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Lettre à un ami musulman

Posté par corto74 le 31 mars 2011

Lettre à un ami musulman dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

cop%C3%A9 dans Zone PolititruC Le journal L’express a demandé à Jean François Copé d’expliquer, sous la forme d’une lettre, son état d’esprit à quelques jours de l’ouverture, au sein de l’UMP, d’un débat sur la laïcité.

« Mon cher ami, 

Voilà des années que nous évoquons ensemble la difficulté des musulmans en France à faire comprendre leur foi, défigurée dans l’opinion par des comportements radicaux ultraminoritaires. Voilà des années que nous déplorons tous les deux le mélange d’incompréhensions, de peurs, de caricatures qui domine au sujet de l’islam, à tel point que beaucoup de nos compatriotes considèrent à présent que « les musulmans ne sont pas bien intégrés » ou, pire, que « la communauté musulmane est une menace ».  

Je devine la peine immense que vous devez éprouver en constatant cela. Vous dont le grand-père est tombé en héros à Verdun, avec 70 000 frères d’armes de confession musulmane venus défendre la France. Vous qui êtes pleinement français et si fier de l’être, conjuguant, comme tant d’autres, foi religieuse et attachement à la République. 

Hier, vous m’avez dit votre perplexité à l’égard de ce « fichu débat » – ce sont vos mots – que l’UMP a lancé sur la laïcité. Loin de vous rassurer, cette initiative vous inquiète. Il est vrai que, depuis des semaines, tout ce que Paris compte d’imprécateurs et de polémistes aura fait de son mieux pour déformer nos intentions.  

Pour nous faire renoncer, on aura tout tenté: manipulations, insultes, intimidations… Quoi de plus essentiel, pourtant, que de rappeler notre attachement à ce précieux principe de laïcité? Que d’inviter à s’exprimer les différentes sensibilités sur ce bien qui fonde un projet de société généreux et presque unique au monde? Car la laïcité n’est pas le rejet des religions; c’est la liberté pour chacun, s’il le souhaite, de pratiquer son culte, dans le respect de celui des autres et dans le respect des lois de la République. Elle a une longue histoire, parfois houleuse. 

Alléger le fardeau

La laïcité de 1905 poursuivait un objectif premier: séparer à tout prix les Eglises et l’Etat pour en finir, disait-on alors, avec ces confusions censées tromper le peuple. La laïcité de 2011 n’a pour essence ni la division ni le combat. Elle doit au contraire rassembler. Pour mieux vivre ensemble. 

Son premier ennemi, c’est aujourd’hui l’ignorance. La méconnaissance de l’autre, de sa confession ou de sa philosophie, de ses espérances ou de ses doutes… Je voudrais tant que ce débat soit l’occasion magnifique de se mettre à l’écoute, pour mieux se connaître, se respecter et construire l’avenir. 

Nous n’éluderons pas les enjeux de l’islam de France, les progrès accomplis comme ceux qu’il reste à faire. Vous me disiez votre crainte à cet égard. C’est tout l’inverse. Notre objectif est d’alléger le fardeau qui pèse sur les épaules des musulmans de France. Ils n’en peuvent plus d’une stigmatisation causée par des comportements qu’ils condamnent. Vous êtes toujours le premier à me le dire : la pratique de l’islam dans une République laïque, ce n’est pas la burqa, ni les prières de rue, ni le rejet de la mixité… 

Le FN et les islamistes se régalent de nos divisions. Ils les suscitent parce qu’ils en vivent. Par cette lettre, je veux vous dire que nous pouvons les arrêter. Là où ils dénoncent, nous proposons. Là où ils jouent sur les fantasmes, nous clarifions les choses. Imaginons ensemble que les fidèles disposent de lieux de culte à taille humaine, en nombre suffisant et financés dans le respect de la loi de 1905. Imaginons des ministres du culte formés en France et attachés à nos valeurs. Imaginons un Code de la laïcité, connu et respecté de chacun, car rappelant à tous les règles indispensables dans nos rues, nos écoles, nos entreprises… 

