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S.O.S. d’un blogueur en détresse

Posté par corto74 le 17 mars 2011

S.O.S. d'un blogueur en détresse dans zoNe à  mOi wikio4 Voter !

ebr159 dans zOne Blog it !Faut pas se leurrer les biquets, lorsque l’on tient un blog, c’est parce que l’on aime cela et… pour être lu; sous réserve que ce que l’on écrit intéresse un minimum. Lorsque votre blog fonctionne bien, c’est qu’à priori vous avez acquis une certaine visibilité: on vient vous lire, on vous visite. Lorsque le nombre de visites sur votre blog augmente régulièrement depuis plus de 2 ans, c’est en principe parce que ce que vous écrivez plaît plutôt plus que moins. Et plus vous faites de billets, plus les promeneurs du web vous trouvent et les moteurs de recherche vous mettent en avant ( je simplifie mais en gros c’est ça).

Petit à petit, vous vous faites des blogopotes, vos billets sont repris deci delà, commentés; bref, la boutique tourne et tout le monde y trouve son compte. C’est chouette.

Sauf quand patatras, un truc incompréhensible vient enrayer la machine. Imaginez que subitement, du jour au lendemain, le nombre de vos visiteurs diminue de moitié, comme cela, sans prévenir. D’une moyenne de 500 visiteurs uniques / jour, vous voilà passer difficilement la barre des 200 ou 220 et la chute continue inexorablement… On se pose plein de questions: j’écris soudainement que de la daube, on ne m’aime plus, on se lasse de ma prose, mes billets sont chiants, nuls, creux, répulsifs…

Ben non ! Pas du jour au lendemain. Alors, on fouille, on cherche, on creuse, on rame pour trouver l’explication. Et Eureka, on trouve…mais l’on reste impuissant, pas moyen de solutionner le truc.

Depuis 10 jours, mes billets sont repris dans les blogrolls des copains plus de 16 heures après publication, une éternité mortelle sur internet, en moyenne entre 15 minutes et deux heures auparavant. De la même façon, Blogonet, contributeur non négligeable en apport de visites, ne reprend plus les excellents billets de ce blog. Et pourtant, promis, je n’ai rien fait de mal, je n’ai touché à rien ! Le diagnostic est établi, la cause du mal isolée mais l’automédication ne fonctionne pas.

Alors, si vous avez la bonne pillule, le remède, la potion magique; le tout dans un langage compréhensible, faites-moi signe, envoyez l’ordonnance ou la formule magique mais ne laissez pas mon blog mourir à petit feu !

Merci d’avance !

Folie passagère 589

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

 

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Touche pas à ma minorité !

Posté par corto74 le 8 décembre 2010

Touche pas à ma minorité ! dans Zone c'eSt chez noUs! wikio4 Voter !

diversityfr dans Zone c'eSt chez noUs!Noël approche et pour la 1ère fois, à ma connaissance, nous assistons à de curieuses choses. Des crèches vivantes ou statiques qui se tenaient depuis des années sur le parvis d’une église ou dans l’espace public sont obligées de plier bagages. Dans ma petite ville, l’église est en totale réfection, pas de crèche vivante, non plus; 3 élus n’en veulent pas dans les jardins de la Mairie. Pour expliquer l’origine de la fête des Lumières à Lyon, un cardinal s’offre une double page incluant un Je vous salue Marie dans un journal local; sans explications, le dit-journal annule la parution. Dans tous les cas, l’explication est simple: quelques groupes de personnes ou de brillants esprits manifestent: pas de prosélytisme, pas d’atteinte à la laïcité. Certes, okay, mais depuis des lustres, on tenait crèches ouvertes à Noël et jamais celà n’avait jamais dérangé qui que ce soit. Jusqu’au jour où 3 clampins et 2 lambdas ont exprimé le souhait que non: pas touche à la laïcité ! Le droit républicain (un comble !) et l’activisme d’une minorité contre l’assentiment, le respect des traditions et l’intérêt général pour une majorité. Faire de la place pour les minorités et que s’épanouisse la diversité !

Touche pas à ma laïcité, touche pas à mon identité, touche pas à ma diversité, touche pas à mon pote, touche pas à mon homosexualité, touche pas à ma retraite, touche pas à mon niqab, touche pas à mon école, touche pas à ma grève… la liste est longue et non exhaustive quand il s’agit de revendiquer le Moi, le Je, le Nous, les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général et du bien commun. Des lobbies, des groupes de pressions et quelques minorités, tous très actifs s’organisent au mieux pour faire pression sur les autorités locales ou nationales. Et celles-ci, bien souvent, préfèrent s’entendre et aller dans le sens de ces activismes, c’est tellement plus confortable et moins dangereux que d’affronter la majorité, le peuple, l’Histoire et les traditions.

