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Mildred a besoin de vacances

Posté par corto74 le 29 mars 2011

Mildred a besoin de vacances dans zOne Le sAc de Marianne wikio4 Voter !

013 dans zOne Le sAc de MarianneMildred s’est rendu compte ce matin qu’elle avait besoin de vacances…

C’est en lisant sur Slate.fr l’article d’un journaliste israélien, qu’elle considère aujourd’hui comme un « ami », intitulé : Le Hamas veut faire dérailler le processus de paix, qu’il lui est apparu que quelque chose ne tournait plus rond.

L’article était très bien fait. Il y était question de tirs de roquettes et d’attentats qui s’étaient multipliés depuis la bande de Gaza, d’une bombe qui avait explosé à Jérusalem faisant un mort et trente-et-un blessés, ainsi que des représailles qui s’en sont suivies.

Cependant lisant cela, Mildred était incapable d’en dire quoi que ce soit. Seule une chanson de Léo Ferré lui tournait dans la tête : Quand c’est fini, N et I ni, ça recommence...

Elle ne pouvait tout de même pas écrire ça à monsieur Benillouche !

Un slateur est venu à son secours, disant : Je suis sûr qu’il suscitera (l’article) comme à l’accoutumée les commentaires de madame Arnaud

Elle s’est donc enhardie et, sous couvert de répondre à ce slateur, elle a écrit son N et I ni à monsieur Benillouche.

Pas terrible comme procédé !

Un autre  s’est alors écrié : A qui profite le crime ? Mais n’ayant apporté aucune réponse à sa question, Mildred s’est permis de lui répondre.

Or en réalité, elle était beaucoup plus ennuyée par deux bacs de pensées qui avaient crevé sur son balcon, sans qu’elle puisse démêler si c’était parce qu’elle les avait trop arrosés ou pas assez, que par cette  perspective  d’une troisième intifada au Moyen-Orient..

« Ma fille, tu es un monstre », se dit-elle.

Mais était-elle vraiment aussi monstrueuse que cela ? Etait-ce sa faute à elle, tous ces morts de par le monde ? Tandis que les pensées ? Si elles étaient mortes, c’était bien de sa responsabilité !

Quand on en vient à avoir ce genre de raisonnements, pas de doute, c’est qu’on a besoin de vacances.

Image de prévisualisation YouTube

Eh bien, justement elles sont là : pendant une dizaine de jours, plus d’ordinateur, plus de guerres, plus de tremblements de terre, plus de catastrophes nucléaires et même plus de pensées !

Après peut-être que ça ira mieux !

Marianne A., Dans le sac de Marianne (35)

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

Marianne, fidèle de ce blog nous livre sa version des faits, sa vision du biniou et du monde. Chaque mardi, elle vide son sac !

Publié dans zOne Le sAc de Marianne | 4 Commentaires »

Le printemps de la République

Posté par corto74 le 22 février 2011

Le printemps de la République dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

 dans Zone PolititruCA en croire Michel Vauzelle, président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, interrogé par le JDD : « La République a droit, elle aussi, à son printemps ».

Oui, mais voilà, pour que ce printemps advienne, « il faut, dit-il, renoncer à ces primaires dévastatrices. » Fichtre !

Pas plus tard que samedi, David Assouline,  fringant sénateur PS, invité sur le plateau de Paul Amar,  vantait ces primaires présentées comme une avancée démocratique tout à fait novatrice et porteuse d’espoir pour le peuple qui choisirait lui-même son candidat à la présidentielle.

Cependant Michel Vauzelle n’en démord pas : « Cette bataille (des primaires) risque d’être fatale puisqu’elle va diviser non seulement la gauche, mais aussi le PS, à la veille des élections ».

Mince alors ! Que vont donc devenir tous les Hollande, Aubry, Royal, Valls,  Montebourg etc, qui tous, nous avaient presque persuadés qu’ils étaient taillés pour présider la France ?