Vous le voyez, les mots que j’emploie, l’objectif que je poursuis sont empreints de paix et de respect, à mille lieues des procès d’intention que l’on nous fait. La source de mon engagement n’a jamais été la division ; c’est la volonté de rassembler. Mon combat, ma vie, c’est le service d’un pays où chaque Français est considéré. Où chaque Français est important. Mon cher ami, partageons ensemble cette mission. Elle a pour nom Fraternité. »

Jean François Copé.

Vous en pensez quoi ? de ce débat, de cette lettre ?

Folie passagère 605.

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DSK n’ira pas, voici pourquoi

Posté par corto74 le 21 février 2011

DSK n'ira pas, voici pourquoi dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

17 dans Zone PolititruCSérieusement, vous commencez tous à me les briser menu avec votre DSK (je pose un smiley au cas où). Z’y va, z’y va pas … ça fait des mois que cela dure. Le landerneau politico-médiatique ne parle que de cela, la blogosphère en fait des tonnes, tout le monde y va de son pronostic, sondages en main et doigt mouillé dans le vent. Même sa greluche s’en mêle. Le Tonton d’Amérique inquiète la gauche et ferait peur à la droite.

Le gusse vient au 20h, la France s’arrête. Plus de 7 millions de parieurs à écouter la parole du divin Messie du FMI, l’homme de la régulation financière mondiale, le pourvoyeur de pognon des Etats en mal d’oseille, le professeur d’économie,…le socialiste qui joue avec le destin des économies chancelantes. Les besogneux de la métaphore cachée et de la petite phrase à double sens ont bien cherché mais qu’a-t-il dit, finalement pas grand chose. Alors STOP!

D’abord, je dis stop parce que, au cas où vous ne l’auriez pas compris, monsieur Dominique, comme tous ses « copains » du PS, il a jusqu’a fin juin début juillet pour se déclarer. Alors à chaque jour suffit sa peine, je n’ai pas envie d’en prendre une dose tous les jours jusqu’au plein été. Ce qui suivra, avec les primaires à la noix, suffira amplement à alimenter notre trop plein. Et quand il y a trop plein, il y a …gerbage.

Ensuite, je dis stop parce que moi, je sais pourquoi DSK ne se présentera pas aux primaires socialos. Parce que c’est un homme de parole, un homme qui tient ses engagements (y compris ceux de fidélité à son épouse, coup bas, je sais). Il y a bientôt 3 ans, en pleine connaissance de cause et parfaitement informé de l’agenda de l’activité politique française, DSK, a accepté le mandat prestigieux de banquier du monde (assorti de tous les avantages et inconvénients dus à la fonction). Il savait donc que ce mandat se terminait en 2012 après l’élection présidentielle de par chez nous. Comment imaginer, donc, qu’un homme si sérieux puisse revenir sur son engagement d’être patron jusque fin 2012 du FMI. CQFD, DSK est un homme de parole, il n’ira donc pas.

Donc, je vous demande de vous arrêter, cessez de nous casser les pieds avec DSK, on verra bien en temps utile. Il me semble que là ne sont pas les préoccupations essentielles des Français de base.

Folie passagère 567.

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Le destin de Paul

Posté par corto74 le 16 novembre 2010

Le destin de Paul dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Picasso-Mere-et-son-fils dans ZonE HistOires vRaiesPaul avait quatorze ans l’été où son père décida de les quitter. Eux, c’étaient, outre Paul, son frère, ses trois soeurs et leur mère. Il alla s’installer au premier étage de leur vieille maison, celui qui donnait de plain-pied sur la place du village. Eux continuèrent à habiter le rez-de-chaussée qui donnait sur la rue. Il vécut encore vingt-cinq ans, là, au-dessus de leurs têtes, mais aucun ne le revit jamais que mort.

