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De minables députés ! – Folie passagère 442

Posté par corto74 le 16 septembre 2010

De minables députés ! - Folie passagère 442 dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

013 dans Zone PolititruC« Fasciste, Factieux, Démission, Putschiste, Collabo, Traître, Forfaiture, Chef de clan…. »

Voilà le genre de noms d’oiseaux que l’on entend dans les couloirs de l’Assemblée Nationale en ce 15 septembre 2010. Ne sont-ils pas beaux nos représentants ?  N’a-t-elle pas une belle gueule la représentation populaire ? Ne sont-ils pas admirables, lorsque secouant difficilement les graisses accumulées à la cantine, ventripotents, ils courent péniblement après Accoyer ? Ne sont-ils pas beaux et fiers avec leurs visages empourprés par la colère ? Alors que c’est de honte qu’ils devraient rougir.

J’avais rarement vu monsieur Père abbatu, il en a vu d’autre, l’ancien du gaz, mais hier, c’était le cas: abattu, sidéré, incrédule, mal à sa démocratie, mal à l’idée qu’il se faisait de son pays et de son histoire ! Moi, je l’avoue, c’était un peu pareil. Oh, ils peuvent bien se gausser de la honte que la France inspirerait à l’étranger avec ces histoires d’expulsions; hier, d’un bout de la gauche à l’autre bout de la droite, il n’y en avait pas un pour racheter l’autre. Pas un.

« Aucun respect des lieux. Aucun respect de la fonction. Aucun respect des symboles. Par leur manque de maîtrise et de sang froid, ces députés socialistes adeptes de la chasse à coure se sont montrés indignes de leur mandat et de ce qu’il représente. Et ce n’est pas en mettant leur écharpe tricolore l’après-midi, pour mieux souligner la déconfiture de leurs visages qu’ils ont retrouvé un peu d’honneur. L’intention de l’image produite était grotesque, la République en danger, et ils l’étaient avec elle. » Qu’il a écrit, ici, Aphatie; il m’énerve autant qu’il m’amuse mais son édito, lisez-le. Placé au coin du bon sens, chacun en prend pour son grade, à juste titre, tant les images étaient éloquentes et dégradantes. Oui, petits députés, drapez-vous dans des écharpes qui n’appartiennent plus qu’à vous-mêmes, je n’en veux pas de cette représentation.

http://www.dailymotion.com/video/xetscb

Et parfois, ces z’élites, élues et réélues, ne comprennent pas tout à fait pourquoi le bon peuple se désintéresse de la chose publique; à votre avis ?

2009_01_14_accoyerD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

 

 

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Eva Joly à Koh Lanta – Folie passagère 433

Posté par corto74 le 1 septembre 2010

Eva Joly à Koh Lanta - Folie passagère 433 dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

Eva-Joly-1 dans Zone PolititruCEva Joly. Une nouvelle étoile brille dans la galaxie écolo. Week-end dernier, elle fut adoubée lors de l’université d’été d’Europe Ecologie-Les Verts comme la candidate naturelle pour l’élection présidentielle de 2012. Un « incroyable » succès ces journées écolos: 2300* visiteurs, la belle affaire ! Et une couverture médiatique tout aussi incroyable, bref … une kermesse dominicale, tout au plus. Gro Eva Farseth, épouse Joly, 67 ans, française par la bague au doigt et norvégienne par son arrivée sur terre, a donc décidé, faute de mieux (?) de se présenter à l’échéance suprême: devenir la patronne, en France. Bien, bien, bien… Pourquoi pas, ça ne coûte pas grand chose de se présenter surtout quand on court droit à l’échec ( en le sachant dès le départ, mais, il ne faut pas le dire ).

C’est vrai quoi, moi, je n’y crois absolument pas. Vous la voyez, vous, Dame Joly, Présidente de la République Française, vous présenter ses voeux chaque année pendant 5 ans, inaugurer le salon de l’agriculture, se prendre le chou avec Obama ou Poutine, prendre la présidence tournante de l’Europe, inaugurer les chrysanthèmes ou bien encore annoncer haut et fort:  » Chers compatriotes, il va falloir vous serrer la ceinture. »… Moi, non. Pour être Président(e), Eva, il faut avoir une carrure, une envergure, et crois-moi, t’es pas gaulée pour, t’es pas taillée pour l’aventure, fais-toi la main à Koh-Lanta et reviens-nous voir après.

Mais bon, j’ai l’esprit ouvert alors je l’ai écoutée (enfin, j’ai tendu l’oreille et poussé le son) hier au Grand Journal. Yo ! heureusement qu’il lui reste encore près de 2 ans pour apprendre les règles du jeu, Eva. Cela n’a pas été brillant. Déjà, elle regarde ses interlocuteurs par dessus ses lunettes rouge bordeaux – le vert lui eut été plus seyant – l’air professoral ou perdu, je ne sais, mais ça ne le fait pas. Ensuite, elle a dû faire bondir une bonne partie des électeurs potentiels ou non: Oui à l’usage du cannabis, oui à une hausse de l’essence ! Bon pour le pète, je veux bien, mais pour l’essence, faut pas déconner. On ne touche pas au nucléaire qu’elle a dit mais on va développer les énergies renouvelables, ça devrait plaire (smiley) aux écolos. Elle a dit qu’elle n’était pas anti-capitaliste, il fallait juste réguler la finance mondiale, ça devrait plaire aux ecolos de gauche (bis). A la question de savoir si Cohn-Bendit aurait un ministère: pourquoi pas celui de la culture ! et pour Cécile Duflot, un rôle important ? la réponse fut: euh… Sympa pour la copine ! Limiter ou interdire les voitures à Paris ? Non. Ca aussi cela devrait plaire aux écolos parisiens. Quant à la question afghane, elle espère, Eva, que le problème sera réglé avant qu’elle n’arrive au Château… Rêve, cocotte, rêve… Mais arrête de bredouiller quand tu parles, gomme cet accent qui ne fait pas bien frenchy, et améliore ton phrasé,tu donnes « un mauvai’ zimage  » de toi.