« Ce qui menace les démocraties, et la démocratie française plus que d’autres, c’est la tyrannie des minorités plus que la tyrannie de la majorité. » écrivait le sociologue Raymond Boudon. Voilà, n’avons-nous pas baissé les bras et rendu les armes devant ce nouveau pouvoir: les minorités. Ne sommes-nous pas victimes de leurs tyrannies ? Gauche, droite, nos élus et nos z’élites, accrochés à leurs mandats, ne préfèrent-ils pas abonder dans le sens des intérêts minoritaires et négocier avec les communautarismes plutôt que d’affronter le peuple ?

Ah oui, j’allais oublier, si vous osez vous plaindre de cette dictature des minorités, vous serez taxé d’en vouloir à la démocratie et à ses ambitions égalitaires, bref, vous ferez partie de ce qu’on appelle les nouveaux réactionnaires (Finkielkraut, Ferry, Muray, Zemmour, Badiou…) Tiens encore une minorité qui a bien du mal à se faire entendre, normal, pour défendre une identité commune, elle s’en prend  aux minorités…

Folie passagère 507.

D’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

(nb: billet inspiré de la chronique de F. d’Orcival: Qui a peur du peuple ?)

 

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Kiki et Ségolène – Folie passagère 444

Posté par corto74 le 18 septembre 2010

Kiki et Ségolène - Folie passagère 444 dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

segolene-royal dans Zone PolititruCFais chier ! Pour une fois, j’ai failli, failli seulement, être d’accord avec la Madone du Poitou, Ségolène Royal. Parce qu’il est vrai que sa nouvelle saillie (verbale) débutait pas trop mal: « Les Français sont fatigués de ces polémiques sur les Roms parce que les vrais problèmes ne sont pas traités ». Je me voyais déjà en train d’applaudir, de prendre ma carte du Ps et qui sait, virer ma cuti, l’épouser et voter à gauche. Dans cet ordre ou dans un autre, peu importe. Et puis, elle a tout gaché, Ségolène, non je ne l’épouserai pas. Car elle a continué en disant: « Cette polémique sert le pouvoir en place à trouver des boucs émissaires, des sujets qui n’ont rien à voir avec les problèmes importants et réels que sont le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la destruction des retraites, la destruction de la santé, de l’éducation ».

Dis-moi, Ségolène, t’as fumé la moquette ou quoi parce que la polémique, c’est kiki qui l’a montée en épingle, le gouvernement peut-être ? C’est qui, qui à chaque fois que l’occupant du Château propose un truc, le démonte sans scrupule ni vergogne ? Dis-moi Ségolène, c’est qui, qui depuis 30 ans n’a pas foutu grand chose pour que le problème des retraites soit pris en compte, favorisant ainsi la faillite programmée du système ? Dis-moi, Ségolène, « la destruction de la santé », comme tu y vas ! On ne s’est jamais si bien porté ! Par contre, oui, la sécurité sociale, oui, ça fait 30 ans qu’on voit l’abîme se creuser et personne pour prendre la truelle et boucher le trou: ne pas brusquer, ne pas faire peur, ne pas se priver d’électeurs, ne pas vouloir… Non, franchement, Ségo, t’es gonflée: « la destruction de l’éducation » ! rien que ça ! Mais dis-moi, Ségo, c’est qui, qui refuse toute réforme efficace de l’Education Nationale depuis 30 ans ? Même ton ex-pote de gauche, Claude Allègre, il s’est cassé les dents dessus. Peut-être bien que de cette destruction, tu devrais en causer aux syndicats de l’EN qui, dès qu’on tente, même avec des pincettes, de toucher à un de leurs privilèges, se mettent en grève.

Alors, sur tous ces problèmes, tu nous fais une révélation (c’est mieux, certes, que de voir la vierge, on peut y croire): « C’est là-dessus que je veux proposer et faire redresser la France pour qu’on puisse quand même continuer à avancer. » Et bien propose, bordel, propose ! Trêve de bravitude et de fraternitude, cela fait une paille que l’on attend. Propose-nous des solutions, un programme, un tour de passe-passe ou la grande illusion, mais propose-nous quelque chose de concret et de réaliste. Tiens par exemple, Ségo, le truc de l’immigration, ce problème que depuis 30 ans, vous les socialistes n’avez jamais osé aborder autrement que dans le laisser-faire et le chut-pas-de-vague, France, Terre d’asile ! On fait comment, on fait comme aux Journées du Patrimoine, c’est portes ouvertes, il n’y a que la queue à faire mais entrez donc ! Les retraites, okay, on y va, on fait quoi ? On taxe le capital ? On taxe les riches ? Mais quid, dans ce cas de la compétitivité pas vraiment brillante des entreprises françaises? Quid de la fuite des capitaux ?