Paul n’était que le second fils, mais le jour où son père monta à l’étage, sa mère lui dit : « Maintenant ce sera à toi de t’occuper de nous. » Paul baissa la tête. Il avait accepté. Il avait laissé sa mère lui voler son destin. Dès cet instant il sentit sur ses épaules tout le poids du fardeau qu’elle y avait mis. Pourtant il savait qu’il ne se déroberait pas : il avait un nouveau destin, un destin choisi par sa mère. En Octobre, il retourna au lycée de la petite ville où il était en pension. Sa vie continua tranquille et morne. C’était un bon élève doux et rêveur.

Aux vacances il revenait au village. Sa mère était contente de lui. Elle lui disait : « Je suis heureuse de voir que je peux compter sur toi. » Il était fasciné par les jeux étranges de ses petites soeurs. Son frère courait déjà les filles. Les années passèrent. Quand il quitta le lycée, une vieille tante s’offrit à l’héberger pour qu’il puisse suivre les cours de l’Ecole supérieure de commerce. Sa mère aurait préféré qu’il cherche tout de suite du travail : elle avait du mal à élever les petites, mais n’insista pas. Elle lui dit seulement : « Pour l’argent, il faudra que tu te débrouilles tout seul. » Il ne se passionna pas à proprement parler, pour ses études, mais y réussit très bien. De plus il occupait plusieurs petits emplois. Le travail ne lui faisait pas peur, si bien qu’il menait une vie qui ne le distinguait en rien de ses camarades. Il n’avait plus le temps d’aller au village aussi souvent. Quand  cela lui arrivait, ce qui le frappait le plus, c’était le changement de ses soeurs. C’était à peine croyable, ce en quoi ces gamines étaient en train de se transformer, là, pratiquement sous ses yeux ! Son frère avait quitté la maison. Sa mère profitait toujours de sa présence pour demander à Paul de l’emmener au bal. Il était fier de la faire danser. Elle était si mince, si blonde, sa peau était si claire et ses yeux si bleus qu’elle ne ressemblait à aucune des femmes de la région. Quand il la regardait ou l’écoutait parler, il se disait, avec indulgence, mais non sans une pointe de condescendance : « C’est bien une femme ! » Les autres femmes, pourtant, il n’avait jamais songé à les regarder. 

Il partit pour l’armée son diplôme en poche. Il était devenu un grand jeune homme à la silhouette élégante.  Son visage était grave et empreint de douceur et ses yeux gardaient en toute circonstance, un fond de tristesse. Il s’accommoda très bien de la vie de caserne. Il devint vite élève officier, puis sous-lieutenant. En écoutant les conversations de ses camarades, il se dit que, peut-être, il était différent des autres. Cela ne le tourmenta pas outre mesure, mais la première fois qu’il éprouva du désir, ce fut pour un homme, alors, quelque chose  en lui bascula dans la panique. Après le service militaire, il revint à la maison. Ses soeurs étaient maintenant de vraies jeunes filles qui se chamaillaient violemment. Sa mère ne changeait pas. Se pouvait-il qu’une femme si belle demeurât toute seule ? Elle se fit conduire au bal et dansa à perdre haleine. 

