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Lettre à un ami musulman

Posté par corto74 le 31 mars 2011

Lettre à un ami musulman dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

cop%C3%A9 dans Zone PolititruC Le journal L’express a demandé à Jean François Copé d’expliquer, sous la forme d’une lettre, son état d’esprit à quelques jours de l’ouverture, au sein de l’UMP, d’un débat sur la laïcité.

« Mon cher ami, 

Voilà des années que nous évoquons ensemble la difficulté des musulmans en France à faire comprendre leur foi, défigurée dans l’opinion par des comportements radicaux ultraminoritaires. Voilà des années que nous déplorons tous les deux le mélange d’incompréhensions, de peurs, de caricatures qui domine au sujet de l’islam, à tel point que beaucoup de nos compatriotes considèrent à présent que « les musulmans ne sont pas bien intégrés » ou, pire, que « la communauté musulmane est une menace ».  

Je devine la peine immense que vous devez éprouver en constatant cela. Vous dont le grand-père est tombé en héros à Verdun, avec 70 000 frères d’armes de confession musulmane venus défendre la France. Vous qui êtes pleinement français et si fier de l’être, conjuguant, comme tant d’autres, foi religieuse et attachement à la République. 

Hier, vous m’avez dit votre perplexité à l’égard de ce « fichu débat » – ce sont vos mots – que l’UMP a lancé sur la laïcité. Loin de vous rassurer, cette initiative vous inquiète. Il est vrai que, depuis des semaines, tout ce que Paris compte d’imprécateurs et de polémistes aura fait de son mieux pour déformer nos intentions.  

Pour nous faire renoncer, on aura tout tenté: manipulations, insultes, intimidations… Quoi de plus essentiel, pourtant, que de rappeler notre attachement à ce précieux principe de laïcité? Que d’inviter à s’exprimer les différentes sensibilités sur ce bien qui fonde un projet de société généreux et presque unique au monde? Car la laïcité n’est pas le rejet des religions; c’est la liberté pour chacun, s’il le souhaite, de pratiquer son culte, dans le respect de celui des autres et dans le respect des lois de la République. Elle a une longue histoire, parfois houleuse. 

Alléger le fardeau

La laïcité de 1905 poursuivait un objectif premier: séparer à tout prix les Eglises et l’Etat pour en finir, disait-on alors, avec ces confusions censées tromper le peuple. La laïcité de 2011 n’a pour essence ni la division ni le combat. Elle doit au contraire rassembler. Pour mieux vivre ensemble. 

Son premier ennemi, c’est aujourd’hui l’ignorance. La méconnaissance de l’autre, de sa confession ou de sa philosophie, de ses espérances ou de ses doutes… Je voudrais tant que ce débat soit l’occasion magnifique de se mettre à l’écoute, pour mieux se connaître, se respecter et construire l’avenir. 

Nous n’éluderons pas les enjeux de l’islam de France, les progrès accomplis comme ceux qu’il reste à faire. Vous me disiez votre crainte à cet égard. C’est tout l’inverse. Notre objectif est d’alléger le fardeau qui pèse sur les épaules des musulmans de France. Ils n’en peuvent plus d’une stigmatisation causée par des comportements qu’ils condamnent. Vous êtes toujours le premier à me le dire : la pratique de l’islam dans une République laïque, ce n’est pas la burqa, ni les prières de rue, ni le rejet de la mixité… 

Le FN et les islamistes se régalent de nos divisions. Ils les suscitent parce qu’ils en vivent. Par cette lettre, je veux vous dire que nous pouvons les arrêter. Là où ils dénoncent, nous proposons. Là où ils jouent sur les fantasmes, nous clarifions les choses. Imaginons ensemble que les fidèles disposent de lieux de culte à taille humaine, en nombre suffisant et financés dans le respect de la loi de 1905. Imaginons des ministres du culte formés en France et attachés à nos valeurs. Imaginons un Code de la laïcité, connu et respecté de chacun, car rappelant à tous les règles indispensables dans nos rues, nos écoles, nos entreprises… 

Vous le voyez, les mots que j’emploie, l’objectif que je poursuis sont empreints de paix et de respect, à mille lieues des procès d’intention que l’on nous fait. La source de mon engagement n’a jamais été la division ; c’est la volonté de rassembler. Mon combat, ma vie, c’est le service d’un pays où chaque Français est considéré. Où chaque Français est important. Mon cher ami, partageons ensemble cette mission. Elle a pour nom Fraternité. »

Jean François Copé.

Vous en pensez quoi ? de ce débat, de cette lettre ?

Folie passagère 605.

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DSK n’ira pas, voici pourquoi

Posté par corto74 le 21 février 2011

DSK n'ira pas, voici pourquoi dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

17 dans Zone PolititruCSérieusement, vous commencez tous à me les briser menu avec votre DSK (je pose un smiley au cas où). Z’y va, z’y va pas … ça fait des mois que cela dure. Le landerneau politico-médiatique ne parle que de cela, la blogosphère en fait des tonnes, tout le monde y va de son pronostic, sondages en main et doigt mouillé dans le vent. Même sa greluche s’en mêle. Le Tonton d’Amérique inquiète la gauche et ferait peur à la droite.