Et puis, t’a failli, Ségo, affoler mon palpitant: « Si la France est affaiblie, les entreprises françaises sont affaiblies. Un jour ou l’autre, ça va créer du chômage cette polémique car les pays vont se dire: Qu’est-ce que c’est ce pays qui ne respecte pas les règles internationales ». Tu crois qu’il n’y en a pas assez de chômage ? Laisse donc les entreprises bosser, elles savent ce qu’elles ont à faire, elles. Elles ne font pas qu’essayer de proposer, elles bossent, pas toujours efficacement, mais elles proposent et avancent, elles ! Encore une fois, la polémique, c’est kiki…?

Allez, dis-le moi pour de vrai, Ségo, ta tirade grand-guignolesque à Arcueil, c’est rien que pour m’embêter et te ridiculiser un peu plus. Dis-moi la vérité pour une fois. Chiche, apprends-nous le respect ! (je rêve). Allez, tiens, pour la peine, je vais aller me préparer pour ce soir une daurade royale, ça au moins c’est du concret !

segolene-royalD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Eva Joly à Koh Lanta – Folie passagère 433

Posté par corto74 le 1 septembre 2010

Eva Joly à Koh Lanta - Folie passagère 433 dans Zone PolititruC wikio4 Voter !

Eva-Joly-1 dans Zone PolititruCEva Joly. Une nouvelle étoile brille dans la galaxie écolo. Week-end dernier, elle fut adoubée lors de l’université d’été d’Europe Ecologie-Les Verts comme la candidate naturelle pour l’élection présidentielle de 2012. Un « incroyable » succès ces journées écolos: 2300* visiteurs, la belle affaire ! Et une couverture médiatique tout aussi incroyable, bref … une kermesse dominicale, tout au plus. Gro Eva Farseth, épouse Joly, 67 ans, française par la bague au doigt et norvégienne par son arrivée sur terre, a donc décidé, faute de mieux (?) de se présenter à l’échéance suprême: devenir la patronne, en France. Bien, bien, bien… Pourquoi pas, ça ne coûte pas grand chose de se présenter surtout quand on court droit à l’échec ( en le sachant dès le départ, mais, il ne faut pas le dire ).

C’est vrai quoi, moi, je n’y crois absolument pas. Vous la voyez, vous, Dame Joly, Présidente de la République Française, vous présenter ses voeux chaque année pendant 5 ans, inaugurer le salon de l’agriculture, se prendre le chou avec Obama ou Poutine, prendre la présidence tournante de l’Europe, inaugurer les chrysanthèmes ou bien encore annoncer haut et fort:  » Chers compatriotes, il va falloir vous serrer la ceinture. »… Moi, non. Pour être Président(e), Eva, il faut avoir une carrure, une envergure, et crois-moi, t’es pas gaulée pour, t’es pas taillée pour l’aventure, fais-toi la main à Koh-Lanta et reviens-nous voir après.

Mais bon, j’ai l’esprit ouvert alors je l’ai écoutée (enfin, j’ai tendu l’oreille et poussé le son) hier au Grand Journal. Yo ! heureusement qu’il lui reste encore près de 2 ans pour apprendre les règles du jeu, Eva. Cela n’a pas été brillant. Déjà, elle regarde ses interlocuteurs par dessus ses lunettes rouge bordeaux – le vert lui eut été plus seyant – l’air professoral ou perdu, je ne sais, mais ça ne le fait pas. Ensuite, elle a dû faire bondir une bonne partie des électeurs potentiels ou non: Oui à l’usage du cannabis, oui à une hausse de l’essence ! Bon pour le pète, je veux bien, mais pour l’essence, faut pas déconner. On ne touche pas au nucléaire qu’elle a dit mais on va développer les énergies renouvelables, ça devrait plaire (smiley) aux écolos. Elle a dit qu’elle n’était pas anti-capitaliste, il fallait juste réguler la finance mondiale, ça devrait plaire aux ecolos de gauche (bis). A la question de savoir si Cohn-Bendit aurait un ministère: pourquoi pas celui de la culture ! et pour Cécile Duflot, un rôle important ? la réponse fut: euh… Sympa pour la copine ! Limiter ou interdire les voitures à Paris ? Non. Ca aussi cela devrait plaire aux écolos parisiens. Quant à la question afghane, elle espère, Eva, que le problème sera réglé avant qu’elle n’arrive au Château… Rêve, cocotte, rêve… Mais arrête de bredouiller quand tu parles, gomme cet accent qui ne fait pas bien frenchy, et améliore ton phrasé,tu donnes « un mauvai’ zimage  » de toi.