Cet été-là, il vit beaucoup un de ses cousins. Il en tomba éperdument amoureux. Un jour, celui-ci  lui offrit un triple anneau d’or. Peu de temps après, il l’invita à son mariage. Paul ne s’y rendit pas et évita longtemps de revoir son cousin.  Paul avait maintenant une bonne situation. Il était responsable financier d’une firme  importante. Il était très apprécié pour son travail où il faisait merveille et ses collègues femmes l’adoraient. Il cachait son visage derrière une moustache très belle et très soignée dont il redressait les bouts effilés vers le haut. Elle lui donnait un air conquérant et toute la douceur de sa physionomie s’en trouvait comme abolie. Le jour, il était un employé modèle. La nuit, il fréquentait, ce qu’il faut bien appeler des bouges. Le dimanche il allait au village. Sa mère l’attendait. Il apportait de l’argent. Ses soeurs parlèrent fiançailles, mariage. Il paya les toilettes, il paya les trousseaux. Quand toutes furent mariées et que sa mère se retrouva seule à la maison, il arriva un dimanche, avec une belle émeraude montée en bague. Elle pleura en la voyant. Elle n’avait jamais eu de bague. Elle lui dit : « Je dirais à tes soeurs qu’elle sera pour toi quand je serai morte. » Il la regardait ému. Il n’avait jamais pensé qu’elle pût mourir. Mais c’était vrai qu’elle vieillissait. Physiquement c’était imperceptible, mais par exemple, il y avait longtemps qu’elle n’avait plus demandé à aller au bal. Ce jour-là elle leva les yeux et, désignant le plafond, lui dit : « Il a passé un mauvais hiver : je l’ai entendu tousser chaque jour ! » Paul abasourdi, comprit qu’elle lui parlait de son père. Ainsi, cet  homme  qui les avait abandonnés depuis tant et tant d’années, elle, elle ne l’avait jamais quitté !

Paul avait près de trente ans quand il connut Manolo, un jeune mécano espagnol qui en avait presque dix de moins. Il décida de vivre avec lui et ce furent des années heureuses. Quatre ans plus tard Manolo quitta le garage. Paul lui avait acheté une belle boutique, en plein centre-ville. Paul garda son emploi et s’occupait de la gestion de la boutique. Manolo, lui, en assurait l’animation. Leur association fut un véritable succès. La boutique prospéra. Tout le monde aimait Manolo, le charmeur, tandis qu’on craignait Paul. Dans le milieu des affaires dont il connaissait toutes les arcanes, il passait pour « un à qui on ne la fait pas. » Physiquement il avait changé. Sa silhouette était devenue plus massive, encore qu’il soit resté très svelte. Il portait toujours un grand trench-coat de cuir noir, resserré à la taille par une ceinture. Il cachait sa calvitie sous un feutre, noir également, dont il prenait la peine de toujours rabattre le large bord sur son visage. Il appelait cette tenue son « uniforme ». Ce n’était qu’habillé ainsi qu’il se sentait à l’aise.  Sa mère supporta mal son amitié pour Manolo. Elle se fit de plus en plus exigente. Si un dimanche il n’allait pas la voir, c’étaient des reproches sans fin. Elle l’accablait de tous les problèmes réels ou imaginaires de ses filles, de ses gendres et de ses petits-enfants. Il n’était pas rare qu’il ne se couche pas de la nuit pour pouvoir la mettre, lui-même au train, ainsi qu’elle le voulait, quand il lui prenait la fantaisie de se faire offrir un voyage ou une cure. Jamais il ne se plaignait et il n’avait même pas l’idée qu’il pût lui refuser quoi que ce soit.  L’usure du temps finit par avoir raison de sa liaison avec Manolo. Ils reprirent chacun sa liberté et se quittèrent bons amis. Néanmoins ils restèrent associés et continuèrent à prospérer, possédant deux, puis trois boutiques. 