L’important à retenir de sa prestation, finalement, ce sera son aveu:  » Oui, je ne fais de la politique que depuis 18 mois et j’ai beaucoup à apprendre «  (sic & oups !). Comme elle le dit, elle a, avec elle, beaucoup d’amis pour apprendre. Sauf que, si à chaque prestation télé, elle se fait autant d’ennemis, il y a fort à parier que le soir du Grand Soir, elle aura disparu des écrans radars, Eva.

Alors, si pour répondre à la chaîne proposée par A perdre La Raison sur les pronostics des blogueurs quant aux résultats du 1er tour de 2012, je dirais, après l’avoir écoutée attentivement, que pour Eva, on avoisinerait logiquement, les 2 ou 3% ! Mais faisant confiance à la folie douce des verts et aux effets des pétards qui doivent circuler chez les écolos, on peut tout de même tabler sur 8 ou 9%. J’ai mal pour eux…

koh-lantaD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

* suivre le lien, le compte-rendu des journées EE-Verts est un modèle de creutitude et d’auto-satisfaction.

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La gauche m’amuse… Folie passagère 428

Posté par corto74 le 23 août 2010

La gauche m'amuse... Folie passagère 428 dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

 dans Zone PolititruCArf ! Que la gauche m’amuse ! C’est vrai qu’au jeu de la plus grande mauvaise foi, ça se bagarre au portillon mais tout de même… Il y a peu un sondage du Figaro hissait bien haut les couleurs du Sarkozysme: en gros, 70% des français approuvaient la politique de Nicolas en matière de sécurité. Et crac ma poule, les gauchistes bombaient le torse, parlaient de sondage orienté, voire trafiqué; bref, un assentiment populaire, euh…, tronqué. Ce jour béni d’août, l’impartial Libération nous pond un sondage qui fait état d’une volonté populaire extraordinaire: 55% des français veulent le retour de la gauche au pouvoir. A gauche, aussitôt, les trompettes de la victoire résonnent rue de Solférino mais aussi dans les blogs, c’est l’hallali du Sarkozysme. Sans doute ce sondage libérateur est-il exempt de toute critique…, une évidence ! ( mais chut, pas un mot sur le relèvement de 2 points de la côte de popularité du président ce même jour )

Arf (bis), que la gauche m’amuse ! Il y a quelques temps, tout ce que la terre de France compte de socialistes bon chic, bon genre (mais pas que), tombait à bras raccourcis sur Benoit XVI. L’affreux Pape s’élevait, en plein ciel, contre la capote: pas le bon remède contre le Sida en Afrique. Crénom, le Pape contre la capote; que peut-il, en tant que Pape dire d’autre ? Puis vint la campagne anti-pédophilie; pour un peu, on aurait vu de source sûre, le Pape bidouiller la quéquette de gamins ébahis (un peu comme Cohn-Bendit) ! Bref, cela frisait l’hystérie anti-papale débridée. Et puis, hier, Benoit, en français dans le verbe, s’exprime fort diplomatiquement: « Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C’est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines ». Subito, la gauche, la presse de gauche, les blogs de gauche voient dans ses propos une condamnation divine de la politique de reconduites à la frontière des Roms et autres illégaux ( rien de nouveau, ça fait un moment qu’il y en a des expulsions de Roms, partout en Europe). Un curé du Nord souhaite une crise cardiaque à Nico, quelques évêques posent des questions, Hortefeux répondra… C’est sûr, la fille aînée de l’Eglise se soulève, les cathos de France désapprouvent ! Méfi, Sarko, le Main de Dieu va te foutre une mandale !

En fait la politique, c’est je te mets une claque, tu m’en mets une; un coup à gauche, un coup à droite, les polémiques. Ce qui est sûr, c’est qu’à ce jeu là, les citoyens, c’est comme des roms, ils s’en foutent plus ou moins, ils rigolent, ils comptent les points, ils attendent et désespèrent de voir un peu de sérieux dans ce maelström politique ! Aujourd’hui la gauche m’amuse, demain, la droite m’attristera. Le métronome continuera à donner la cadence, un coup à droite, un coup à gauche… jusqu’au grand soir en 2012, courant avril et mai. D’ici là… Les clowns, ils auront fini depuis belle lurette de nous faire rire.

clown-tristeD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Le frère précédent – Le texte du dimanche (29)

Posté par corto74 le 15 août 2010

Le frère précédent - Le texte du dimanche (29) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

beigbeder-brive_0 dans zOne Dimanche cuLture !Récit intime sans être impudique, Frédéric Beigbeder, dans Un roman français, raconte sa relation fraternelle avec Charles, « son frère précédent ».