Et Michel Vauzelle continue : « Sans parler de cette peopolisation qui fait que l’on se retrouve pendant une semaine à commenter la petite phrase de la femme d’un homme qui n’est pas candidat ! »

Drôle de façon de parler du candidat que plus de soixante pour cent des Français plébiscitent !

Ou doit-on en conclure que DSK n’est pas l’hirondelle que Vauzelle voit pour faire le printemps de la République  ?

L’aveu que DSK a fait aux journalistes du Parisien : «  La France me manque… » qui a enthousiasmé tous les « strausskhanologues », aurait-il pu le laisser de marbre ?

C’est bien ce qu’il semblerait car demain, monsieur Vauzelle lancera un grand appel au rassemblement sur le Net. Il veut faire pression sur les partis de gauche afin, dit-il « qu’ils acceptent de discuter ».

Là, gageons que ce n’est pas gagné !

Pour l’arrivée du printemps de la République il faudra encore être patients.

Un petit signe encourageant pourtant : au salon de l’agriculture Nicolas Sarkozy a avoué : « J’ ai besoin de vitamines ».

 

Marianne A., Dans le sac de Marianne (30)

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Une lectrice de Proust – Le texte du dimanche (7)

Posté par corto74 le 28 février 2010

Une lectrice de Proust - Le texte du dimanche (7) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