Un jour que Paul se trouvait à l’autre bout de la France pour ses affaires, on le prévint que sa famille avait téléphoné. Sa mère était morte subitement. Il prit sa voiture comme un fou et se jeta sur l’autoroute inconscient de tout ce qui n’était pas l’atroce souffrance qui lui broyait le cerveau et lui tordait le ventre. Incapable de la maîtriser, il la subissait comme l’aurait subie un animal mortellement blessé. Combien de temps cela dura-t-il ? Par quel miracle une pensée se constitua-t-elle, émergeant de tout ce malheur, et réussit-t-elle à éclater dans son cerveau endolori comme une bulle d’oxygène ? Peu à peu, la souffrance relâcha son étreinte pour faire place à … – comment dire ? Oui  c’était bien ça – à une sorte d’apaisement. Lui, qui ne se rappelait pas avoir jamais pleuré, pleurait maintenant, sans essayer, ni d’arrêter, ni même d’essuyer ses larmes. Il pleura ainsi très longtemps. Quand il arriva au village, il était épuisé mais presque serein. Il ne ressentait plus qu’un profond chagrin pour cette mère tant aimée qui n’était plus. A partir de ce moment-là, tout se passa pour lui, comme dans un rêve absurde. A peine eut-il ouvert la porte de la cuisine qui donnait sur la rue, que sa mère toute vêtue de noir, se précipita vers lui : « Mon pauvre petit, murmurait-elle, n’avais-je pas senti que ton père était malade ? » « Mon père est donc mort aussi ! » pensait-il en embrassant sa mère. Il assista à l’enterrement comme s’il s’était trouvé là par hasard, comme s’il ne s’agissait pas de son père, comme s’il n’était pas le fils. Qui était-il aujourd’hui ?  Après la cérémonie, tous discutèrent âprement de ce qu’il convenait de faire. Paul n’écouta ni n’entendit rien de ce qui se dit. Cela ne l’intéressait pas. Il était ailleurs. Il se disait : « Le moment est venu pour moi de quitter tous ces gens. » Sa famille ? Il les voyait maintenant comme des étrangers. Alors sa mère lui dit : « Paul, la semaine prochaine, il faudra venir me chercher pour m’accompagner chez le notaire ! » Sortant de sa rêverie et la regardant bien droit dans les yeux, il répondit calmement : « Non maman, cela me sera tout à fait impossible. »

Il allait avoir quarante ans.

Marianne A., Dans le sac de Marianne (16)

835ecd7e-0c90-11de-8430-ac51b310344a dans zOne Le sAc de MarianneD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

( illustration: « Mère et son fils » de Picasso )

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Info, Intox et petites bouses

Posté par corto74 le 28 octobre 2010

Info, Intox et petites bouses dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

don_quichotte dans Zone PolititruCDes journalistes se font cambrioler. Oui, et bien, on ne va pas le dire mais c’est sûrement les services de la Sûreté du petit Nicolas ! Bon, on ne le dira pas franchement, on sous-entendra, on tournera le regard en direction du Château, c’est forcément lui - il n’aurait rien d’autre à faire – qui a ordonné ces perquisitions illégales. Info, non, Intox, peu importe, on a ainsi, une fois encore, facilement, jeté une petite bouse dans la cour de l’Elysée. Ca ne mange pas de pain et cela fait du bien !

Des policiers se déguisent en casseurs, jettent des cailloux, brisent une vitrine; pour un peu, il n’y aurait eu aucun casseur, que des flics grimés, singeant la caillera. Mélenchon éructe et crie, Thibault en rajoute une couche, l’Etat policier de Sarkozy s’infiltre dans les manifs. Mais dites-moi, les biquets, ce n’est pas nouveau. De tout temps, les flics ont joué les infiltrés pour essayer de cerner, comprendre et identifier les malfaisants, accesssoirement les arrêter. Scusez ! Corto, ce coup-ci, ils ont caillassé, cassé. Ben oui, mon brave, alors, accusez, portez plainte, demandez l’ouverture d’une enquête; qu’est-ce qui vous en empêche. Vous accusez, vous en avez sans doute les moyens: des preuves, des indices… Allez-y, ayez les coucougnettes d’aller au bout de vos accusations ! Info, non, Intox, Mélanchonades foireuses (pléonasme), peu, importe, la petite bouse supplémentaire que l’on jette négligemment. Nuire à bon compte.