 » Et si Freud s’était trompé ? Et si l’important n’était pas le père et la mère, mais le frère ? Il me semble que tous mes actes, depuis toujours, sont dictés par mon aîné. Je n’ai fait que l’imiter, puis m’opposer à lui, me situer par rapport à mon grand frère, me construire en le regardant. Un an et demi d’écart, ce n’était pas assez : nous étions des faux jumeaux. Le problème, c’est que Charles est imbattable, il est l’homme parfait. Il ne m’a donc laissé qu’une option : être un homme imparfait…

Asticoter mon frère aîné fut ma manière de briser la fatalité familiale. Charles et moi ne voulions pas imiter la génération précédente : mon père était brouillé avec son frère, ils étaient même en procès à cause de la succession et en désaccord complet sur la gestion des Établissements de Cure du Béarn. Mes moqueries continues étaient ma façon tordue de dire « Charles, je t’aime », ça y est, c’est dit, je ne le répèterai jamais, une fois par vie suffit. Pontalis dit qu’entre deux frères peut exister de l’amour, de la haine ou de l’amitié, et parfois un mélange des trois : une passion destructrice. Sur une échelle du sentiment fraternel qui irait de l’inceste homosexuel au crime fratricide, je nous situerais au beau milieu, oscillant entre la fascination réciproque et l’indifférence feinte. J’ai très vite perdu la bagarre et compris que c’était plié : il aurait une vie structurée et moi chaotique. Mais nous étions unis dans l’adversité : dès qu’un intrus attaquait l’un des deux, l’autre était prêt à se faire tuer pour le défendre. Charles était autoritaire mais protecteur. Et notre humour méchant, cruel, taquin, nous reliait, nos vannes incessantes, et je ne pouvais m’empêcher de rire quand il me traitait de « laquais » et m’ordonnait d’apporter « les mets » à table…  
J’ai grandi sous le joug de ce dictateur splendide, mais, Dieu merci, son totalitarisme était tempéré par l’autodérision. Il est né le même jour qu’Adolf Hitler, combien de fois le lui ai-je rappelé ! C’était, selon moi, la preuve que l’astrologie est une science exacte. Ma mère devait constamment s’interposer. Quand Chloë se plaint d’être fille unique, je lui dis : « Tu ne connais pas ta chance! » C’est ainsi dans toutes les familles, je n’en veux pas à mon frère. J’étais le suivant, il lui fallait me vaincre, écraser l’usurpateur, l’enfant surnuméraire, pour demeurer le grand Charles, et moi je devais lui résister pour faire accepter au monde ma singularité, mon indépendance, et devenir Frédéric. C’est ainsi que Charles a donné de la force à son petit frère.
 
Comment voulez-vous tuer le père quand il n’y en a pas à la maison ? Restait le frère. Chacun s’y employa à sa façon…
 
… À dix-sept ans, rue Coëtlogon, mon frère et moi dormions dans la même chambre aux murs tendus de tissu bleu. Il nous arrivait de recevoir des petites amies dans nos lits à une place ; parfois Charles faisait l’amour discrètement, la main sur la bouche de sa copine, tandis que je faisais semblant de dormir. La nuit, quand Charles me demandait d’arrêter de tousser ou de me branler, je lui disais d’arrêter de grincer des dents et de ronfler. Quand il révisait Math Sup, je montais le son de Blue Oyster Cult. La cohabitation était parfois rude. Chacun s’est empressé de foutre le camp de son côté dès sa majorité, et l’on s’est éloigné depuis. Lui a dû être soulagé ; je ne m’en suis jamais remis.
 
Je n’arrive pas à savoir si nous nous sommes éloignés parce que nous étions différents ou si c’est le contraire : peut-être ai-je fait exprès d’être différent parce que je savais que la vie nous séparerait, et qu’être son antithèse était ma seule chance de supporter ce nouveau divorce. Nous avions nos deux vies à vivre et je savais que nous ne pourrions pas les vivre ensemble. C’est quand nous nous sommes quittés que j’ai réalisé à quel point je tenais à mon faux jumeau…

Comprenez-moi : Charles donne vraiment son sens à ma vie. Je me suis bâti en opposition à lui. Ma méthode pour exister consistait à être son contraire. C’était stupide, peut-être, mais à dix ans, être différent, c’est tout ce que j’ai trouvé pour me définir. Être son yang, son côté face, sa part d’ombre, son reflet difforme, sa mouche du coche, son double inversé (en allemand « Doppelgänger »), son envers du décor, son Shadow Cabinet, son alter-ego (celui qui altère son ego), son Mister Hyde. Il aime construire ? J’aimerai critiquer. Il est fort en maths ? Je bosserai le Français. Il aime les jeux de société ? Je lirai dans mon coin. Il sort avec plein de filles ? Je jouerai au flipper avec mes potes. Il est catholique pratiquant ? Je serai un mécréant moqueur. J’aimais les bonbons à l’anis et au réglisse PARCE QU’il ne les aimait pas. Aux jeux de société de mon frère, je préférais les jeux video solitaires d’arcade, dans lesquels je glissais une pièce de deux francs pour tirer hystériquement sur tout ce qui bougeait… On n’évolue pas, l’enfance nous définit pour toujours puisque la société nous a infantilisés à vie…

Sans Charles, je ne sais plus qui je suis, je suis paumé, cet homme est mon ancre et il ne le sait pas, il croit que je me fiche de lui. Jusqu’à aujourd’hui il est mon principal repère. Vous croyez que ces simagrées s’arrêtent à la majorité ? Vous plaisantez : il est marié depuis douze ans, je suis deux fois divorcé. Il est membre du MEDEF, j’ai conseillé le Parti Communiste Français. Dès qu’il a eu la Légion d’Honneur, je suis allé en prison. La distance est très courte entre l’Élysée et le Cachot. Un frère va faire fortune et se voir épingler la rosette ; l’autre, qui est presque le même, qui a grandi avec lui, élevé par la même personne, sera à poil entouré de flics et grelottera sur une planche en bois. J’espère que ce chapitre impudique ne le blessera pas. Dans le livre qu’il a publié l’an dernier, il donne sa version : « il n’y a jamais eu la moindre compétitionentre nous ». Évidemment, puisqu’il l’a remportée.
 