Le gusse vient au 20h, la France s’arrête. Plus de 7 millions de parieurs à écouter la parole du divin Messie du FMI, l’homme de la régulation financière mondiale, le pourvoyeur de pognon des Etats en mal d’oseille, le professeur d’économie,…le socialiste qui joue avec le destin des économies chancelantes. Les besogneux de la métaphore cachée et de la petite phrase à double sens ont bien cherché mais qu’a-t-il dit, finalement pas grand chose. Alors STOP!

D’abord, je dis stop parce que, au cas où vous ne l’auriez pas compris, monsieur Dominique, comme tous ses « copains » du PS, il a jusqu’a fin juin début juillet pour se déclarer. Alors à chaque jour suffit sa peine, je n’ai pas envie d’en prendre une dose tous les jours jusqu’au plein été. Ce qui suivra, avec les primaires à la noix, suffira amplement à alimenter notre trop plein. Et quand il y a trop plein, il y a …gerbage.

Ensuite, je dis stop parce que moi, je sais pourquoi DSK ne se présentera pas aux primaires socialos. Parce que c’est un homme de parole, un homme qui tient ses engagements (y compris ceux de fidélité à son épouse, coup bas, je sais). Il y a bientôt 3 ans, en pleine connaissance de cause et parfaitement informé de l’agenda de l’activité politique française, DSK, a accepté le mandat prestigieux de banquier du monde (assorti de tous les avantages et inconvénients dus à la fonction). Il savait donc que ce mandat se terminait en 2012 après l’élection présidentielle de par chez nous. Comment imaginer, donc, qu’un homme si sérieux puisse revenir sur son engagement d’être patron jusque fin 2012 du FMI. CQFD, DSK est un homme de parole, il n’ira donc pas.

Donc, je vous demande de vous arrêter, cessez de nous casser les pieds avec DSK, on verra bien en temps utile. Il me semble que là ne sont pas les préoccupations essentielles des Français de base.

Folie passagère 567.

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Sarkozy et le culte des seins

Posté par corto74 le 15 février 2011

Sarkozy et le culte des seins dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

seins dans zOne Le sAc de MarianneLe jeudi 10 février à 20h30, Nicolas Sarkozy est à la télévision devant un panel de Français pour écouter les « Paroles des Français », en réalité pour nous délivrer la sienne, de parole.

Le monde change à une vitesse stupéfiante. Les Français voient ça très loin et en même temps se disent que dans leur vie quotidienne : qu’est-ce qui va changer pour nous ?  

Le ton est donné ! Ce sera un exercice de campagne électorale.

Avec 8 millions de Français, je suis devant le poste et j’écoute la parole présidentielle, en me demandant si cette émission qui – je l’apprendrais plus tard – durera deux heures et demie, n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe, en pleine révolution égyptienne ?

J’écoute la pharmacienne de Nice qui se plaint d’avoir été cambriolée quatre fois. Sarkozy compatit, explique tout ce qui a été fait en matière de délinquance, tout ce qui reste à faire, la semaine prochaine il va…, avant l’été il y aura…, pas plus tard qu’hier il a demandé…, et il promet un changement de la loi sur les délinquants mineurs, l’introduction des jurys populaires dans les tribunaux correctionnels…

C’est fini, pour moi l’émission s’est arrêtée là car je me suis endormie.

Le lendemain, sur le pont avant l’aube, je feuillette le journal de la veille, ainsi que le le fais très souvent, en buvant un double expresso.

A la page télévision, je lis : ARTE 22h30 « Le Culte des seins » une ébouriffante aventure culturelle des rondeurs mammaires

Aventure culturelle ? Miam, miam ! Je continue ma lecture :

De l’Amérique « mammoschizophrène » à l’Allemagne aux seins omniprésents, en passant par la France à la volupté à géométrie variable, c’est un voyage sensuel et gonflé d’humour. 

Et plus loin, je lis :

On sourit beaucoup dans ce film résolument optimiste et critique de Laure Michel et de Nicolas Leroux. Ainsi savez-vous qu’il existe vingt façons de caresser les seins ? Lécrivain mammophile Martin Monestier distingue parmi les grandes catégories de « caresseurs » : l’écraseur, l’étireur, le besogneux, le tripatouilleur, qui exerce la panoplie de toutes les caresses possibles… C’est presque un artiste ! 

Je n’en saurai pas beaucoup plus !

Ah Nicolas ! Que je vous en veux de m’avoir fait rater tout cela !

Marianne A., Dans le sac de Marianne ( 29)

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Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

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Artistes et musiciens de rue

Posté par corto74 le 28 décembre 2010

Artistes et musiciens de rue dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter ! 011 dans zOne Le sAc de Marianne                                     

« J’aimerais contenter les foules, oui, j’aimerais ! Parce qu’elles vivent et qu’elles nous font vivre. Voici nos tréteaux installés, nos planches à peine fixées, et ils sont déjà là, tranquilles, le sourcil dressé, l’oeil écarquillé, tout prêts à s’émerveiller. Et chacun d’eux se promet une fête… Et ce miracle qui touche et réunit tant d’êtres si divers, c’est l’ouvrage du poète. » 

Goethe, extrait du Prélude sur le théâtre qui introduit Faust (traduction Michel Bataillon)

Contenter les foules, tel était le rôle des artistes au temps de l’âge d’or de notre culture européenne ! Mais aujourd’hui, où notre culture est organisée par un ministère, les artistes sont les otages de l’état qui détient le nerf de la guerre : l’argent. La plus grande partie des financements est absorbée par les grandes machines subventionnées : maisons d’opéra, théâtres nationaux, etc., les collectivités locales s’occupant des théâtres et associations artistiques de province.

