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Dommage, je n’étais pas à l’Elysée…

Posté par corto74 le 17 décembre 2010

Dommage, je n'étais pas à l'Elysée... dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

8940911056064 dans zOne Blog it !Depuis le début de la semaine, la blogosphère frétillait: Des blogueurs étaient invités ce jeudi à une petite sauterie à L’Elysée par Nicolas, lui, pas lui. Il y avait de l’émoi: en serais-je ou pas ? Blagounette, fake ou réalité ? Réalité, en fait. Sarko, toujours sur la brèche et fort des déconvenues liées à ces lois débiles Hadopi et Loppsi, souhaitait rencontrer quelques blogueurs afin de s’affranchir des méandres de la toile. Il lui fut donc conseillé d’organiser en lousdé une p’tite bouffe informelle, comme ça, avec des gens qui savent et fiers de le faire savoir. Des gens qui savent, peut-être, mais pas des blogueurs comme toi, moi ou lui. Pas des petites mains de la toile, pas les petits artisans du billet caustique, rigolo, assassin ou intimiste ou politicon. La liste des heureux élus causa quelques déceptions, satisfactions ou frustrations. Je sentais à la lecture de certains billets relayant l’affaire que beaucoup auraient aimé en être sans le reconnaître; d’autres, par contre, juraient leur Grand Dieu que pour rien au monde z’iraient se goinfrer chez le Naboléon.

En fait, vu la liste, il est clair que notre ami du Château n’était pas intéressé par les blogueurs mais plutôt par l’économie numérique et internet. Sinon, comment expliquer la présence de ces industrieux du net, ces éclairés du zinzin qui ont pigé comment se faire des coucougnettes en or avec le seul véritable ilôt de liberté qu’il nous reste (pour combien de temps ?). Et c’est peut-être cela qui a heurté certains de mes collègues blogueurs; non le Nicolas n’a pas souhaité invité des blogueurs, juste, pour essayer de comprendre, des entrepreneurs du net. Ni plus, ni moins. A-t-il été bien conseillé pour le choix des convives ? Je ne sais pas, ce qui est sûr c’est que, à part Maître Eolas dont on ne sait s’il en a ou pas, que des mecs à la partie, pas une greluche. Est-ce à dire que pas une femme n’aurait réussi sur la toile ? J’en doute.

Ceci dit, et moi ? Pourquoi n’y étais-je point convié ? Et bien pour une seule raison: Sur la toile, je ne suis, comme la quasi-totalité d’entre nous, qu’une nano-particule, qu’un miniscule électron libre qui s’amuse en publiant. C’est bien ainsi. Y aurais-je été si invité ? Plutôt 2 fois qu’une ! Ben oui, et avec plaisir et non sans une certaine fierté. Qui n’a pas rêvé, un jour, de franchir les grilles du Palais ?  Je ne parle pas des heures de queue à faire comme un glandu lors des Journées du Patrimoine. Non, la vrai visite, par la grande porte avec les beaux couverts, le bon repas, le bon vin et la franche poignée de main sur le perron. Oui, rencontrer le président, et peu importe, quand bien même il aurait été de gauche, j’aurai dit oui; juste le truc que le commun des blogueurs mortels ne vit qu’en rêve. L’occasion eut été trop belle de juger sur pièce le bonhomme plutôt que par le miroir déformé des media ou de nos sensibilités politiques.

Non, je n’étais pas à l’Elysée et c’est bien dommage.

Folie passagère 515.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Sarko ne cèdera pas !

Posté par corto74 le 21 octobre 2010

Sarko ne cèdera pas ! dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

 dans Zone PolititruCTout sérieux et jovial qu’il est, mon blogueur de gauche préféré m’a fait sourire. Faisant état de la pagaïe ambiante, je lui commentai son billet ainsi: « On s’assoit une bonne fois pour toutes et on discute. » Clavier chauffé à blanc, il me répond: « Corto, on est totalement d’accord : il faut cesser la grève, les blocages et la réforme et s’asseoir autour d’une table pour traiter calmement du problème qui, au fond, n’est pas urgent… Surtout, il ne devrait pas être un enjeu politique immédiat à ce point (même s’il est évident) : il faut arriver à le détacher des élections 2012 (pour le bien de Nicolas Sarkozy : je crois qu’il fait une erreur d’analyse en persistant ; il est probablement persuadé que paraître ferme et sortir les CRS pour débloquer des centrales va lui rendre service) « . Et bien, oui et non, mais sans tomber dans le piège que me tend mon perfide camarade.