Le vrai révolté, le seul fou, le grand rebelle de la famille, c’est lui, depuis toujours et je ne le voyais pas, alors que mes fêtes défoncées d’adolescent attardé ne sont qu’obéissance docile à la marche du monde. L’injonction capitaliste (tout ce qui est agréable est obligatoire) est aussi stupide que la culpabilité chrétienne (tout ce qui est agréable est interdit). Je m’étourdis, incapable de grandir, quand lui bâtit son bonheur sur un mariage solide, des enfants présents, une religion éternelle, une maison avec jardin fleuri. Je jouis la nuit en prenant des airs supérieurs sans voir que je suis le plus bourgeois des deux. En fuyant ma famille, je ne me rendais pas compte que j’abdiquais face à une aliénation bien pire : la soumission à l’individualisme amnésique. Privés de nos liens familiaux, nous sommes des numéros interchangeables comme les « amis » de Facebook, les demandeurs d’emploi de l’ANPE ou les prisonniers du Dépôt.
 
J’ai perdu mon père à l’âge de 7 ans et mon frère à l’âge de 18 ans.
C’étaient les deux hommes de ma vie
. « 

Frédéric Beigbeder, « Un roman français », Grasset, Prix Renaudot 2009.

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Balconing… Folie passagère 424

Posté par corto74 le 14 août 2010

Balconing... Folie passagère 424 dans Zone pas cool ! wikio4 Voter !

29275_86650 dans Zone pas cool !Dans la série  » Plus con, tu meurs; la connerie humaine n’a pas de limite… » 

A chaque été, sa mode, ses tubes musicaux calibrés, ses incendies, ses bouchons, ses plages bondées, et … ses conneries. Car, nous le savons, l’être humain n’est jamais à court d’imagination pour se hisser au Panthéon universel de la connerie.

Le jeu à la mode cet été s’appelle le balconing. Les premiers cas révélés semblent s’être manifestés en Espagne et plus particulièrement à Ibiza, île bénie de la déjante estivale. Les règles du jeu sont assez simples. Il faut, les cas examinés tendent à le montrer, être plutôt jeune, entre 20 et 30 ans; ne pas avoir d’aversion saugrenue pour l’alcool, en abuser semblerait être le booster principal des participants. Ceux-ci sont en majorité des individus de sexe mâle, généralement aussi bien foutus que cons, ayant, confidences de légistes à l’appui, un QI avoisinant celui d’un serin hydrocéphale. Bien, une fois, que vous êtes chaud comme la braise à coup de vodka daubée, de whisky bon marché ou de petites pillules multicolores, vous faites péter les watts de la sono. Vous convoquez potes et potesses; ceux-ci, bienveillants et délicats seront munis d’appareils photos pour une postérité éventuelle en diffusion internétée de l’exploit imbécile. Au top départ, vous vous jetez (torse nu, c’est plus hot) de votre balcon en espérant atterrir dans la piscine ciblée 2, 3, 4 ou 5 étages plus bas! Voila, c’est tout, c’est le balconing. Les survivants deviennent des stars du net, les défunts et autres estropiés pourront compter sur la gentillesse de leurs amis pour que l’exploit soit diffusé, avec ou sans autorisation, sur Youtube ou DailyMotion.Une activité en plein essor qui ne nécessite que l’évidente présence d’une piscine dans l’hôtel que vous aurez choisi.

Sauf que ce nouveau sport extrème – qui renvoit les Jackass jouer au bac à sable - a déjà fait plus de 11 morts en Espagne et que l’intérêt semble si extraordinaire que la contagion gagne peu à peu les différentes stations balnéaires à la mode. Certains craignent même que cette nouvelle folie passagère gagne les spring breaks estudiantins aux USA. D’autres opportunistes, comme les faiseurs de la dernière pub Perrier, surfent sur le move. Tant qu’il s’agit d’inspirer et de montrer l’exemple… et 11 vraies fashion victims !

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Lettre au père – Le texte du dimanche (24)

Posté par corto74 le 4 juillet 2010

Lettre au père - Le texte du dimanche (24) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

kafka_chateau dans zOne Dimanche cuLture ! 1919 – Franz Kafka a trente-six ans. Quelques années avant sa mort, l’écrivain, qui commence timidement à être reconnu, rédige une longue lettre, qui ne parviendra jamais à son destinataire, son père. Extrait:

 » De mes premières années, je ne me rappelle qu’un incident. Peut-être t’en souvient-il aussi. Une nuit, je ne cessai de pleurnicher en réclamant de l’eau, non pas assurément parce que j’avais soif, mais en partie pour vous irriter, en partie pour me distraire. De violentes menaces répétées plusieurs fois étant restées sans effet, tu me sortis du lit, me portas sur la pawlatsche (1) et m’y laissas un moment seul en chemise, debout devant la porte fermée.

Je ne prétends pas que ce fût une erreur. Peut-être t’était-il impossible alors d’assurer le repos de tes nuits par un autre moyen; je veux simplement, en le rappelant, caractériser tes méthodes d’éducation et leur effet sur moi. Il est probable que cela a suffi à me rendre obéissant par la suite, mais intérieurement, cela m’a causé un préjudice. Conformément à ma nature, je n’ai jamais pu établir de relation exacte entre le fait, tout naturel pour moi, de demander de l’eau sans raison et celui, particulièrement terrible, d’être porté dehors. Bien des années après, je souffrais encore à la pensée douloureuse que cet homme gigantesque, mon père, l’ultime instance, pouvait presque sans motif me sortir du lit la nuit pour me porter sur la pawlatsche, prouvant par là à quel point j’étais nul à ses yeux.