On peut dire qu’à cet égard c’est le plus grand arbitraire qui prévaut, les projets artistiques étant tributaires des changements politiques. Je n’en veux pour preuve que ce festival des « Musiques de rues » de Besançon qui, après deux ans d’efforts payés par un réel succès populaire dépassant de loin, et les limites de la ville, et les limites de la région, a été obligé d’annoncer à son public, à l’occasion de la troisième performance, que ce serait la dernière, la nouvelle municipalité socialiste ayant décidé d’annuler ce festival de rue, populaire et gratuit.

Ajoutez à cela la modification du statut des intermittents du spectacle, demandée par le MEDEF, négociée et signée de manière déloyale par un syndicat minoritaire, qui, en s’attaquant aux artistes s’en est aussi pris à leurs employeurs : les petits patrons du secteur culturel faisant travailler plus de 80 % des artistes du pays !

Pour faire bonne mesure on a aussi coupé dans les budgets alloués à la culture et les petits propriétaires de salles ont été dans l’incapacité de rémunérer les artistes. Il se sont alors contentés de louer leurs salles à des maisons de production qui  y produisirent leurs propres artistes.

Et c’est ainsi que des milliers d’artistes ont été jetés à la rue, seul espace de liberté qui leur reste, et où ils jouent gratuitement.

Si au détour d’une rue ou d’une place, tu croises la route d’un musicien, passant, arrête-toi et écoute-le : il a besoin de toi, mais toi, tu as peut-être encore plus, besoin de lui. Il te rappellera que, comme l’écrit Cassandre sur son blog, relayé par Didier Goux :

«En Occident et tout particulièrement en France, la rue citadine a toujours été un lieu d’étonnements et de découvertes, un lieu de plaisir et de spectacle, un lieu d’échanges et de mélanges  où hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres, compatriotes et étrangers sont heureux de se côtoyer et le font paisiblement, bref, un lieu civilisateur par excellence.» 

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Bonne fin d’année à tous !

Marianne A., Dans le sac de Marianne (22)

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Il faut du CRAN pour lire Lozès !

Posté par corto74 le 23 décembre 2010

Il faut du CRAN pour lire Lozès ! wikio4 Voter !

heimdall2Connaissez-vous Patrick Lozès ? Non ? C’est le président-fondateur du CRAN, Conseil Représentatif des Associations Noires. Un truc qui compte et qui pèse dans le landerneau des prompts à crier à la moindre discrimination. Dans son dernier remarquable billet, Mr Lozès s’insurge et ne comprend pas qu’aux USA il y ait eu levée de boucliers contre un film dans lequel Heimdall, Dieu nordique, est interprété par un acteur noir. Sus aux racistes, donc ! Halte aux discriminations, Non à l’intolérable !  « Puisque nous savons pas si Dieu est blanc ou noir »,  note-t-il, « pourquoi un black ne pourrait pas interpréter le rôle d’un Dieu nordique ? ». Tu l’as dit, Patrick, c’est vrai: nous pourrions demander à Morgan Freeman d’interpréter Bill Cody ou bien à Pascal Légitimus de jouer le rôle de De Gaulle, qui sait, peut-être bien que Gong Li ferait une parfaite Jeanne d’Arc dans le prochain Besson ! Ca pourrait marcher à condition d’en faire des parodies et non un film historique ou tout simplement empreint d’un minimum de réalisme.

Mais, comme si nous ne le savions pas, il enfonce le clou: « Les dieux fussent-ils scandinaves peuvent être interprétés par des acteurs noirs, encore heureux! » Mon pauvre Patrick, nous le savons qu’un acteur noir peut tout jouer, pourquoi aller imaginer le contraire sauf à confondre comédie burlesque et  imagerie populaire ! Vous croyiez en avoir fini ? Non. Vous apprendrez en le lisant qu’en France:  »être un acteur noir, n’est pas encore exactement la même chose qu’être un acteur blanc ! ». Il ne manquerait plus que ça. Cher Patrick, que tu le veuilles ou non, un noir n’est pas blanc et quand bien même tout le talent du monde, à moins de sombrer dans le grotesque, Depardiou n’interprètera jamais Toussaint Louverture. C’est ainsi.