Cesser la grève et les blocages, ça va sous le sens, un préalable pour retrouver un peu de sérénité dans ce débat. Cesser la réforme: ben voyons, autant tendre le bâton pour se faire battre. Oui, je considère que Sarko a fait une erreur de timing, il aurait dû enclencher les travaux dès ou peu après son élection. Mieux, il aurait dû inscrire cette réforme dans son programme électoral, mais, les Français étant des veaux, même devant l’évidence, il n’aurait pas été élu. Il ne peut plus maintenant reculer. Ce pour 2 raisons évidentes. La première, c’est que s’il renonçait maintenant, ce serait céder devant une pression populaire qui s’exprime dans les rues mais aussi par des actes terroristes: blocage de l’économie, prise en otage du pays, actes de vandalisme, atteintes au droit du travail, atteintes à la liberté de circulation, illégalité du blocage des lycées, etc… je vous laisse compléter la liste. Un président légitimement élu, conforté par le vote de la dite réforme à l’Assemblée, elle aussi démocratiquement élue, ne saurait céder à la pression et au chantage. La deuxième est plus politique. Qu’il renonce à cette réforme des retraites et aussitôt les vuvuzelas de la victoire résonneront dans toutes les couches de l’opposition: Nous l’avons fait céder, il n’a pas tenu, il s’est fourvoyé, sa réforme était mauvaise, la preuve, il renonce etc…  Sarko n’est pas du genre à se  faire hara-kiri pour le bon plaisir de ses adversaires.

Ce problème, au fond, n’est pas urgent. C’est vrai, rien n’est urgent quand on veut éviter les sujets qui fâchent. Rien n’est urgent à qui sait attendre. Il est vrai que cette réforme, dont tout le monde s’accorde à dire qu’il faut en faire une, les socialistes n’ont jamais voulu prendre le problème à bras le corps, si ce n’est à vouloir nous faire croire qu’en travaillant moins, on pouvait gagner autant: retraite à 60 ans, 35h etc… Oui, rien n’est urgent pour qui préfère qu’un système s’effondre plutôt que de le réformer.

Détacher le problème des retraites de l’élection de 2012. Cela me paraît une évidence. Cette réforme ne devrait pas être un enjeu politique tant elle est cruciale pour l’avenir du régime par répartition. Nous sommes d’accord, sauf que… Qui en fait depuis 4 ou 5 mois un enjeu ? Qui, après avoir dit oui, annonce que s’ils sont élus en 2012, ils reviendront aux 60 ans, lustrant ainsi le miroir aux alouettes ? Qui n’a eu de cesse de voir cette contestation prendre de l’ampleur ? Qui a incité avec autant de malice que de bêtise, la jeunesse à descendre dans la rue ?

Non, désolé, peu importe que l’on soit pour ou contre, ce qui est sûr, c’est que Sarko ne peut pas reculer; c’est que, oui, exprimez votre désaccord mais de façon respectueuse des droits de chacun. Ce qui est sûr c’est qu’à continuer ainsi, je ne parierais pas ma chemise sur la durée d’un soutien estimé (?) à 70% de la population contre cette réforme.

Folie passagère 466.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Rebelle et tais-toi ! – Muray, Le texte du dimanche (32)

Posté par corto74 le 5 septembre 2010

Rebelle et tais-toi ! - Muray, Le texte du dimanche (32) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

001 dans zOne Dimanche cuLture !«  Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu’elle est.  »

Philippe Muray. Je lis, ici et , que cet animal littéraire serait incontournable, un oeil intraitable sur notre modernité ; un regard impitoyable sur l’homo festivus, j’ai donc décidé de m’y intéresser et je commence, prudemment, avec cet extrait.