La réforme des retraites a été votée par les 2 chambres. Une bonne chose de faite avec ses progrès, ses imperfections et quelques aigreurs compréhensibles, parfois grotesques… Les manifestations s’éssoufflent, le calme revient… Mais non, l’esbroufe dans le vent est autre: le Nico, il a fait la réforme uniquement pour que son frangin s’en mette plein les fouilles avec son entreprise de gestion de fond de retraite par capitalisation. Non, Guillaume, comme tout bon chef d’entreprise saisit une opportunité. Qui pourrait l’en blamer si ce n’est ces mêmes poseurs de crottes insignifiantes ? Info, non, Intox, de petits étrons laissés, il faut que cela pue !

Serais-je tel un Don Quichotte en Sarkozie, je ne sais pas, mais plus on lui tape bêtement dessus, plus j’ai envie de le soutenir.

Folie passagère 471

M%C3%A9lenchon2D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Le frère précédent – Le texte du dimanche (29)

Posté par corto74 le 15 août 2010

Le frère précédent - Le texte du dimanche (29) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

beigbeder-brive_0 dans zOne Dimanche cuLture !Récit intime sans être impudique, Frédéric Beigbeder, dans Un roman français, raconte sa relation fraternelle avec Charles, « son frère précédent ».

 » Et si Freud s’était trompé ? Et si l’important n’était pas le père et la mère, mais le frère ? Il me semble que tous mes actes, depuis toujours, sont dictés par mon aîné. Je n’ai fait que l’imiter, puis m’opposer à lui, me situer par rapport à mon grand frère, me construire en le regardant. Un an et demi d’écart, ce n’était pas assez : nous étions des faux jumeaux. Le problème, c’est que Charles est imbattable, il est l’homme parfait. Il ne m’a donc laissé qu’une option : être un homme imparfait…

Asticoter mon frère aîné fut ma manière de briser la fatalité familiale. Charles et moi ne voulions pas imiter la génération précédente : mon père était brouillé avec son frère, ils étaient même en procès à cause de la succession et en désaccord complet sur la gestion des Établissements de Cure du Béarn. Mes moqueries continues étaient ma façon tordue de dire « Charles, je t’aime », ça y est, c’est dit, je ne le répèterai jamais, une fois par vie suffit. Pontalis dit qu’entre deux frères peut exister de l’amour, de la haine ou de l’amitié, et parfois un mélange des trois : une passion destructrice. Sur une échelle du sentiment fraternel qui irait de l’inceste homosexuel au crime fratricide, je nous situerais au beau milieu, oscillant entre la fascination réciproque et l’indifférence feinte. J’ai très vite perdu la bagarre et compris que c’était plié : il aurait une vie structurée et moi chaotique. Mais nous étions unis dans l’adversité : dès qu’un intrus attaquait l’un des deux, l’autre était prêt à se faire tuer pour le défendre. Charles était autoritaire mais protecteur. Et notre humour méchant, cruel, taquin, nous reliait, nos vannes incessantes, et je ne pouvais m’empêcher de rire quand il me traitait de « laquais » et m’ordonnait d’apporter « les mets » à table…  
J’ai grandi sous le joug de ce dictateur splendide, mais, Dieu merci, son totalitarisme était tempéré par l’autodérision. Il est né le même jour qu’Adolf Hitler, combien de fois le lui ai-je rappelé ! C’était, selon moi, la preuve que l’astrologie est une science exacte. Ma mère devait constamment s’interposer. Quand Chloë se plaint d’être fille unique, je lui dis : « Tu ne connais pas ta chance! » C’est ainsi dans toutes les familles, je n’en veux pas à mon frère. J’étais le suivant, il lui fallait me vaincre, écraser l’usurpateur, l’enfant surnuméraire, pour demeurer le grand Charles, et moi je devais lui résister pour faire accepter au monde ma singularité, mon indépendance, et devenir Frédéric. C’est ainsi que Charles a donné de la force à son petit frère.
 