Je suis désolé, mon cher Patrick, mais au nom de la lutte contre les discriminations, on ne peut pas se gargariser de pareilles conneries et crois-moi, il ne s’agit pas de wacisme à la mode Dupont Lajoie, juste de bon sens. Oui, « être noir n’est pas exactement la même chose qu’être blanc. Etre femme n’est pas exactement la même chose qu’être homme », nous le savions. La lutte contre les discriminations et pour la parité est une yolie chose dans la vulgate germanopratine à condition de ne pas se complaire dans le militantisme festif et de faire preuve d’un minimum de réalisme. Tu me dis, cher Patrick, que « le CRAN souhaite une égalité entre TOUS les français quels qu’ils soient et pour ce faire, lutte contre les discriminations qui remettent en cause le pacte républicain ». Encore faudrait-il que Tous tes Français soient égaux, le croire serait la plus belle des inepties. Les noirs ne sont pas blancs, les femmes n’ont pas de kikis, les hommes point de trompettes procréatives, c’est ainsi. La parité est un faux combat, cher Patrick, l’autonomie que chacun peut mettre en oeuvre, par son éducation, son talent, sa persévérance ou son intelligence est le seul combat qui vaille. Aider autant que faire se peut au développement de cette autonomie par l’école, le bon sens, l’éducation, la culture et l’égalité quand elle est possible, là s’arrête ton pacte républicain!

Au fait, Patrick, avant de te laisser avec tes portes ouvertes et au cran qui te caractérises à défendre l’indéfendable, juste une question, tu te vois jouer Arthur, Merlin l’Enchanteur ou Jean Moulin ? Ne me dis pas oui, cela prouverait que tu n’as rien compris à mon billet et à ce que c’est que d’avoir une couleur de peau différente d’une autre couleur de peau.

Folie passagère 520.

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Le destin de Paul

Posté par corto74 le 16 novembre 2010

Le destin de Paul dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Picasso-Mere-et-son-fils dans ZonE HistOires vRaiesPaul avait quatorze ans l’été où son père décida de les quitter. Eux, c’étaient, outre Paul, son frère, ses trois soeurs et leur mère. Il alla s’installer au premier étage de leur vieille maison, celui qui donnait de plain-pied sur la place du village. Eux continuèrent à habiter le rez-de-chaussée qui donnait sur la rue. Il vécut encore vingt-cinq ans, là, au-dessus de leurs têtes, mais aucun ne le revit jamais que mort.

Paul n’était que le second fils, mais le jour où son père monta à l’étage, sa mère lui dit : « Maintenant ce sera à toi de t’occuper de nous. » Paul baissa la tête. Il avait accepté. Il avait laissé sa mère lui voler son destin. Dès cet instant il sentit sur ses épaules tout le poids du fardeau qu’elle y avait mis. Pourtant il savait qu’il ne se déroberait pas : il avait un nouveau destin, un destin choisi par sa mère. En Octobre, il retourna au lycée de la petite ville où il était en pension. Sa vie continua tranquille et morne. C’était un bon élève doux et rêveur.

Aux vacances il revenait au village. Sa mère était contente de lui. Elle lui disait : « Je suis heureuse de voir que je peux compter sur toi. » Il était fasciné par les jeux étranges de ses petites soeurs. Son frère courait déjà les filles. Les années passèrent. Quand il quitta le lycée, une vieille tante s’offrit à l’héberger pour qu’il puisse suivre les cours de l’Ecole supérieure de commerce. Sa mère aurait préféré qu’il cherche tout de suite du travail : elle avait du mal à élever les petites, mais n’insista pas. Elle lui dit seulement : « Pour l’argent, il faudra que tu te débrouilles tout seul. » Il ne se passionna pas à proprement parler, pour ses études, mais y réussit très bien. De plus il occupait plusieurs petits emplois. Le travail ne lui faisait pas peur, si bien qu’il menait une vie qui ne le distinguait en rien de ses camarades. Il n’avait plus le temps d’aller au village aussi souvent. Quand  cela lui arrivait, ce qui le frappait le plus, c’était le changement de ses soeurs. C’était à peine croyable, ce en quoi ces gamines étaient en train de se transformer, là, pratiquement sous ses yeux ! Son frère avait quitté la maison. Sa mère profitait toujours de sa présence pour demander à Paul de l’emmener au bal. Il était fier de la faire danser. Elle était si mince, si blonde, sa peau était si claire et ses yeux si bleus qu’elle ne ressemblait à aucune des femmes de la région. Quand il la regardait ou l’écoutait parler, il se disait, avec indulgence, mais non sans une pointe de condescendance : « C’est bien une femme ! » Les autres femmes, pourtant, il n’avait jamais songé à les regarder. 

Il partit pour l’armée son diplôme en poche. Il était devenu un grand jeune homme à la silhouette élégante.  Son visage était grave et empreint de douceur et ses yeux gardaient en toute circonstance, un fond de tristesse. Il s’accommoda très bien de la vie de caserne. Il devint vite élève officier, puis sous-lieutenant. En écoutant les conversations de ses camarades, il se dit que, peut-être, il était différent des autres. Cela ne le tourmenta pas outre mesure, mais la première fois qu’il éprouva du désir, ce fut pour un homme, alors, quelque chose  en lui bascula dans la panique. Après le service militaire, il revint à la maison. Ses soeurs étaient maintenant de vraies jeunes filles qui se chamaillaient violemment. Sa mère ne changeait pas. Se pouvait-il qu’une femme si belle demeurât toute seule ? Elle se fit conduire au bal et dansa à perdre haleine. 