L’important à retenir de sa prestation, finalement, ce sera son aveu:  » Oui, je ne fais de la politique que depuis 18 mois et j’ai beaucoup à apprendre «  (sic & oups !). Comme elle le dit, elle a, avec elle, beaucoup d’amis pour apprendre. Sauf que, si à chaque prestation télé, elle se fait autant d’ennemis, il y a fort à parier que le soir du Grand Soir, elle aura disparu des écrans radars, Eva.

Alors, si pour répondre à la chaîne proposée par A perdre La Raison sur les pronostics des blogueurs quant aux résultats du 1er tour de 2012, je dirais, après l’avoir écoutée attentivement, que pour Eva, on avoisinerait logiquement, les 2 ou 3% ! Mais faisant confiance à la folie douce des verts et aux effets des pétards qui doivent circuler chez les écolos, on peut tout de même tabler sur 8 ou 9%. J’ai mal pour eux…

koh-lantaD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

* suivre le lien, le compte-rendu des journées EE-Verts est un modèle de creutitude et d’auto-satisfaction.

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Lettre au père – Le texte du dimanche (24)

Posté par corto74 le 4 juillet 2010

Lettre au père - Le texte du dimanche (24) dans zOne Dimanche cuLture ! wikio4 Voter !

kafka_chateau dans zOne Dimanche cuLture ! 1919 – Franz Kafka a trente-six ans. Quelques années avant sa mort, l’écrivain, qui commence timidement à être reconnu, rédige une longue lettre, qui ne parviendra jamais à son destinataire, son père. Extrait:

 » De mes premières années, je ne me rappelle qu’un incident. Peut-être t’en souvient-il aussi. Une nuit, je ne cessai de pleurnicher en réclamant de l’eau, non pas assurément parce que j’avais soif, mais en partie pour vous irriter, en partie pour me distraire. De violentes menaces répétées plusieurs fois étant restées sans effet, tu me sortis du lit, me portas sur la pawlatsche (1) et m’y laissas un moment seul en chemise, debout devant la porte fermée.

Je ne prétends pas que ce fût une erreur. Peut-être t’était-il impossible alors d’assurer le repos de tes nuits par un autre moyen; je veux simplement, en le rappelant, caractériser tes méthodes d’éducation et leur effet sur moi. Il est probable que cela a suffi à me rendre obéissant par la suite, mais intérieurement, cela m’a causé un préjudice. Conformément à ma nature, je n’ai jamais pu établir de relation exacte entre le fait, tout naturel pour moi, de demander de l’eau sans raison et celui, particulièrement terrible, d’être porté dehors. Bien des années après, je souffrais encore à la pensée douloureuse que cet homme gigantesque, mon père, l’ultime instance, pouvait presque sans motif me sortir du lit la nuit pour me porter sur la pawlatsche, prouvant par là à quel point j’étais nul à ses yeux.

A cette époque, ce n’était qu’un modeste début, mais ce sentiment de nullité qui s’empare si souvent de moi (sentiment qui peut être aussi noble et fécond sous d’autres rapports, il est vrai) tient pour beaucoup à ton influence. Il m’aurait fallu un peu d’encouragement, un peu de gentillesse, j’aurais eu besoin qu’on dégageât un peu mon chemin, au lieu de quoi tu me le bouches, dans l’intention louable, certes, de m’en faire prendre un autre. Mais à cet égard, je n’étais bon à rien.

Tu m’encourageais, par exemple, quand je marchais au pas et saluais bien, mais je n’étais pas un futur soldat; ou bien tu m’encourageais quand je parvenais à manger copieusement ou même à boire de la bière, quand je répétais des chansons que je ne comprenais pas ou rabâchais tes phrases favorites, mais rien de tout cela n’appartenait à mon avenir. Et il est significatif qu’aujourd’hui encore, tu ne m’encourages que dans les choses qui te touchent personnellement, quand ton sentiment de ta valeur est en cause, soit que je le blesse (par exemple, par mon projet de mariage), soit qu’il se trouve blessé à travers moi (par exemple quand Pepa m’insulte). C’est alors que tu m’encourages, que tu me rappelles ma valeur et les partis auxquels je serais en droit de prétendre, que tu condamnes entièrement Papa. Mais sans parler du fait que mon âge actuel me rend déjà presque inaccessible à l’encouragement, à quoi pourrait-il me servir s’il n’apparaît que là où il ne s’agit pas de moi en premier lieu.