Comment voulez-vous tuer le père quand il n’y en a pas à la maison ? Restait le frère. Chacun s’y employa à sa façon…
 
… À dix-sept ans, rue Coëtlogon, mon frère et moi dormions dans la même chambre aux murs tendus de tissu bleu. Il nous arrivait de recevoir des petites amies dans nos lits à une place ; parfois Charles faisait l’amour discrètement, la main sur la bouche de sa copine, tandis que je faisais semblant de dormir. La nuit, quand Charles me demandait d’arrêter de tousser ou de me branler, je lui disais d’arrêter de grincer des dents et de ronfler. Quand il révisait Math Sup, je montais le son de Blue Oyster Cult. La cohabitation était parfois rude. Chacun s’est empressé de foutre le camp de son côté dès sa majorité, et l’on s’est éloigné depuis. Lui a dû être soulagé ; je ne m’en suis jamais remis.
 
Je n’arrive pas à savoir si nous nous sommes éloignés parce que nous étions différents ou si c’est le contraire : peut-être ai-je fait exprès d’être différent parce que je savais que la vie nous séparerait, et qu’être son antithèse était ma seule chance de supporter ce nouveau divorce. Nous avions nos deux vies à vivre et je savais que nous ne pourrions pas les vivre ensemble. C’est quand nous nous sommes quittés que j’ai réalisé à quel point je tenais à mon faux jumeau…

Comprenez-moi : Charles donne vraiment son sens à ma vie. Je me suis bâti en opposition à lui. Ma méthode pour exister consistait à être son contraire. C’était stupide, peut-être, mais à dix ans, être différent, c’est tout ce que j’ai trouvé pour me définir. Être son yang, son côté face, sa part d’ombre, son reflet difforme, sa mouche du coche, son double inversé (en allemand « Doppelgänger »), son envers du décor, son Shadow Cabinet, son alter-ego (celui qui altère son ego), son Mister Hyde. Il aime construire ? J’aimerai critiquer. Il est fort en maths ? Je bosserai le Français. Il aime les jeux de société ? Je lirai dans mon coin. Il sort avec plein de filles ? Je jouerai au flipper avec mes potes. Il est catholique pratiquant ? Je serai un mécréant moqueur. J’aimais les bonbons à l’anis et au réglisse PARCE QU’il ne les aimait pas. Aux jeux de société de mon frère, je préférais les jeux video solitaires d’arcade, dans lesquels je glissais une pièce de deux francs pour tirer hystériquement sur tout ce qui bougeait… On n’évolue pas, l’enfance nous définit pour toujours puisque la société nous a infantilisés à vie…

Sans Charles, je ne sais plus qui je suis, je suis paumé, cet homme est mon ancre et il ne le sait pas, il croit que je me fiche de lui. Jusqu’à aujourd’hui il est mon principal repère. Vous croyez que ces simagrées s’arrêtent à la majorité ? Vous plaisantez : il est marié depuis douze ans, je suis deux fois divorcé. Il est membre du MEDEF, j’ai conseillé le Parti Communiste Français. Dès qu’il a eu la Légion d’Honneur, je suis allé en prison. La distance est très courte entre l’Élysée et le Cachot. Un frère va faire fortune et se voir épingler la rosette ; l’autre, qui est presque le même, qui a grandi avec lui, élevé par la même personne, sera à poil entouré de flics et grelottera sur une planche en bois. J’espère que ce chapitre impudique ne le blessera pas. Dans le livre qu’il a publié l’an dernier, il donne sa version : « il n’y a jamais eu la moindre compétitionentre nous ». Évidemment, puisqu’il l’a remportée.
 