Cet été-là, il vit beaucoup un de ses cousins. Il en tomba éperdument amoureux. Un jour, celui-ci  lui offrit un triple anneau d’or. Peu de temps après, il l’invita à son mariage. Paul ne s’y rendit pas et évita longtemps de revoir son cousin.  Paul avait maintenant une bonne situation. Il était responsable financier d’une firme  importante. Il était très apprécié pour son travail où il faisait merveille et ses collègues femmes l’adoraient. Il cachait son visage derrière une moustache très belle et très soignée dont il redressait les bouts effilés vers le haut. Elle lui donnait un air conquérant et toute la douceur de sa physionomie s’en trouvait comme abolie. Le jour, il était un employé modèle. La nuit, il fréquentait, ce qu’il faut bien appeler des bouges. Le dimanche il allait au village. Sa mère l’attendait. Il apportait de l’argent. Ses soeurs parlèrent fiançailles, mariage. Il paya les toilettes, il paya les trousseaux. Quand toutes furent mariées et que sa mère se retrouva seule à la maison, il arriva un dimanche, avec une belle émeraude montée en bague. Elle pleura en la voyant. Elle n’avait jamais eu de bague. Elle lui dit : « Je dirais à tes soeurs qu’elle sera pour toi quand je serai morte. » Il la regardait ému. Il n’avait jamais pensé qu’elle pût mourir. Mais c’était vrai qu’elle vieillissait. Physiquement c’était imperceptible, mais par exemple, il y avait longtemps qu’elle n’avait plus demandé à aller au bal. Ce jour-là elle leva les yeux et, désignant le plafond, lui dit : « Il a passé un mauvais hiver : je l’ai entendu tousser chaque jour ! » Paul abasourdi, comprit qu’elle lui parlait de son père. Ainsi, cet  homme  qui les avait abandonnés depuis tant et tant d’années, elle, elle ne l’avait jamais quitté !

Paul avait près de trente ans quand il connut Manolo, un jeune mécano espagnol qui en avait presque dix de moins. Il décida de vivre avec lui et ce furent des années heureuses. Quatre ans plus tard Manolo quitta le garage. Paul lui avait acheté une belle boutique, en plein centre-ville. Paul garda son emploi et s’occupait de la gestion de la boutique. Manolo, lui, en assurait l’animation. Leur association fut un véritable succès. La boutique prospéra. Tout le monde aimait Manolo, le charmeur, tandis qu’on craignait Paul. Dans le milieu des affaires dont il connaissait toutes les arcanes, il passait pour « un à qui on ne la fait pas. » Physiquement il avait changé. Sa silhouette était devenue plus massive, encore qu’il soit resté très svelte. Il portait toujours un grand trench-coat de cuir noir, resserré à la taille par une ceinture. Il cachait sa calvitie sous un feutre, noir également, dont il prenait la peine de toujours rabattre le large bord sur son visage. Il appelait cette tenue son « uniforme ». Ce n’était qu’habillé ainsi qu’il se sentait à l’aise.  Sa mère supporta mal son amitié pour Manolo. Elle se fit de plus en plus exigente. Si un dimanche il n’allait pas la voir, c’étaient des reproches sans fin. Elle l’accablait de tous les problèmes réels ou imaginaires de ses filles, de ses gendres et de ses petits-enfants. Il n’était pas rare qu’il ne se couche pas de la nuit pour pouvoir la mettre, lui-même au train, ainsi qu’elle le voulait, quand il lui prenait la fantaisie de se faire offrir un voyage ou une cure. Jamais il ne se plaignait et il n’avait même pas l’idée qu’il pût lui refuser quoi que ce soit.  L’usure du temps finit par avoir raison de sa liaison avec Manolo. Ils reprirent chacun sa liberté et se quittèrent bons amis. Néanmoins ils restèrent associés et continuèrent à prospérer, possédant deux, puis trois boutiques. 

Un jour que Paul se trouvait à l’autre bout de la France pour ses affaires, on le prévint que sa famille avait téléphoné. Sa mère était morte subitement. Il prit sa voiture comme un fou et se jeta sur l’autoroute inconscient de tout ce qui n’était pas l’atroce souffrance qui lui broyait le cerveau et lui tordait le ventre. Incapable de la maîtriser, il la subissait comme l’aurait subie un animal mortellement blessé. Combien de temps cela dura-t-il ? Par quel miracle une pensée se constitua-t-elle, émergeant de tout ce malheur, et réussit-t-elle à éclater dans son cerveau endolori comme une bulle d’oxygène ? Peu à peu, la souffrance relâcha son étreinte pour faire place à … – comment dire ? Oui  c’était bien ça – à une sorte d’apaisement. Lui, qui ne se rappelait pas avoir jamais pleuré, pleurait maintenant, sans essayer, ni d’arrêter, ni même d’essuyer ses larmes. Il pleura ainsi très longtemps. Quand il arriva au village, il était épuisé mais presque serein. Il ne ressentait plus qu’un profond chagrin pour cette mère tant aimée qui n’était plus. A partir de ce moment-là, tout se passa pour lui, comme dans un rêve absurde. A peine eut-il ouvert la porte de la cuisine qui donnait sur la rue, que sa mère toute vêtue de noir, se précipita vers lui : « Mon pauvre petit, murmurait-elle, n’avais-je pas senti que ton père était malade ? » « Mon père est donc mort aussi ! » pensait-il en embrassant sa mère. Il assista à l’enterrement comme s’il s’était trouvé là par hasard, comme s’il ne s’agissait pas de son père, comme s’il n’était pas le fils. Qui était-il aujourd’hui ?  Après la cérémonie, tous discutèrent âprement de ce qu’il convenait de faire. Paul n’écouta ni n’entendit rien de ce qui se dit. Cela ne l’intéressait pas. Il était ailleurs. Il se disait : « Le moment est venu pour moi de quitter tous ces gens. » Sa famille ? Il les voyait maintenant comme des étrangers. Alors sa mère lui dit : « Paul, la semaine prochaine, il faudra venir me chercher pour m’accompagner chez le notaire ! » Sortant de sa rêverie et la regardant bien droit dans les yeux, il répondit calmement : « Non maman, cela me sera tout à fait impossible. »