la_lecture_-_picasso1 dans zOne Dimanche cuLture ! » A Gaspard,

Il y a bien longtemps, j’avais de temps à autre la visite de monsieur Fournel. Monsieur Fournel était un homme d’une quarantaine d’années élégant et affable. Il se présentait avec une énorme serviette de cuir. Il vendait des livres en éditions de luxe. Je le recevais dans mon salon-chambre-à-coucher et nous bavardions. Enfin, quand je dis nous bavardions, c’était surtout moi qui bavardais. Lui, me regardait gentiment de ses bons yeux marron un peu exorbités, cernés de bistre. Je n’avais quitté le pensionnat des soeurs de Saint-Joseph que depuis quelques années et j’avais déjà trois enfants. Aussi lors des visites de monsieur Fournel j’étais heureuse de pouvoir parler « littérature ». En effet ma solide instruction classique en la matière me permettait un pépiement inlassable. A cette époque je pouvais encore réciter des tirades entières de Corneille et Racine, des scènes hilarantes de Molière : « Montre-moi tes mains. Non, pas celles-là, les autres. » etc, des sonnets en veux-tu, en voilà, des auteurs de la Pléïade, jusqu’à Vigny et Lamartine. Pour ce qui est de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, les soeurs les avaient largement expurgés pour protéger nos chastes jeunes âmes. Je me souviens qu’une fois elles nous avaient donné à étudier un poème de Baudelaire « au choix » et au lieu de me jeter sur L’Albatros comme tout le monde, j’avais été déterrer Une charogne de derrière les fagots. Consternation ! Donc, avec tout ça, je pouvais tenir une conversation à monsieur Fournel. Or il arrivait toujours un moment où, profitant du fait que j’étais obligée d’aller ouvrir la porte à un patient de mon mari qui exerçait dans le même appartement, monsieur Fournel ouvrait sa grosse serviette de cuir et en sortait les échantillons magnifiques des livres en préparation chez les éditeurs qu’il représentait. Et c’est ainsi qu’il m’a vendu au fil des années « Le Roman de la Rose » d’après les caractères de l’édition incunable de Jehan du Pré. Illustré par André Hubert et mis en couleurs à la main. Numéroté 244. Bref une merveille. Dans la même collection un fac-simile du livre ayant appartenu à Catherine de Médicis, des poèmes de Charles d’Orléans. Numéro 304. Je crois que ces deux ouvrages sont les fleurons de ma bibliothèque, du moins du point de vue de leur valeur marchande, encore qu’on m’a assuré que les « beaux » livres n’intéressaient plus personne. Avec le temps nous avons pu acquérir l’appartement d’en face, et je recevais monsieur Fournel dans un vrai salon avec canapés, fauteuils et tutti quanti. Bien sûr il m’avait déjà vendu une Bible en quatre volumes dont chacun pesait un kilo et demi sur la balance. Mais là, il avait changé car il me proposa tour à tour, la trilogie de Pagnol illustrée par Dubout, « Justine » de Sade illustrée par Dubout aussi, et, cerise sur le gâteau, à l’intention de mon mari, « Chansons de salle de garde », paroles et musiques, illustré par le même Dubout, qui eut à la maison un succès plus que mérité. Entre temps j’avais eu mon quatrième enfant et on avait fait construire. Je recevais maintenant monsieur Fournel dans ma maison de verre, face à la piscine. Ses livres étaient de plus en plus chers, mon mari faisait de plus en plus la grimace, d’autant que j’avais acheté à prix d’or l’édition complète des oeuvres de Colette en seize volumes dite Edition du Centenaire de Colette, plus les douze volumes adorables, format livre de messe, des Petits maîtres galants du XVIII ème siècle. Donc lors d’une visite de monsieur Fournel où je n’avais rien acheté, voyant sa mine déconfite, je lui dis tout à trac : «  Ecoutez, monsieur Fournel, je n’ai jamais lu Proust. S’il vous arrivait d’avoir une belle édition de Proust, je vous l’achèterais. » Il est parti, un peu mélancolique, disant : « D’accord, d’accord ! » et je ne l’ai plus revu pendant assez longtemps. Or, un beau jour, il se présente à nouveau : « Je vous ai apporté le Proust que vous m’aviez demandé ». Il était aux anges et souriait. Je me souviens de ses « dents du bonheur » jaunies par le tabac. Il me regardait, toujours aussi bienveillant. Moi-même j’étais très heureuse aussi, car ne rien pouvoir dire sur Proust à personne, commençait à être difficile à assumer. Et c’est ainsi que Proust est entré chez moi sous la forme de huit volumes à couverture en toile bleu marine, pesant chacun en moyenne deux kilos et numérotés 1558 (eh oui, je sais bien !). Je crois que c’est la dernière fois que j’ai vu monsieur Fournel qui avait bien compris que la famille avait tourné ses dépenses vers des produits beaucoup plus vulgaires que ce qu’il pouvait nous offrir. J’ai tout de suite vu que si Proust avait mis une vie entière pour écrire son oeuvre, moi, j’allais mettre une vie entière pour la lire. J’ai souvent entendu les gens parler de livres en les comparant à de la pâtisserie : « Lis ce livre, disent-ils, c’est un régal ! ». Proust, lui, peut se comparer à un énorme gâteau comme on en sert dans les mariages à épate. Donc de temps en temps, je me dis : « Et si je me payais une tranche de Proust ! ». J’attends d’être seule à la maison Je sors le livre. Je l’ouvre sur la table et je commence à lire à voix haute. Et c’est un régal. Je ris. Je pleure. Je goûte la musique des phrases. Je jubile du choix des mots. C’est un véritable enchantement. C’est vrai que parfois je triche et je vais plus loin voir ce qu’il s’y passe. Je reconnais que je n’ai certainement pas pris autant de plaisir à lire tout ce que Proust raconte sur Saint-Loup, que lui n’en a eu à l’écrire. Mais bah ! Ce sont des broutilles que je me pardonne. Peut-être vous demandez-vous où j’en suis de ma lecture ? Je n’ai pas encore terminé de lire « Le côté de Guermantes » et « Sodome et Gomorrhe » m’attend. Je ne suis pas pressée. J’ai entendu dire que Françoise Sagan avait commencé la lecture de la Recherche par la fin. Peut-être que moi aussi je vais me lancer dans « Le temps retrouvé » un de ces jours. J’hésite. 

Ah ! Une dernière chose, mon écrivain préféré c’est Emmanuel Bove.  »

Marianne Arnaud, le 21 février 2010 

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