Le vrai révolté, le seul fou, le grand rebelle de la famille, c’est lui, depuis toujours et je ne le voyais pas, alors que mes fêtes défoncées d’adolescent attardé ne sont qu’obéissance docile à la marche du monde. L’injonction capitaliste (tout ce qui est agréable est obligatoire) est aussi stupide que la culpabilité chrétienne (tout ce qui est agréable est interdit). Je m’étourdis, incapable de grandir, quand lui bâtit son bonheur sur un mariage solide, des enfants présents, une religion éternelle, une maison avec jardin fleuri. Je jouis la nuit en prenant des airs supérieurs sans voir que je suis le plus bourgeois des deux. En fuyant ma famille, je ne me rendais pas compte que j’abdiquais face à une aliénation bien pire : la soumission à l’individualisme amnésique. Privés de nos liens familiaux, nous sommes des numéros interchangeables comme les « amis » de Facebook, les demandeurs d’emploi de l’ANPE ou les prisonniers du Dépôt.
 
J’ai perdu mon père à l’âge de 7 ans et mon frère à l’âge de 18 ans.
C’étaient les deux hommes de ma vie
. « 

Frédéric Beigbeder, « Un roman français », Grasset, Prix Renaudot 2009.

un-roman-francaisD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Putain de 1er mai ! – Folie passagère 342

Posté par corto74 le 1 mai 2010

Putain de 1er mai ! - Folie passagère 342 wikio4 Voter !

photo_1238426992435-1-0J’avais des tas d’idées de billets pour aujourd’hui: la Grèce, le foot, les remerciements traditionnels de fin de mois à tous les visiteurs de ce blog, la pêche à l’écrevisse en Alaska et tout plein de sujets de la plus haute importance. Jusqu’au moment où l’idée saugrenue m’a pris d’aller chercher des cigarettes, du pain et un pot de mayonnaise.

La mayonnaise, je peux encore me rattraper et la faire moi-même, encore que… Mais les cigarettes c’est une autre paire de manches. A 35 km de Paris, aujourd’hui, 1er Mai, c’est le désert tabagique, un Gobi pour les accros de la tige. J’en ai fait 8 de dealers de clous de cercueil, un seul ouvert et rupture de clopes, plus la queue d’un paquet de cigarettes ! Le drame…Etonnez-vous que ce 1er mai me fasse braire ! Alors, oui pour manifester, les tabagistes sont toujours là mais pour te vendre ta dope un jour férié, nada, rideaux tirés. D’ailleurs, il n’y a pas que les tabagistes, suivez mon regard… Elle a bon dos la fête du travail parce que par les temps qui courent, je serais plutôt pour que tout le monde bosse un maximum. Bon ok, on est samedi, est-ce une raison valable pour que tout les commerçants fassent relâche? Tiens, d’ailleurs, c’est samedi justement et France Info m’assure que la mobilisation est en baisse pour les manifs… hasard ? Sans doute pas. Nous aurions été vendredi…bref. Et puis, tout de même, avec 3 millions de chômeurs, la fête du travail, elle a  un goût amer. Fêter le travail quand il n’y en a pas, j’ai les dents qui grincent. Mais, la supprimer cette fête désuette, c’est signer son arrêt de mort, donc on continue. Je serais bien curieux de savoir si quelqu’un a évalué le coût économique de ce 1er mai; car comme chacun sait, toute chose a un coût. Peut-être bien que tout le monde s’en fout après tout. Alors, je me suis rabattu sur ma boulangère et sa baguette craquante; je lui ai demandé, histoire de faire de l’humour et par acquis de conscience, si elle vendait des clopes. Comprenant ma détresse, la bougresse, elle a été piquer un paquet de clope à son mari et me l’a filé gratos, comme ça, pour la beauté du geste. Tu le crois ça, sûr que j’habite pas Paris !

Alors, comme par magie et malgré ce que j’ai pu écrire précédemment, ce putain de 1er mai a retrouvé comme un petit air de fête.

muguet06D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

nb: et le premier qui s’avise à me dire que je ferai mieux d’arrêter de fumer, je l’étripe !

Publié dans zonE soCiété | 32 Commentaires »

 

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