Autrefois, j’aurais eu besoin d’encouragement en toutes circonstances. Car j’étais déjà écrasé par la simple existence de ton corps. Moi, maigre, chétif, étroit; toi, fort, grand, large. Tu étais pour moi la mesure de toutes choses. (…)

A cela répondit par la suite ta souveraineté spirituelle. Grâce à ton énergie, tu étais parvenu tout seul à une si haute position que tu avais une confiance sans bornes dans ta propre opinion. Ce n’était pas même aussi évident dans mon enfance que cela le fut plus tard pour l’adolescent. De ton fauteuil, tu gouvernais le monde. Ton opinion était juste, toute autre était folle, extravagante, meschugge (2), anormale. Et avec cela, ta confiance en toi-même était si grande que tu n’avais pas besoin de rester conséquent pour continuer à avoir raison. Il pouvait aussi arriver que tu n’eusses pas d’opinion du tout, et il s’ensuivait nécessairement que toutes les opinions possibles en l’occurrence étaient fausses, sans exception.

Tu étais capable, par exemple, de pester contre les Tchèques, puis contre les Allemands, puis contre les Juifs, et cela non seulement à propos de points de détail, mais à propos de tout, et pour finir, il ne restait plus rien en dehors de toi. Tu pris à mes yeux ce caractère énigmatique qu’ont les tyrans dont le droit ne se fonde pas sur la réflexion, mais sur leur propre personne. C’est du moins ce qu’il me semblait.

Au vrai, tu avais si souvent raison contre moi que c’en était surprenant; rien de plus naturel quand cela se passait en paroles, car nous allions rarement jusqu’à la conversation, mais tu avais raison même dans les faits. Cependant, il n’y avait, là non plus, rien de spécialement incompréhensible: j’étais lourdement comprimé par toi en tout ce qui concernait ma pensée, même et surtout là où elle ne s’accordait pas avec la tienne. Ton jugement négatif pesait dès le début sur toutes mes idées indépendantes de toi en apparence; il était presque impossible de supporter cela jusqu’à l’accomplissement total et durable de l’idée. Ici, je ne parle pas de je ne sais quelles idées supérieures, mais de n’importe quelle petite affaire d’enfant. Il suffisait simplement d’être heureux à propos d’une chose quelconque, d’en être empli, de rentrer à la maison et de le dire, et l’on recevait en guise de réponse un sourire ironique, un hochement de tête, un tapotement de doigts sur la table: «J’ai déjà vu mieux», ou bien: «Viens me dire ça à moi», ou bien: «Je n’ai pas la tête aussi reposée que toi», ou bien: «Ça te fait une belle jambe!», ou bien encore: «En voilà un événement!»

Les déceptions de l’enfant n’étaient pas des déceptions de la vie courante, mais touchaient droit au cœur. Le courage, l’esprit de décision, l’assurance, la joie de faire telle ou telle chose ne pouvaient pas tenir jusqu’au bout quand tu t’y opposais ou même quand on pouvait te supposer hostile; et cette supposition, on pouvait la faire à propos de presque tout ce que j’entreprenais.

Cela s’appliquait aussi bien aux idées qu’aux personnes. Il te suffisait que quelqu’un m’inspirât un peu d’intérêt – étant donné ma nature, cela ne se produisait pas souvent – pour intervenir brutalement par l’injure, la calomnie, les propos avilissants, sans le moindre égard pour mon affection et sans respect pour mon jugement. Des êtres innocents et enfantins durent en pâtir. Ce fut le cas de l’acteur yiddish Löwy, par exemple. Sans le connaître, tu le comparais à de la vermine, en t’exprimant d’une façon terrible que j’ai maintenant oubliée, et tu avais automatiquement recours au proverbe des puces et des chiens, comme tu le faisais si souvent au sujet des gens que j’aimais. Je me rappelle particulièrement bien l’acteur, parce qu’à cette époque j’ai écrit ce qui suit sur ta manière de parler de lui:

«C’est ainsi que mon père parle de mon ami (qu’il ne connaît pas du tout), uniquement parce qu’il est mon ami. C’est quelque chose que je pourrai toujours lui opposer quand il me reprochera mon manque de gratitude et d’amour filial.»

Je n’ai jamais pu comprendre que tu fusses aussi totalement insensible à la souffrance et à la honte que tu pouvais m’infliger par tes propos et tes jugements. Moi aussi, je t’ai sûrement blessé plus d’une fois en paroles, mais je savais toujours que je te blessais, cela me faisait mal, je ne pouvais pas me maîtriser assez pour retenir le mot, j’étais encore en train de le prononcer que je le regrettais déjà. Tandis que toi, tu attaquais sans te soucier de rien, personne ne te faisait pitié, ni sur le moment ni après, on était absolument sans défense devant toi. Cependant, tu procédais de la sorte dans toute ta manière d’élever un enfant. Je crois que tu as un certain talent d’éducateur; ton éducation aurait certainement pu être utile à un être fait de la même pâte que toi; il aurait aperçu le bon sens de ce que tu disais, n’aurait point eu d’autres soucis et aurait tranquillement accompli les choses de cette façon; mais pour l’enfant que j’étais, tout ce que tu me criais était positivement un commandement du ciel, je ne l’oubliais jamais, cela restait pour moi le moyen le plus important dont je disposais pour juger le monde, avant tout pour te juger toi-même, et sur ce point tu faisais complètement faillite.