A cette époque, ce n’était qu’un modeste début, mais ce sentiment de nullité qui s’empare si souvent de moi (sentiment qui peut être aussi noble et fécond sous d’autres rapports, il est vrai) tient pour beaucoup à ton influence. Il m’aurait fallu un peu d’encouragement, un peu de gentillesse, j’aurais eu besoin qu’on dégageât un peu mon chemin, au lieu de quoi tu me le bouches, dans l’intention louable, certes, de m’en faire prendre un autre. Mais à cet égard, je n’étais bon à rien.

Tu m’encourageais, par exemple, quand je marchais au pas et saluais bien, mais je n’étais pas un futur soldat; ou bien tu m’encourageais quand je parvenais à manger copieusement ou même à boire de la bière, quand je répétais des chansons que je ne comprenais pas ou rabâchais tes phrases favorites, mais rien de tout cela n’appartenait à mon avenir. Et il est significatif qu’aujourd’hui encore, tu ne m’encourages que dans les choses qui te touchent personnellement, quand ton sentiment de ta valeur est en cause, soit que je le blesse (par exemple, par mon projet de mariage), soit qu’il se trouve blessé à travers moi (par exemple quand Pepa m’insulte). C’est alors que tu m’encourages, que tu me rappelles ma valeur et les partis auxquels je serais en droit de prétendre, que tu condamnes entièrement Papa. Mais sans parler du fait que mon âge actuel me rend déjà presque inaccessible à l’encouragement, à quoi pourrait-il me servir s’il n’apparaît que là où il ne s’agit pas de moi en premier lieu.

Autrefois, j’aurais eu besoin d’encouragement en toutes circonstances. Car j’étais déjà écrasé par la simple existence de ton corps. Moi, maigre, chétif, étroit; toi, fort, grand, large. Tu étais pour moi la mesure de toutes choses. (…)

A cela répondit par la suite ta souveraineté spirituelle. Grâce à ton énergie, tu étais parvenu tout seul à une si haute position que tu avais une confiance sans bornes dans ta propre opinion. Ce n’était pas même aussi évident dans mon enfance que cela le fut plus tard pour l’adolescent. De ton fauteuil, tu gouvernais le monde. Ton opinion était juste, toute autre était folle, extravagante, meschugge (2), anormale. Et avec cela, ta confiance en toi-même était si grande que tu n’avais pas besoin de rester conséquent pour continuer à avoir raison. Il pouvait aussi arriver que tu n’eusses pas d’opinion du tout, et il s’ensuivait nécessairement que toutes les opinions possibles en l’occurrence étaient fausses, sans exception.

Tu étais capable, par exemple, de pester contre les Tchèques, puis contre les Allemands, puis contre les Juifs, et cela non seulement à propos de points de détail, mais à propos de tout, et pour finir, il ne restait plus rien en dehors de toi. Tu pris à mes yeux ce caractère énigmatique qu’ont les tyrans dont le droit ne se fonde pas sur la réflexion, mais sur leur propre personne. C’est du moins ce qu’il me semblait.

Au vrai, tu avais si souvent raison contre moi que c’en était surprenant; rien de plus naturel quand cela se passait en paroles, car nous allions rarement jusqu’à la conversation, mais tu avais raison même dans les faits. Cependant, il n’y avait, là non plus, rien de spécialement incompréhensible: j’étais lourdement comprimé par toi en tout ce qui concernait ma pensée, même et surtout là où elle ne s’accordait pas avec la tienne. Ton jugement négatif pesait dès le début sur toutes mes idées indépendantes de toi en apparence; il était presque impossible de supporter cela jusqu’à l’accomplissement total et durable de l’idée. Ici, je ne parle pas de je ne sais quelles idées supérieures, mais de n’importe quelle petite affaire d’enfant. Il suffisait simplement d’être heureux à propos d’une chose quelconque, d’en être empli, de rentrer à la maison et de le dire, et l’on recevait en guise de réponse un sourire ironique, un hochement de tête, un tapotement de doigts sur la table: «J’ai déjà vu mieux», ou bien: «Viens me dire ça à moi», ou bien: «Je n’ai pas la tête aussi reposée que toi», ou bien: «Ça te fait une belle jambe!», ou bien encore: «En voilà un événement!»

Les déceptions de l’enfant n’étaient pas des déceptions de la vie courante, mais touchaient droit au cœur. Le courage, l’esprit de décision, l’assurance, la joie de faire telle ou telle chose ne pouvaient pas tenir jusqu’au bout quand tu t’y opposais ou même quand on pouvait te supposer hostile; et cette supposition, on pouvait la faire à propos de presque tout ce que j’entreprenais.

Cela s’appliquait aussi bien aux idées qu’aux personnes. Il te suffisait que quelqu’un m’inspirât un peu d’intérêt – étant donné ma nature, cela ne se produisait pas souvent – pour intervenir brutalement par l’injure, la calomnie, les propos avilissants, sans le moindre égard pour mon affection et sans respect pour mon jugement. Des êtres innocents et enfantins durent en pâtir. Ce fut le cas de l’acteur yiddish Löwy, par exemple. Sans le connaître, tu le comparais à de la vermine, en t’exprimant d’une façon terrible que j’ai maintenant oubliée, et tu avais automatiquement recours au proverbe des puces et des chiens, comme tu le faisais si souvent au sujet des gens que j’aimais. Je me rappelle particulièrement bien l’acteur, parce qu’à cette époque j’ai écrit ce qui suit sur ta manière de parler de lui:

«C’est ainsi que mon père parle de mon ami (qu’il ne connaît pas du tout), uniquement parce qu’il est mon ami. C’est quelque chose que je pourrai toujours lui opposer quand il me reprochera mon manque de gratitude et d’amour filial.»