 » Le nouveau rebelle est très facile à identifier : c’est celui qui dit oui. Oui à Delanoël. Oui aux initiatives qui vont dans le bon sens, aux marchés bio, au tramway nommé désert, aux haltes-garderies, au camp du progrès, aux quartiers qui avancent. Oui à tout.

Sauf à la France d’en bas, bien sûr, et aux ploucs qui n’ont pas encore compris que la justice sociale ne débouche plus sur la révolution mais sur un séjour d’une semaine à Barcelone défiant toute concurrence.  Par opposition à son ancêtre le rebelle-de-Mai, ou rebellâtre, on l’appellera rebelle à roulettes. Car la glisse, pour lui, est une idée neuve en Europe. Le rebelle-de-Mai est d’ailleurs mal en point, par les temps qui courent. Ce factieux assermenté, qui riait de se voir éternellement rebelle en ce miroir, ce spécialiste libertaire des expéditions plumitives sans risques, écume de rage depuis qu’on s’est mis à l’accuser de complicité avec les « pédocriminels ». 

Le rebelle à roulettes, en revanche, a le vent dans les voiles et vapeurs. C’est un héros positif et lisse, un brave qui défie à vélo les intempéries. Il est prêt à descendre dans la rue pour exiger une multiplication significative des crèches dans les centres-villes (le rebelle à roulettes est très souvent un jeune ménage avec enfants). Il aime la transparence, les objets équitables et les cadeaux altruistes que l’on trouve dans les boutiques éthiques. Il applaudit chaque fois que l’on ouvre une nouvelle brèche législative dans la forteresse du patriarcat. Il s’est débarrassé de l’ancienne vision cafardeuse et médiévale du couple (la différence sexuelle est quelque chose qui doit être dépassé). Il veut que ça avance. Que ça avance. Que ça avance. Et que ça avance. 

Et ce n’est vraiment pas à son intention que Bernanos écrivait, peu après la dernière guerre : « Ce monde se croit en mouvement parce qu’il se fait du mouvement l’idée la plus matérielle. Un monde en mouvement est un monde qui grimpe la pente, et non pas un monde qui la dégringole. Si vite qu’on dégringole une pente, on ne fait jamais que se précipiter, rien de plus. » 

Le rebelle à roulettes descend et il croit qu’il bouge. C’est pour ça qu’il est entré dès son plus jeune âge dans la secte des Avançistes du Septième Jour. À Paris, il a voté Delanoël, rebelle d’Hôtel de Ville. Car, comme ce dernier, il est contre le désordre. À fond. « Nous sommes les candidats de l’ordre », avait d’ailleurs proclamé le Delanoël dans son dernier meeting de campagne. 

Et en effet, il n’y a plus qu’un désordre, plus qu’une anarchie : ne pas être en phase avec l’idéologie du rebelle à roulettes. »

Philippe Muray, (1945-2006), Exorcismes spirituels III , éd. Les belles lettres, 2002. 

MurayD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Le spectacle continue – Le texte du dimanche (30)

Posté par corto74 le 22 août 2010

Le spectacle continue - Le texte du dimanche (30) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

013 dans zOne Dimanche cuLture !Ce matin, dans le bigo, il m’a dit : « Je vais dormir comme cela je ne penserais pas à manger et ça m’aidera à attendre demain; quel demain ? J’espère que le chat lui aussi dormira, pas plus que moi, il n’a à manger… » La misère qui s’installe m’insupporte de plus en plus. La ville a beau être rose, qu’ils disent; rose ? pas pour tout le monde. T’inquiètes, bb, la vie continue, le spectacle aussi, avancer, avancer, toujours. La roue tourne, il y a des lendemains qui chantent, un jour, pour tout le monde; pour toi aussi. Les lignes qui suivent sont pour toi car elles ne te ressemblent pas, tu verras, tu n’as pas fini de sourire à la vie …