Il allait avoir quarante ans.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (16)

835ecd7e-0c90-11de-8430-ac51b310344a dans zOne Le sAc de MarianneD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

( illustration: « Mère et son fils » de Picasso )

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Info, Intox et petites bouses

Posté par corto74 le 28 octobre 2010

Info, Intox et petites bouses dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

don_quichotte dans Zone PolititruCDes journalistes se font cambrioler. Oui, et bien, on ne va pas le dire mais c’est sûrement les services de la Sûreté du petit Nicolas ! Bon, on ne le dira pas franchement, on sous-entendra, on tournera le regard en direction du Château, c’est forcément lui - il n’aurait rien d’autre à faire – qui a ordonné ces perquisitions illégales. Info, non, Intox, peu importe, on a ainsi, une fois encore, facilement, jeté une petite bouse dans la cour de l’Elysée. Ca ne mange pas de pain et cela fait du bien !

Des policiers se déguisent en casseurs, jettent des cailloux, brisent une vitrine; pour un peu, il n’y aurait eu aucun casseur, que des flics grimés, singeant la caillera. Mélenchon éructe et crie, Thibault en rajoute une couche, l’Etat policier de Sarkozy s’infiltre dans les manifs. Mais dites-moi, les biquets, ce n’est pas nouveau. De tout temps, les flics ont joué les infiltrés pour essayer de cerner, comprendre et identifier les malfaisants, accesssoirement les arrêter. Scusez ! Corto, ce coup-ci, ils ont caillassé, cassé. Ben oui, mon brave, alors, accusez, portez plainte, demandez l’ouverture d’une enquête; qu’est-ce qui vous en empêche. Vous accusez, vous en avez sans doute les moyens: des preuves, des indices… Allez-y, ayez les coucougnettes d’aller au bout de vos accusations ! Info, non, Intox, Mélanchonades foireuses (pléonasme), peu, importe, la petite bouse supplémentaire que l’on jette négligemment. Nuire à bon compte.

La réforme des retraites a été votée par les 2 chambres. Une bonne chose de faite avec ses progrès, ses imperfections et quelques aigreurs compréhensibles, parfois grotesques… Les manifestations s’éssoufflent, le calme revient… Mais non, l’esbroufe dans le vent est autre: le Nico, il a fait la réforme uniquement pour que son frangin s’en mette plein les fouilles avec son entreprise de gestion de fond de retraite par capitalisation. Non, Guillaume, comme tout bon chef d’entreprise saisit une opportunité. Qui pourrait l’en blamer si ce n’est ces mêmes poseurs de crottes insignifiantes ? Info, non, Intox, de petits étrons laissés, il faut que cela pue !

Serais-je tel un Don Quichotte en Sarkozie, je ne sais pas, mais plus on lui tape bêtement dessus, plus j’ai envie de le soutenir.

Folie passagère 471

M%C3%A9lenchon2D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Bloquons, brûlons mais partons en vacances…

Posté par corto74 le 18 octobre 2010

Bloquons, brûlons mais partons en vacances... wikio4 Voter !

Ca y est, nous y sommes, ou presque. Le grand soir dont rêve tout syndicaliste ? La révolte gronde. Après les lycéens, les routiers se réveillent subitement, comme par enchantement, et entrent dans la danse de la contestation. Contestation dont on voudrait nous faire croire qu’elle ne concerne que la réforme des retraites. Allons-y gaiement, que sonne l’hallali, que raisonnent les trompettes crépusculaires: Foutons le Bordel , que Diable, la Révolution. C’est vrai quoi, nous sommes un pays riche qui peut tout se permettre. Bloquons le pays, les lycées, les maternelles, les facs, les ports, les stations-services (qui ne dispensent plus de services depuis bien longtemps), les trains, les métros, les hypermarchés, les hopitaux, les rond-points, les distributeurs de biftons, tiens, bloquons même les saunas ! Bloquons ! Invitons à la danse les casseurs de banlieues et à l’occasion, brûlons quelques voitures et quelques abribus, brûlons ! et puis pillons, pourquoi pas !