Je n’ai jamais pu comprendre que tu fusses aussi totalement insensible à la souffrance et à la honte que tu pouvais m’infliger par tes propos et tes jugements. Moi aussi, je t’ai sûrement blessé plus d’une fois en paroles, mais je savais toujours que je te blessais, cela me faisait mal, je ne pouvais pas me maîtriser assez pour retenir le mot, j’étais encore en train de le prononcer que je le regrettais déjà. Tandis que toi, tu attaquais sans te soucier de rien, personne ne te faisait pitié, ni sur le moment ni après, on était absolument sans défense devant toi. Cependant, tu procédais de la sorte dans toute ta manière d’élever un enfant. Je crois que tu as un certain talent d’éducateur; ton éducation aurait certainement pu être utile à un être fait de la même pâte que toi; il aurait aperçu le bon sens de ce que tu disais, n’aurait point eu d’autres soucis et aurait tranquillement accompli les choses de cette façon; mais pour l’enfant que j’étais, tout ce que tu me criais était positivement un commandement du ciel, je ne l’oubliais jamais, cela restait pour moi le moyen le plus important dont je disposais pour juger le monde, avant tout pour te juger toi-même, et sur ce point tu faisais complètement faillite.

(…) Je t’en prie, père, comprends-moi bien, toutes ces choses étaient des détails sans importance, elles ne devenaient accablantes pour moi que dans la mesure où toi, qui faisais si prodigieusement autorité à mes yeux, tu ne respectais pas les ordres que tu m’imposais. Il s’ensuivit que le monde se trouva partagé en trois parties: l’une, celle où je vivais en esclave, soumis à des lois qui n’avaient été inventées que pour moi et auxquelles par-dessus le marché je ne pouvais jamais satisfaire entièrement, sans savoir pourquoi; une autre, qui m’était infiniment lointaine, dans laquelle tu vivais, occupé à gouverner, à donner des ordres, et à t’irriter parce qu’ils n’étaient pas suivis; une troisième, enfin, où le reste des gens vivait heureux, exempt d’ordres et d’obéissance.

J’étais constamment plongé dans la honte, car, ou bien j’obéissais à tes ordres et c’était honteux puisqu’ils n’étaient valables que pour moi; ou bien je te défiais et c’était encore honteux, car comment pouvais-je me permettre de te défier! … ou bien je ne pouvais pas obéir parce que je ne possédais ni ta force, ni ton appétit, ni ton adresse – et c’était là en vérité la pire des hontes. C’est ainsi que se mouvaient, non pas les réflexions, mais les sentiments de l’enfant.

L’impossibilité d’avoir des relations pacifiques avec toi eut encore une autre conséquence, bien naturelle en vérité: je perdis l’usage de la parole. Sans doute n’aurais-je jamais été un grand orateur, même dans d’autres circonstances, mais j’aurais tout de même parlé couramment le langage humain ordinaire. Très tôt, cependant, tu m’as interdit de prendre la parole: «Pas de réplique!», cette menace et la main levée qui la soulignait m’ont de tout temps accompagné.

Devant toi – dès qu’il s’agissait de tes propres affaires, tu étais un excellent orateur – je pris une manière de parler saccadée et bégayante, mais ce fut encore trop pour ton goût et je finis par me taire, d’abord par défi peut-être, puis parce que je ne pouvais plus ni penser ni parler en ta présence. Et comme tu étais mon véritable éducateur, les effets s’en sont fait sentir partout dans ma vie. (…)

Tes moyens les plus efficaces d’éducation orale, ceux du moins qui ne manquaient jamais leur effet sur moi, étaient les injures, les menaces, l’ironie, un rire méchant et – chose remarquable – tes lamentations sur toi-même. « 

Franz Kafka – (1883-1924)

kafkaD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

(1) Le balcon qui fait le tour de la cour intérieure dans les maisons d’Europe centrale. (2) Terme yiddish, d’ailleurs presque passé en allemand: «fou, insensé».

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Etre là – Folie passagère 389

Posté par corto74 le 1 juillet 2010

Etre là - Folie passagère 389 dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

article_photo_1211204927521-1-0 dans Zone pas cool !Le désespoir d’un ami cher est quelque chose d’incroyable, d’insupportable. Il vous tombe dessus, à l’improviste, sans crier gare, il faut être disponible. Trouver les mots, soigner les maux, espérer que cela soit possible. Eloigner le pire que l’on sent venir. Comment ? Avec quels moyens ? On est ni taillé ni préparé pour ce genre d’aventure. Parce qu’il s’agit bien d’une aventure: tenter d’empêcher l’irréparable. Parler, parler encore et encore. Avec la plus douce, la plus confiante des voix que l’on tente d’insuffler dans un putain de téléphone froid et inhumain. La distance. Transmettre, par delà l’éloignement, le réconfort. Cacher la peur et la douleur que l’on ressent pour ne laisser filer qu’espoir et volonté de vivre. L’épreuve est dure, difficile. Trois heures de boulot intensif, de discours, d’encouragements, de sanglots à digérer. Ne pas céder un pouce de terrain sur le  »je n’en peux plus » de cet ami. Ne pas compatir, agir sur le moral, les bons souvenirs, les merveilleux moments. Il me fallait prendre possession de ses idées noires, me les approprier pour mieux les évacuer. Je ne peux céder aux promesses qu’il me demande de tenir. Hors de question d’accepter ses demandes de fleurs, blanches, sur sa tombe, là, où comme il dit, il sera bien. Je ne cèderais pas à ses demandes de pardon et de regrets. Je l’encourage, le sermonne, l’engueule, le bouscule. Le faire réagir; il faut qu’il se ressaisisse. Donner des mots d’amour et d’amitié, il me faut lui faire comprendre qu’il m’est indispensable, qu’il nous est indispensable. A moi et à ceux qu’il voudrait abandonner, nous avons besoin de lui, le croira-t-il ? Pourra-t-il admettre qu’il n’est pas seul, la preuve, je suis là. Pour lui.