1170923426 » Marcher…. Avancer encore et toujours… Comme le reste de l’humanité qui s’agite autour de son propre nombril, pensant que se poser c’est mourir. Remarque, peut être qu’elle a raison cette humanité. S’immobiliser c’est prendre le risque de regarder derrière soi un instant. C’est se retourner sur tous ces rendez-vous manqués, sur tous ces mots qu’on n’a pas dit au bon moment, sur toutes ces histoires qu’on n’a pas vécues. C’est se regarder la vie… cette chienne de vie qui a toujours eu du décalage et du désordre dans ses hasards. Certaines destinées sont parfois chaotiques. Oh, pas de ce chaos qui t’emmènes plus bas que terre ou qui te fait bouffer de la misère à t’en faire une indigestion. Non, de ce désordre qui te donne un semblant de bonheur, une excuse pour accrocher un sourire à tes lèvres, comme un clown dessine son maquillage avant d’entrer en piste et de se projeter sous le regard des spectateurs. Mais qui le soir, dans la solitude de sa roulotte antédiluvienne ne se retrouve que face à son miroir de doutes et d’interrogations. Peut être aurait-il dû être trapéziste ou bien dresseur de fauves… Peut être que l’Amour est incompatible avec un nez rouge et que les chaussures trop grandes sont définitivement rédhibitoires pour ce genre d’histoire.

A la croisée des destins jaillissent parfois de froides étincelles qui d’apparence sont de feu mais qui de réalité sont froides et n’apportent qu’une impression de fourmillement là où on voudrait un brasier.

Est-ce que tout est en retard ou est-ce que je ne suis jamais satisfait et de mes actes et de ma vie ?

Un nouveau jour se lève sur la Seine paresseuse qui déambule sous le Pont Neuf. Indolente, insouciante, elle passe comme passent les heures de ma destinée, charriant son cortège d’immondices et parfois le reflet d’un rayon de soleil. Juste le reflet car le rayon est impalpable et restera toujours hors de portée. Il n’y a que les poètes à être capables d’en effleurer un du doigt.

Les heures et les minutes vont poursuivre leur course trop rapide qui ne me laisse plus de répit. M’abrutir de sommeil serait peut être un moyen… si le temps s’arrêtait aussi. Mais pas la peine de rêver, il continue inexorable sa folie déambulatoire, emmenant le monde là où il n’a peut être pas envie d’aller.

Un sax aphone lance un solo de Charlie Parker en provenance de la coulisse, côté jardin.

T’inquiètes…

Le spectacle continue. »

Anonyme, ici, nous le sommes tous, plus ou moins sur la toile.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Apéro souchien révélateur – Folie passagère 377

Posté par corto74 le 15 juin 2010

Apéro souchien révélateur - Folie passagère 377 wikio4 Voter !

h-20-2108080-1276177995Tenez, la photo, là, à gauche, vous avez vu ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment la haine de l’autre peut-elle bien pousser de drôles d’olibrius à « organiser » ce genre de manifestation ? Le refus de la différence, le refus de l’assimilation, le refus de l’immigration, le refus (exagéré ?) de voir son pays envahi par des non-souchiens ? Une crise d’identité nationale ? Certains approuvent haut et fort, les mêmes, toujours. D’autres, en silence, soutiennent cet apéro douteux, fatigués ou bien ulcérés, de voir certains quartiers n’être plus ce qu’ils ont été, des bouts de France, des morceaux d’identité, des miroirs brisés. Comment leur en vouloir ?

Mais comment ne pas en vouloir aussi à tous les gouvernements antérieurs, aux quelques générations d’avant d’avoir laissé des endroits se vider de toute Francité ? Qu’ont fait les De Gaulle, les Pompidou, les Mittérrand, mon père, votre mère pour mieux dissoudre – assimiler, intégrer - au sein de la population, ces masses d’immigrés à qui nous avons ouvert la porte ? Rien, la sourde oreille, pas de couilles, pas d’embrouilles. Les immigrés – et donc les générations suivantes – hop, dans un coin, dans de grands ensembles ou des quartiers dont pas grand monde ne se souciait, avant. Un peu comme avec la poussière, sous le tapis ! Bien facile de s’en prendre aujourd’hui à ses populations indigènes, de les stigmatiser, de les maudire, de leur promettre « la valise ou le cercueil ». Ces indigènes ne le sont plus, ils sont de 2ème ou 3ème génération, ils sont devenus, que cela plaise ou non, Français, par la volonté, la démission, l’inconscience et la bien-pensance de mes pères, de vos anciens.

