébés après, saintenitoucheries en tous genres, éducation et citoyenneté, Geneviève rompt le pacte, se casse, va aux Prud’hommes et déverse sa bile sur la dérive endémolesque de la Tv française. Mais c’était couru d’avance, Geneviève, le mariage de la carpe et du lapin, c’est dans les films pas dans la vraie vie.

On se gausse et on la raille, la Geneviève, mais depuis le temps, elle nous aura tout de même bien fait marrer avec son franc-parler, son côté franchouillard, ses chapeaux , son sale caractère et sa fidélité à ses idéaux. Elle fait finalement partie du paysage. Il paraît qu’on la reverra puisqu’elle s’apprêterait à lancer avec le fiston un nouveau zinzin parallèle, tout plein de fleurs et pavé de bonnes vertus chères à son coeur. La question étant, si elle y parvient, de savoir ce que fera Jean Pierre Foucault. Choisira-t-il de présenter Miss Francemol ou restera-t-il fidèle à la femme au chapeau?

Peut-être bien que de tout cela, un peu comme moi, vous vous en foutez royalement, mais alors, pourquoi un tel ramdam sur les ondes aujourd’hui pour un évènement qui, somme toute, n’en n’est pas un ? Par ailleurs, chères lectrices avides de parité, pourquoi n’y-a-t-il pas une vraie bonne soirée, aussi nulle que celle des Miss, avec que des beaux Misters aux pectoraux appétissants ? Ca, par contre, c’est une vraie bonne question…

valeriebegue-entrevuejanv2008-002-by_gakatanD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Je suis la preuve vivante – Folie passagère 316

Posté par corto74 le 26 mars 2010

Je suis la preuve vivante - Folie passagère 316 dans Zone meDias wikio4 Voter !

tonneau-biere-radiocommande dans Zone meDiasIl paraîtrait que pour regarder une émission de TV-réalité, il faut être con. A moins d’être sociologue en pleine étude sur le comportement psycho-socio-pathologique des outres de canapés. A moins d’être Haute Autorité Critique, spécialiste patenté (ou auto-proclamé patenté) du principal média de notre temps, préparant sa chronique assassine du lendemain. A moins d’être un nain de jardin qui en aurait marre de contempler la lune. A moins d’être une bande de potes qu’auraient décidé de teuffer en matant les bourdes de ces abrutis de candidats. A moins d’être un gusse plombé par la fatigue de sa journée cherchant juste un truc pas trop compliqué pour se rafraîchir les neurones. A moins d’être une mère de famille, un peu lasse, qui, dans un moment de folie, aurait envoyé paître la sacrada familia pour s’offrir un moment de tranquillité et de rêve pas trop cher. A moins d’être la famille type rassemblée devant la boîte à images pour partager un grand moment de convivialité. A moins d’être le bon gros macho craignos qui balance les chiards dans leurs chambres et bobonne au repassage pour s’offrir, solitaire, un moment d’ivresse télévisée. A moins d’être un groupuscule de gays déjantés s’offrant à bon compte des corps dénudés ou à dénuder, histoire de passer une fooolle soirée. A moins d’être jeune couple, just married, heureux, ensemble, sur le divan tout neuf, zyeutant en attendant l’heure… A moins de faire partie de ceux qui conchient ( clin d’oeil à qui vous savez) urbi et orbi la tv-réalité mais qui pour rien au monde, dans le secret de la maisonnée, ne louperaient une seule nanoseconde du show prémaché. A moins que, malgré les soucis, problèmes et autres contrariétés, il ne vous reste, simplement qu’un peu de temps de cerveau dispo, juste assez pour ce type de fariboles télévisées. A moins que après 5, 10 ou 15 de vie commune, vous n’ayez trouvé que ce moyen de pimenter vos soirées. A moins d’être grand spécialiste de la question, vous avez fait le tri entre merdier-réalité et good-tv, vous matez donc en toute connaissance de cause. A moins d’être, à plusieurs, opératrices d’une soirée pyjama-tv entre copiiiiines qui aimeraient bien être lubriques, un jour, alors en attendant… A moins d’être un couple sympathique du 6ème âge qui regardent la Une par habitude ne s’étant pas aperçu que le câble offrait, pas gratis, tout plein d’autres bonnes choses. A moins d’être la gourdasse parfaite qui préfère ça, incapable de se projeter sur Arte, Histoire ou National Geo. A moins d’être, ce soir, seul au monde. A moins d’être…

A moins d’être comme moi, la preuve vivante,  la réalité incarnée de l’axiome suivant: On peut être à la fois pas trop con, ni trop intelligent mais quand même regarder Koh Lanta simplement parce que l’on aime bien.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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