Non mais franchement, c’est pas bientôt fini les conneries? Tout ça pour une réforme des retraites…qui servirait plutôt de catalyseur, de révélateur à une grogne plus latente, un ras le bol plus sournois, une cocotte en ébullition. Qui n’a pas rêvé, une fois dans sa vie, de revivre 68, de regalérer comme en 95 ?

Ah ! Cette réforme des retraites que tous les pays européens ont réussi à finaliser dans un consensus qui forcerait presque l’admiration… sauf chez nous. Ah, ces syndicats qui se tirent la bourre entre eux. La CGT qui hausse le ton pour ne pas se faire baiser par SUD. L’UNL, syndicat de lycéens, qui compte les lycées bloqués avec la même rigueur que le cégétiste de base marseillais. Chacun rêve de son heure de gloire, qui de Thibault, de Cherèque ou de Mahieux pêtera plus haut que l’autre?

Blocages et dérapages, voilà ce qui semble faire la loi ici, chez nous. Faire la grève et manifester, oui, c’est un droit; empêcher les autres de vivre normalement, c’est une obstruction à leurs libertés. Oui, peut-être bien que je me répète, et alors ?  Je note juste qu’avant l’arrivée des jeunes dans ce conflit, point d’incidents graves, pas de voitures brûlées.  Je note juste que, partout ailleurs, en Europe, y compris sous la houlette de gouvernements socialistes, chacun a compris qu’il fallait réformer, même les retraites. Je note juste qu’en France, 1 million de manifestants selon la police et 3 millions selon les syndicats mettent le bronx dans la vie de 64 millions d’habitants. Je note juste que le port de Marseille est passé du 2 au 4ème rang européen. Je note juste que le blocage du même port a déjà couté plus de 30 millions d’euros. Je note juste que demain, encore, ce sera manifs un petit peu partout. Je note juste qu’encore une fois, sur des enjeux importants, nous ne sommes pas capables d’avancer. La faute au gouvernement, sans doute; la faute aux syndicats, certainement. Non décidément, tout cela ne me plaît pas, vraiment pas.photo_1283855344795-4-0

Mais comme dirait mon camarade blogueur de gauche, faudrait pas que cela dure: « Je suis en vacances en fin de semaine et je me demande bien comment je vais aller en Bretagne. » Y en a qui ont de la chance ! Les grèves et les manifs , c’est bien, mais faut pas que cela nous empêche de vivre… N’est-il pas ! Alors oui, allons-y pour la contestation, on continue. Okay les mecs ? okay, les lycéens et étudiants, les routiers, les profs et cheminots, okay ? Pas de trêve pendant les vacances, personne ne part, pas même vous ! La lutte doit continuer, le gouvernement doit reculer. Hein, Camarades, ce ne sont pas les vacances de Toussaint qui vont vous faire reculer !

Folie passagère 464.

greveroutiers1D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Allons z’enfants battre le pavé… encore !

Posté par corto74 le 13 octobre 2010

Allons z'enfants battre le pavé... encore ! dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

40014_manifestation-de-lyceens-le-7-octobre-2010-a-toulouse dans Zone PolititruCLa liberté des uns commence-t-elle là où s’arrête celle des autres ? C’est pas mal aussi dans ce sens là, non? Parce que ces grèves et ces manifestations à répétition, c’est un peu ça. Le droit de grève, oui; le droit de manifester, oui aussi. Mais lorsqu’à force de répétitions, de manipulations, de blocages d’usines, de facs, de lycées, de ports, de trafic ferroviaire… et d’incitations irresponsables à descendre dans la rue, on empiète sur le droit et la liberté des autres d’aller bosser, d’aller apprendre, d’aller où bon leur semble, de vivre. Il y avait longtemps que les syndicats n’avaient pas eu un bon os à ronger pour essayer de redorer leur blason terni; ils leur manquaient l’occasion de montrer à tous, y compris à ceux qui ne manifestent pas, qu’ils sont les Maîtres de la rue et du foutage de merde. C’est vrai, quoi, la France se porte bien, tout va bien, il n’ y a plus ni chômage, ni crise, ni déficits, tout va bien! Manifestons, grévons, crions, vitupérons tout et n’importe qui, paralysons un peu plus notre économie et notre pays, après tout, il devrait bien pouvoir le supporter.

Alors, l’os à ronger s’appelle officiellement réforme des retraites. Mais, il faudrait être autiste pour ne pas se douter que la moelle à sucer est tout autre: Peut-être plus encore que cette réforme, comment ne pas imaginer que c’est aussi, en réalité, la politique globale menée par Sarkozy qui est visée. Que cette dernière n’ait pas l’heur de vous plaire, messieurs les grévistes, soit, vous aurez bien en 2012 l’occasion de le manifester en ordre serré et pacifiquement dans les urnes.

Oui, ces grèves et blocages m’indisposent et m’énervent car elles sont menées pour une bonne part par ceux qui ont le moins à perdre. Ceux qui sont les seuls à pouvoir paralyser le pays (d’où l’importance de leurs avantages acquis), les cheminots, les agents de la RATP, les dockers. Ceux-là même qui bénéficient en matière de retraites de régimes spéciaux, vraiment spéciaux: Pour eux, les 2 années de plus à bosser… c’est en 2022 !  »Une injustice criante qui ne les empêche pas de défiler au nom de la solidarité «  ! Foin de solidarité avec ceux qui pensent à l’opposé des discours syndicaux, fi de la liberté de circuler, de travailler et d’aller s’instruire pour ceux qui ne vont pas dans le sens de cette contestation.