J’ai droit aux larmes, aux sanglots, aux tréfonds de son âme blessée. Alors, je ris, je plaisante, j’ironise, tous les moyens sont bons. Pas question de chipoter, j’use de tous les stratagèmes, sans scrupules, même mentir. Tout est bon à prendre pour éviter le pire. Et cette incertitude, une fois le téléphone posé: ais-je bien fait, tout fait pour que demain la vie reprenne ses droits ? Je suis épuisé mais je ne dormirais pas, on ne sait jamais. Etre là, disponible, vaincre le désespoir, redonner espoir. Tu parles d’une aventure. La journée avait été bonne, pourtant.

espoirD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Abus d’Europe – Folie passagère 388

Posté par corto74 le 29 juin 2010

Abus d'Europe - Folie passagère 388 wikio4 Voter !

Le_Parlement_europeen_a_StrasbourgElle commence à me chauffer sérieusement la carafe, l’Europe, celle de Bruxelles et des règlements à la con ! Parce que l’Europe de Bruxelles et de Strasbourg, elle prend soin de tout et de tous. Elle s’essaie à la régulation des marchés agricoles, financiers, boursiers et ça ne lui suffit pas. Il faut que maintenant, elle vienne s’infilter dans vos paniers quand vous ferez votre marché. Ce n’est pas nouveau, tout se doit d’être normé et calibré, estampillé « conformes aux normes européennes », tamponné « avec modération », timbré « peut nuire à la santé », marqué « CE ». Encore et toujours, l’Europe s’infiltre, s’insinue dans nos vies au nom d’une uniformisation forcée des différents marchés européens. On nivelle, on arase, on ratisse, et foin des particularismes régionaux et nationaux, l’Europe vous, nous, te surveille. Under control, elle est vigilante: pognon, monnaie, banques, agricultures, barattage du beurre, calibrage des capotes… Tout est sous contrôle d’une tour vigilante, installée à Bruxelles, à 2000km des oliviers italiens, à 1000 km des cépages bordelais, à 800 km du roblochon savoyard, à 1500km  du Tokay hongrois.

Fi de la distance, à la jumelle, le Conseil surveille vos verres et vos assiettes et grignote chaque jour un peu plus votre liberté de manger et boire ce qui fera bander vos papilles ! Dernière initiative en date, lâchement, soudainement, le Parlement s’attaque au Nutella, agent propagateur d’obésité ! Bientôt apparaîtra, si le texte est voté, une nouvelle mention sur nos étiquettes: « favorise l’obésité ». Comme si tout un chacun n’était pas suffisamment intelligent  pour savoir que l’abus de tout nuit ! Tiens, même les oeufs ont les faveurs de l’Europe. Quelques technocrates, là-bas, pensent que les oeufs, c’est au poids qu’il faudrait les vendre; fini, bientôt, les oeufs vendus par boîte de 6 ou de 12 ? Objectif: « la vente de produits d’épicerie en indiquant le prix à l’unité serait interdite, au profit des seuls prix se fondant sur le poids ». Tu te vois chez Auchan réclamer 850 grammes d’oeufs et 275 de petits pains au lait ? Ce sera sans  doute possible, un jour, au prix d’une hausse des prix, logique !

A elle toute seule, l’Europe invente donc un nouveau concept: le fondamentalisme nutritionnel !

Non, l’Europe, nous l’avons vu, si brillante à maîtriser la folie de certains marchés, c’est comme le bon vin, il faut la consommer avec modération sous peine d’indigestion.

Nutella_1234457519D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Le sang des PD – Folie passagère 375

Posté par corto74 le 12 juin 2010

Le sang des PD - Folie passagère 375 wikio4 Voter !

donSang_illIl paraît qu’aujourd’hui c’est la journée mondiale du tricot ! Le 14 juin, plus (ou moins, c’est selon) sérieusement, ce sera la journée mondiale du don du sang. Donnez, donnez ! On en a dramatiquement besoin, c’est vrai; donnez, donnez, vos dons nous font vivre, c’est pas moi qui le dit, c’est l’EFS, Etablissement Français du Sang. L’EFS, c’est en France, l’organisme qui, sous la tutelle de Roselyne, a le monopole de la récolte, et… de la vente, du don du sang. Et bien moi, comme chaque année, je m’en tape un peu de cette journée, j’aimerai être beaucoup plus concerné, mais j’peux point ! J’voudrais bien mais l’EFS, il n’en veut pas de mes globules, j’suis PD. Et l’EFS et sa tutrice, ils veulent pas du sang de PD, paraîtrait qu’il pourrait être daubé, mon sang. Mon cul ! Mon sang, il est parfait, nickel chrome, batterie de tests à l’appui. Mais niet; si tu réponds, honnêtement, à la question  »des relations entre hommes ? » que le vampire va te poser avant la piquouse, t’es refoulé. Par contre si tu ne dis rien et que tu n’avoues aucun pêché contre nature, roule ma poule, tu files ton jus sans problème. Curieux, non?  Pas si tant.