(…) Je t’en prie, père, comprends-moi bien, toutes ces choses étaient des détails sans importance, elles ne devenaient accablantes pour moi que dans la mesure où toi, qui faisais si prodigieusement autorité à mes yeux, tu ne respectais pas les ordres que tu m’imposais. Il s’ensuivit que le monde se trouva partagé en trois parties: l’une, celle où je vivais en esclave, soumis à des lois qui n’avaient été inventées que pour moi et auxquelles par-dessus le marché je ne pouvais jamais satisfaire entièrement, sans savoir pourquoi; une autre, qui m’était infiniment lointaine, dans laquelle tu vivais, occupé à gouverner, à donner des ordres, et à t’irriter parce qu’ils n’étaient pas suivis; une troisième, enfin, où le reste des gens vivait heureux, exempt d’ordres et d’obéissance.

J’étais constamment plongé dans la honte, car, ou bien j’obéissais à tes ordres et c’était honteux puisqu’ils n’étaient valables que pour moi; ou bien je te défiais et c’était encore honteux, car comment pouvais-je me permettre de te défier! … ou bien je ne pouvais pas obéir parce que je ne possédais ni ta force, ni ton appétit, ni ton adresse – et c’était là en vérité la pire des hontes. C’est ainsi que se mouvaient, non pas les réflexions, mais les sentiments de l’enfant.

L’impossibilité d’avoir des relations pacifiques avec toi eut encore une autre conséquence, bien naturelle en vérité: je perdis l’usage de la parole. Sans doute n’aurais-je jamais été un grand orateur, même dans d’autres circonstances, mais j’aurais tout de même parlé couramment le langage humain ordinaire. Très tôt, cependant, tu m’as interdit de prendre la parole: «Pas de réplique!», cette menace et la main levée qui la soulignait m’ont de tout temps accompagné.

Devant toi – dès qu’il s’agissait de tes propres affaires, tu étais un excellent orateur – je pris une manière de parler saccadée et bégayante, mais ce fut encore trop pour ton goût et je finis par me taire, d’abord par défi peut-être, puis parce que je ne pouvais plus ni penser ni parler en ta présence. Et comme tu étais mon véritable éducateur, les effets s’en sont fait sentir partout dans ma vie. (…)

Tes moyens les plus efficaces d’éducation orale, ceux du moins qui ne manquaient jamais leur effet sur moi, étaient les injures, les menaces, l’ironie, un rire méchant et – chose remarquable – tes lamentations sur toi-même. « 

Franz Kafka – (1883-1924)

kafkaD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

(1) Le balcon qui fait le tour de la cour intérieure dans les maisons d’Europe centrale. (2) Terme yiddish, d’ailleurs presque passé en allemand: «fou, insensé».

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Le sang des PD – Folie passagère 375

Posté par corto74 le 12 juin 2010

Le sang des PD - Folie passagère 375 wikio4 Voter !

donSang_illIl paraît qu’aujourd’hui c’est la journée mondiale du tricot ! Le 14 juin, plus (ou moins, c’est selon) sérieusement, ce sera la journée mondiale du don du sang. Donnez, donnez ! On en a dramatiquement besoin, c’est vrai; donnez, donnez, vos dons nous font vivre, c’est pas moi qui le dit, c’est l’EFS, Etablissement Français du Sang. L’EFS, c’est en France, l’organisme qui, sous la tutelle de Roselyne, a le monopole de la récolte, et… de la vente, du don du sang. Et bien moi, comme chaque année, je m’en tape un peu de cette journée, j’aimerai être beaucoup plus concerné, mais j’peux point ! J’voudrais bien mais l’EFS, il n’en veut pas de mes globules, j’suis PD. Et l’EFS et sa tutrice, ils veulent pas du sang de PD, paraîtrait qu’il pourrait être daubé, mon sang. Mon cul ! Mon sang, il est parfait, nickel chrome, batterie de tests à l’appui. Mais niet; si tu réponds, honnêtement, à la question  »des relations entre hommes ? » que le vampire va te poser avant la piquouse, t’es refoulé. Par contre si tu ne dis rien et que tu n’avoues aucun pêché contre nature, roule ma poule, tu files ton jus sans problème. Curieux, non?  Pas si tant.