Alors pourquoi en vouloir aux barbus ? Par peur de reconnaître nos erreurs passées, sans doute, en premier lieu. Leur en vouloir parce qu’ils ont une foi dynamique, parfois ostentatoire, une foi de « terrain » qui ne se cache pas, qui se vit au grand jour. Oui, sans doute, leur en vouloir pour cela, mais qu’as-tu fait Français de Souche de ta foi si vivace et si présente autrefois, à part, si souvent la maudire, la condamner ou lui tourner le dos ? Leur en vouloir parce qu’ils ne vivent pas comme toi, ils ne se marient pas de la même façon, ne mangent pas pareil et procréent bien plus que toi ? Oui sans doute, mais regarde-toi, combien de boîtes de pillules ta femme ou ta fille ont-elles acheté ? Pourquoi tant d’unions libres, tant de mariages avortés, tant d’avortements ? Leur en vouloir parce qu’ils ont « squatté » des quartiers que nous étions bien heureux de leur abandonner au plus vite… leur en vouloir parce qu’ils ont accepté les jobs dont nous ne voulons plus ? Leur en vouloir à tout prix et pour tout. Comment s’étonner aujourd’hui que cela dérape et qu’à leur tour, ils nous en veuillent, parfois avec bêtise ?

Tolérance d’hier, bien pensance, passivité d’alors; intolérance d’aujourd’hui ! curieux renversement de tendance.

C’est un peu cette impression bizarre que j’ai: Ne reproche-t-on pas à tous ces barbus ce en quoi, nous-même, avons renoncé ? Ne voudrait-on pas reprendre ce qu’on leur a donné ? Ne serions nous pas en train de comprendre, boucs émissaires aidant, nos propres contradictions et errements ? Oui, révélateur cet apéro souchien, révélateur de nos incohérences…

h-3-1103725-1221226390D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Solitude – La redif’ du dimanche (3)

Posté par corto74 le 8 novembre 2009

Solitude - La redif' du dimanche (3) dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

david-winston-solitude dans zoNe à  mOiLa solitude ne s’achète pas, elle te tombe comme ça sur le coin de la tronche sans être prêt pour l’assumer. Promène toi dans la ville et vois combien nous sommes seuls. Va dans un sauna et regarde les illusions d’amour engagées, les corps s’entremêlent, c’est tout. Et à bon compte tu crois aimer, donner. Elle commence, la solitude, lorsque tu te regardes, seul, dans un miroir, perdu à contempler un corps que tu aimes, que tu n’aimes pas, gracieux, disgracieux, peu importe, tu ne partages cette image qu’avec toi-même. L’eau coule et la vie file, au début, tu ne vois pas l’isolement dans lequel tu t’enfermes. Mais peu à peu, elle te tient, tu n’y prêtes pas attention. Un beau jour, tu t’assois sur le balcon, tu fumes ta clope dans un vieux fauteuil défoncé, défoncé par l’enfilade de journées passées à fumer sans réaliser que cela fait des mois, que sur le même fauteuil, seul, tu fumes. Et pourtant, tu aimes ou a aimé, tu aimes encore, moi, lui, elle… tu ne l’as pas dit, tu n’as pas osé, tu n’as pas bousculé tes vieux démons et tes incertitudes. Ta musique n’est plus faite que de tes silences et de tes soupirs. Al Jarreau, Stan Getz, Gilberto Gil vont se disperser remplacés par des regrets et de vagues souvenirs de mélodies somptueuses et de chemins de lune complices.