En effet, l’EFS est une entreprise comme une autre finalement, il ne touche aucune subvention de l’Etat et ne vit que de la revente aux hôpitaux, cliniques et laboratoires du sang collecté, 176 € ht, la poche de globules ! (tarif 2007). D’où, aussi, l’intérêt de grasses collectes. Soucieux depuis l’histoire du sang contaminé, de la pureté de la récolte, l’EFS a drastiquement renforcé, et c’est bien ainsi, les contrôles et les vérifications. L’intégralité de la collecte est donc vérifiée, normal. Et cela coûte cher, très cher. Notez tout de même: l’intégralité ! Si donc, les gays lurons (lesbiennes, apparemment, c’est sans soucis) donnaient librement, leurs dons seraient de la même manière contrôlés. Sauf, que du sang « festif », il n’en veut pas et je ne comprends toujours pas pourquoi. Soit, tout est contrôlé, et pas de danger; soit, tout ne l’est pas et… Sauf que l’EFS considère (économiquement?) encore les gays comme une population éventuellement à risque (ce qui en soi est discriminant, que fout la Halde ?), refoulant ainsi quelques milliers de donneurs potentiels, il se fait ainsi l’économie des tests sur les poches qui pourraient être fourguées par les PD. Vous me suivez ? C’est clair ? Bon vous me direz, il n’y a pas que le sang des PD dont il ne veut pas, le questionnaire inquisitoire est impressionnant. A croire que l’EFS, il veut bien du sang, mais point trop… quitte à crier chaque année, avant la récolte, « Donnez, donnez, donnez, nous en manquons. « 

Enfin, curieuse contradiction relevée, ce fameux questionnaire est « pré-don », il a pour but: « de s’assurer que vous pouvez donner votre sang sans conséquence pour vous ni pour les malades qui recevront les produits issus de votre don. » Il est bien spécifié qu’il sera détruit dès le don effectué. Alors, pourquoi, en tout petit, comme sur un contrat d’assurance, cette mention: « nous vous informons que certaines des informations qui vous sont demandées notamment à l’occasion du questionnaire pré-don et de l’entretien préalable au don feront l’objet d’un enregistrement informatique par l’Etablissement Français du Sang ainsi que certaines informations vous concernant collectées à l’occasion du don de sang lui-même. »

Alors, donnez, donnez, si vous pouvez, si vous voulez, mais moi, je ne peux pas et je n’ai toujours pas compris pourquoi, dommage.

affiche_don_sang_largeD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Démobilisation générale ? – Folie passagère 363

Posté par corto74 le 28 mai 2010

Démobilisation générale ? - Folie passagère 363 wikio4 Voter !

2552848541-appel-a-la-greve-dans-l-education-nationale-le-20La Poste: 12,8% de grévistes et j’ai eu mon courrier, ma besancenette bossait, hier. Fonction Publique d’Etat: 13,8% de grévistes, j’ai rempli ma déclaration et l’ai déposé en main propre, hier, mon Trésor faisait portes ouvertes. SNCF: 23% de grévistes mais globalement tout fonctionnait, mon pote m’a téléphoné pour me dire qu’il était bien rentré chez les Schpountz, hier. Education Nationale: 14% de grévistes, visiblement, je suis resté coincé 15 mns près du lycée, hier, les bus de ramassage faisaient le plein. RATP: 9% de grévistes, personne, hier, ne s’est plaint. Bon, cela devait être une journée de mobilisation générale, selon certains, en fait, juste une journée classique de grève et de manifs tranquilles. A peine plus qu’au mois de Mars, et pourtant. Toutes les conditions étaient requises pour mettre le bronx à Paris. La crise, le pouvoir d’achat en berne, le chômage, les déficits, l’euro, l’ami Sarko… et cerise sur le gâteau: l’annonce, l’avant-veille, par le gouvernement du report de l’âge de départ à la retraite !

Cela ne cesse de m’étonner depuis 2 ou 3 ans: la démobilisation sociale ! Il y a pourtant de quoi s’agiter, gueuler, manifester, paralyser, hisser les barricades, que sais-je encore … et pas uniquement pour le principe que l’on serait de gauche, anti-Sarko ou grévistes patentés. Il y a bien un affaissement de la contestation populaire. Alors qu’est-ce qui nous vaut ce calme relatif ? Plusieurs raisons s’imposent. La perte de pouvoir et d’influence des syndicats, c’est incontestable. Ne représentant plus qu’à peine 9% de la population active, ils semblent avoir perdu leurs capacités à mobiliser ailleurs que dans leurs troupes amaigries, et encore. La proximité de certains syndicalistes avec le pouvoir en place, Thibault en tête,serait-elle mal vécue par la base ? Alors, une réelle atonie syndicale ou un sursaut à venir ?

Deuxième raison, n’y aurait-il pas une démotivation de la population pour ces « combats » sociaux ? Les gens, confrontés à la crise, à leurs difficultés, se recentrent sur eux-mêmes. Individualisme, égocentrisme, retour dans le cercle familial, plus sûr et rassurant que l’action collective, lassitude vis à vis de la politique, de la classe politique, de la chose publique ? Les gens, déçus de voir que les élites de tous bords ne leur apportent plus les solutions, semblent se recroqueviller sur du tangible, de l’immédiat, du massif: le boulot, on s’y accroche quand on en a un; l’épargne, on remplit, quand on le peut, les bas de laine en prévision de lendemains difficiles; on investit dans l’or; l’immobilier semble reprendre; pas d’autres préoccupations que de boucler les fins de mois, aussi, surtout… Bref, plutôt que d’espérer en des matins brumeux, on s’isole.

Une troisième raison, peut-être pas si saugrenue que cela, vous me direz: Et si les « on », les « gens », « certains » finalement se disaient que: l’autre, au Château, le Sarko, il nous fait braire, on ne l’aime pas, il se prend pour un roi, etc… mais bon, il fait son taf, il a peut-être pas tort; il était temps de réformer, on sait que ça va douiller, mais il va bien falloir y passer; lui ou un autre, le résultat et les mesures prises seraient les mêmes…

Parce que finalement, qui ne dit mot consent, non ? Alors, en guise de mobilisation générale, on est plutôt dans un contexte de consentement général ou apathique: chacun fait ce qu’il peut et faites pas chier !

manifs1D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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