En effet, l’EFS est une entreprise comme une autre finalement, il ne touche aucune subvention de l’Etat et ne vit que de la revente aux hôpitaux, cliniques et laboratoires du sang collecté, 176 € ht, la poche de globules ! (tarif 2007). D’où, aussi, l’intérêt de grasses collectes. Soucieux depuis l’histoire du sang contaminé, de la pureté de la récolte, l’EFS a drastiquement renforcé, et c’est bien ainsi, les contrôles et les vérifications. L’intégralité de la collecte est donc vérifiée, normal. Et cela coûte cher, très cher. Notez tout de même: l’intégralité ! Si donc, les gays lurons (lesbiennes, apparemment, c’est sans soucis) donnaient librement, leurs dons seraient de la même manière contrôlés. Sauf, que du sang « festif », il n’en veut pas et je ne comprends toujours pas pourquoi. Soit, tout est contrôlé, et pas de danger; soit, tout ne l’est pas et… Sauf que l’EFS considère (économiquement?) encore les gays comme une population éventuellement à risque (ce qui en soi est discriminant, que fout la Halde ?), refoulant ainsi quelques milliers de donneurs potentiels, il se fait ainsi l’économie des tests sur les poches qui pourraient être fourguées par les PD. Vous me suivez ? C’est clair ? Bon vous me direz, il n’y a pas que le sang des PD dont il ne veut pas, le questionnaire inquisitoire est impressionnant. A croire que l’EFS, il veut bien du sang, mais point trop… quitte à crier chaque année, avant la récolte, « Donnez, donnez, donnez, nous en manquons. « 

Enfin, curieuse contradiction relevée, ce fameux questionnaire est « pré-don », il a pour but: « de s’assurer que vous pouvez donner votre sang sans conséquence pour vous ni pour les malades qui recevront les produits issus de votre don. » Il est bien spécifié qu’il sera détruit dès le don effectué. Alors, pourquoi, en tout petit, comme sur un contrat d’assurance, cette mention: « nous vous informons que certaines des informations qui vous sont demandées notamment à l’occasion du questionnaire pré-don et de l’entretien préalable au don feront l’objet d’un enregistrement informatique par l’Etablissement Français du Sang ainsi que certaines informations vous concernant collectées à l’occasion du don de sang lui-même. »

Alors, donnez, donnez, si vous pouvez, si vous voulez, mais moi, je ne peux pas et je n’ai toujours pas compris pourquoi, dommage.

affiche_don_sang_largeD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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Moi, pédophile ? – Folie passagère 330

Posté par corto74 le 13 avril 2010

Moi, pédophile ? - Folie passagère 330 dans ZoNe GaY wikio4 Voter !

Bertone dans Zone pas cool !Ou plus exactement, suis-je potentiellement, pédophile ? Il se peut, à en croire le Cardinal Bertone, actuel numéro 2 du Vatican. Je ne suis pas un bouffe-curé, je ne tire pas à vue sur l’Eglise, j’ai même du respect pour ceux qui ont la foi. J’ai une certaine admiration pour ceux qui font de grandes ou de petites choses afin de vivre en harmonie avec la parole des évangiles. Même si ce n’est vraiment pas mon truc. Mais, il faut tout de même avouer que Rouge Calotte n° 1 a fait très fort en déclarant:

« Nombre de psychologues et de psychiatres ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment qu’il y a une relation entre homosexualité et pédophilie… Cette pathologie touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à un moindre degré si l’on regarde les pourcentages. »

Vous noterez, chers amis, la précision du verbe vaticanien: nombre, beaucoup, m’ont dit… Si les jugements de la curie se font sur des on-dits, ça fait froid dans le dos ! De même, si tant de psy-machins pensent cela, je suis carrément gelé. Car à lire la déclaration du cardinal et les éventuelles interprétations que pourraient en faire certains, nous pouvons supposer que:

1) Je suis homosexuel, oui et alors ?

2) Il y aurait un lien entre homosexualité et pédophilie (dixit Bertone) !

3) Je peux donc, potentiellement, parce qu’il y aurait un lien, être pédophile !! Prends ça dans la tronche Corto !

Mais le pire dans cette fracassante et totalement débile déclaration, c’est que pas plus tard que ce midi, « on » m’a dit: « il n’a pas tout à fait tort, ça peut arriver ! » Oui, peut-être, possible, il y a certainement des homos pédophiles comme certains curés, comme certains profs, commes certains… grands malades ! Cette tentative (involontaire ?) d’amalgame est odieuse. Non, je tiens, de façon aussi solennelle que l’a fait Son Eminence, à déclarer:  » Je n’ai absolument aucune attirance physique ou sexuelle pour les petits enfants !  Oui, on peut être homo et ne pas être pédophile. »