Il ne manquait plus que les jeunes pour que la mayonnaise soit parfaite, les jeunes dont on voudrait nous faire croire qu’ils se sentent réellement concernés par cette réforme qui, maintes fois révisée, sera devenue obsolète lorsqu’ils parviendront en âge d’en profiter. Les jeunes dont on craint, souvent à juste titre, les débordements, les jeunes pour faire trembler le gouvernement. « Je demande à la jeunesse de descendre dans la rue pacifiquement… » Quelle irresponsabilité de la part de Ségolène si ce n’est l’envie de mettre sciemment le feu aux poudres lorsque le mouvement semble fléchir. Ils ne sont pas manipulés par les syndicats et l’opposition, les jeunes ? Où étaient-ils donc ces mêmes jeunes en août, en septembre ou début octobre lorsque les syndicats défilaient sans avoir besoin d’eux ? Il fallait que le ballon gonfle et que les défilés grossissent, appelons donc à la rescousse cette jeunesse maléable tout juste bonne à battre le pavé en tête des défilés pour le plus grand bonheur des Mailly, Thibault, Chérèque et consorts…

Oui décidément, ces grèves et manifestations m’insupportent, elles prouvent, encore une fois, si besoin était, que la France est un pays où tout consensus face aux enjeux de l’avenir est impossible.

Folie passagère 460.

g_Greve-12-octobre-2010-1286807190D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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100% Plaisir, 100% remboursé…

Posté par corto74 le 25 septembre 2010

100% Plaisir, 100% remboursé... wikio4 Voter !

952030

Le plaisir ne devrait pas être une question d’argent et pourtant… 

Ils nous prennent vraiment pour des cons ! Si, si ! Tiens, regarde, c’était à midi, nous en avons débattu. La question était: Quel temps es-tu prêt à sacrifier pour récupérer 2,27 euros dépensés chez Auchan ou Carouf ?

Perso, je n’ai pas de temps à perdre, j’ai un billet à écrire mais mon frangin qui est un peu beauf, si. Voilà donc, le parcours du combattant qu’il te faudra parcourir pour recevoir dans 6 semaines, au minimum, les 2,27 euros sus-annoncés. Il faut d’abord les dépenser, fastoche: une cave-fraîcheur Roquefort Société, 150 grammes de pur bonheur ( à condition de le sortir au moins 1 heure avant dégustation du frigo, si possible, alors, accompagné d’un bon vin rouge type Saint Emilion ). Passons sur la cave fraîche, comme si une boîte en plastique pouvait être assimilé (ou faire office de) à une cave-fraîcheur. Bref, t’as raqué en caisse mais le monsieur pose certaines conditions pour que tu sois remboursé et là, c’est Golgotha et chemin de croix !:

- Découper soigneusement l’étiquette avec l’offre de remboursement, « 100% Plaisir, 100% remboursé! » (notez le P majuscule et le r minuscule),

- Avoir conservé le ticket de caisse,

- Le code-barre du produit,

- Justifier, sur papier libre, en 5 lignes minimum, du plaisir orgasmique ressenti lors de la dégustation du dit-Roquefort-Plaisir,

- Toujours sur papier libre (t’as déjà vu du papier embastillé ?), décliner son idendité: nom, prénom, âge et qualités, adresse et préférences sexuelles (non, là, c’est moi qui brode un peu),

- Fournir un RIB ou un RIP (rien à voir avec rest-in-peace ), ce qui, par ailleurs, limite de plus en plus le nombre de remboursement, vu que chaque année, parait-il, près de 10 000 personnes quittent le système bancaire pour des raisons « philosophiques »,

- Soigneusement, tu mets le tout dans une enveloppe dûment affranchie en recopiant méticuleusement l’adresse ( une petite faute et Adieu le virement-remboursatoire),

- Une fois que tu as fait tout cela, tu prends ta caisse et tu vas poster le tout…. (timbre remboursé sur simple demande faite sur papier libre, envoi à la même adresse que précédemment)

De retour, tu bois un coup pour te remettre d’une pareille épreuve et y a plus qu’à… attendre 6 semaines pour récupérer ta mise. Et vous savez quoi ? Si 4% des acheteurs demandent le remboursement, les pros du marketing estiment que l’opération est un succès. Au delà de 5%, c’est un triomphe et les remboursement sont pris en charge par l’assurance du Roquefort. Ben oui, tout s’assure de nos jours, même le temps perdu. En tout cas, une belle opération qui meuble la conversation quand tu ne sais pas de quoi causer avec ton beauf de frangin…

Folie passagère 449.

Tatouage-Code-Barre-Cou-5551056582D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

nb: Vous noterez, dans ce billet, l’absence de tous liens ou clics à suivre, paraît que cela ne sert à rien, qu’il a dit, l’autre … autant lui faire plaisir, c’est 100% gratuit.

Publié dans zonE soCiété | 32 Commentaires »

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