Non, la solitude se brade, s’évacue, s’ignore. Tu la jettes ou elle te bouffe. Tu la fuis, la combats, elle ne te vaut pas, tu vaux bien mieux puisque je t’aime, il t’aime, elle t’aime. Contemple ce corps que tu ne peux qu’aimer. Vend ce vieux fauteuil, respire en musique, chante face au miroir. Tu n’es pas seul, nous sommes au moins deux…

Folie passagère 147 du 20 juillet 2009

seul1 D’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr/

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Solitude – Folie passagère 147

Posté par corto74 le 20 juillet 2009

Solitude - Folie passagère 147 dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

v2f74y3t dans zoNe à  mOi- La solitude ne s’achète pas, elle te tombe comme ça sur le coin de la tronche sans être prêt pour l’assumer. Promène toi dans la ville et vois combien nous sommes seuls. Va dans un sauna et regarde les illusions d’amour engagées, les corps s’entremêlent, c’est tout. Et à bon compte tu crois aimer, donner. Elle commence, la solitude, lorsque tu te regardes, seul, dans un miroir, perdu à contempler un corps que tu aimes, que tu n’aimes pas, gracieux, disgracieux, peu importe, tu ne partages cette image qu’avec toi-même. L’eau coule et la vie file, au début, tu ne vois pas l’isolement dans lequel tu t’enfermes. Mais peu à peu, elle te tient, tu n’y prêtes pas attention. Un beau jour, tu t’assois sur le balcon, tu fumes ta clope dans un vieux fauteuil défoncé, défoncé par l’enfilade de journées passées à fumer sans réaliser que cela fait des mois, que sur le même fauteuil, seul, tu fumes. Et pourtant, tu aimes ou a aimé, tu aimes encore, moi, lui, elle… tu ne l’a pas dit, tu n’a pas osé, tu n’a pas bousculé tes vieux démons et tes incertitudes. Ta musique n’est plus faite que de tes silences et de tes soupirs. Al Jarreau, Stan Getz, Gilberto Gil vont se disperser remplacés par des regrets et de vagues souvenirs de mélodies somptueuses et de chemins de lune complices.

Non, la solitude se brade, s’évacue, s’ignore. Tu la jette ou elle te bouffe. Tu la fuis, la combats, elle ne te vaut pas, tu vaux bien mieux puisque je t’aime, il t’aime, elle t’aime. Contemples ce corps que tu ne peux qu’aimer. Vends ce vieux fauteuil, respires en musique, chante face au miroir. Tu n’es pas seul, nous sommes au moins deux…

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Si tu n’es plus là – Folie passagère 125

Posté par corto74 le 19 juin 2009

Si tu n'es plus là - Folie passagère 125 dans zoNe à  mOi - Mais comment je fais si tu n’es plus là, si tu pars, si tu m’oublies ? Avec qui vais-je rire de tout et de rien ? Je ne sais pas boire mon café le matin quand tu es absent. Je ne sais pas où aller pour ne pas tourner en rond si tu disparais. Tu es ici, ailleurs, partout et impalpable. Le vin rosé est servi, ton verre t’attend, je ne saurai finir le mien sans toi. Du monde à diner ce soir, c’est impossible, seul toi sait dresser la table. Il n’y a plus d’aquarium, je ne sais pas m’en occuper. Et comment je fais pour te carresser si tu n’es plus là, comment je fais pour t’aimer si je ne te vois pas, comment je fais pour te plaire si tu ne me vois pas? Si je m’ennuie, t’ennuies- tu ? Avec qui puis-je faire le fou?, personne n’est aussi fou que toi. Qui , à part toi, pourrait être l’écho de mes fous-rires?  Dans quel miroir se refléteront mes inquiétudes, mes doutes et mes incertitudes ? Et puis-je encore aller au bout de la nuit, grisé, défait, heureux si tu n’es pas, toi aussi, givré, grainé, heureux? Grand Cirque, QG, Curieux Spaghettis et Mojito, ce n’est pas bien possible en solitaire… Paris, Annecy, Toulouse, Genève, Papeete, Orléans, Avoriaz, L.A., … c’était bien, ça sera mieux… Hé, comment fait-on, tous les deux, si tu n’es plus là ?

absence dans zoNe à  mOiD’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr

 

wikio4

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