Franchement, on se croirait revenu aux heures sombres où l’homosexualité était considérée comme une maladie, une tare, une honte. Comment le numéro 2 de l’Eglise a-t-il pu se fourvoyer dans de tels propos ? N’ont-ils pas suffisamment de mal, à Rome, à se dépêtrer des histoires de pédophilie pour en rajouter une si conne couche ? Comment, avec de tels propos, l’Eglise compte-t-elle rétablir sa crédibilité ? S’est-il rendu compte l’animal du discrédit qu’il a ainsi balancé à la face des prêtres ordinaires qui, chaque jour, officient sur le terrain ? Parce que si Bertone pense ainsi, on peut imaginer que le lambda moyen adopte cette « officielle » position. Parce que, avec ses propos, s’est-il rendu compte le Monsignore qu’il donnait du grain à moudre à tous les bouffe-curés patentés mais aussi à tous les ultras pour qui l’homosexualité est une ignominie ? Non, sans doute pas, déclaration à l’emporte-pièce, sans aucun fondement, irréfléchie, c’est sans doute cela le plus inquiétant ! Il y a quelques temps, le même déclarait « déplorer l’antichristianisme radical qui se développe en Europe « , ne le chercherait-il pas un peu ?

fouD’accord, pas d’accord: atoilhonneur@voila.fr

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MON DICO

Posté par corto74 le 8 octobre 2009

MON DICO wikio4 Voter !

54333_4f_24x33_dictionnaire_1Petit dictionnaire tout à fait personnel, pas encore abouti, à peine commencé, sans doute jamais fini. En construction, il s’enrichira au fur et à mesure des mots et des maux qui comptent dans ma dialectique, mon langage et ma vie.  Bien évidemment, toutes les définitions, parfois incongrues, sont de moi-même personnellement ( sauf celles marquées d’un * ) et sont donc protégées par la menace bien réelle de coups de bâtons pour celui ou celle qui me les piquerait sans autorisation. Vos commentaires et définitions complémentaires sont les bienvenus.

- Ahmadinejad: Odieux président-dictateur, « librement » élu, représentant emblématique de la dictature bien établie du Conseil Suprême de la Révolution Iranienne. Gagne à être connu sous le pseudo de Hitler iranien. Certains disent même que la bête immonde est de retour.

- Allogène: Terme à la mode dans la réacosphère (cf. plus bas). Il désigne un groupe ethnique installé depuis peu de temps sur un territoire et présentant encore des caractères culturels qui le distinguent de la population autochtone. En gros, les pas-bien-bleu-blanc-rouge.

- Amitié: Un bel amour qui ne se consomme pas.

- Apparence: Vision que l’on a des gens et des choses. S’y fier serait donner que peu d’importance à leurs valeurs intrinsèques. Néanmoins, la bêtise humaine nous porte à n’accorder mérite et reconnaissance qu’à ces dites apparences. D’ailleurs, ne dit-on pas: « il faut sauver les apparences ».

- Argent: Le premier pilier de notre monde. Ne fait pas le bonheur mais y contribue et bla-bla-bla…

- Avortoir: Mot affreux créé et utilisé par les anti-avortements pour désigner un lieu où se pratique légalement les interruptions volontaires de grossesse.

- Baiser: Geste tendre ou vif, affectueux, amical ou amoureux, doux ou fébrile, se pose où il fait bon le déposer.

- Blog: Lieu wèbesque de libre expression ( pour l’instant ) où l’on peut écrire tout et n’importe quoi; tout et son contraire. Certains blogs sont sympas ( le mien ), rigolos, sérieux, sexy, polémistes, pudiques ou exhibs,  intellos; certains sont franchement nauséabonds, on aimerait pouvoir les atomiser mais bon… retour au début de la définition. 

- Cartésien:  1 + 1 = 2

- Carte de fidélité: L’art et la manière de te dévoiler entièrement sans même t’en rendre compte.

- Chômage: Pour un individu, période dramatique de régression sociale. Pour la société, un manque certain de revenus donc un coût.

- Changement Climatique: Evolution des conditions météorologiques d’un jour à l’autre, annoncée la veille pour le lendemain, après ce n’est plus très fiable.

- Commentaire(s): Joliment troussés, débiles, pointus, inutiles, vengeurs, sympas, méchants, peu importe, les commentaires sont la récompense du blogeur. Car après tout, un blog, on y travaille pour le plaisir avoué d’être lu. Autant avoir un retour, n’est-il pas ?

- Crac’boumer: néologisme cortolien librement inspiré par Dutronc. En gros, coïter, faire l’amour, youplaboumer, unir dans l’action 2 corps qui se désirent, éventuellement en profiter pour procréer, se donner du plaisir, jouir physiquement de la vie dans la joie et l’allégresse……

- Déviance: Comportement non conforme aux normes sociales et faisant l’objet d’une réprobation sociale. Le tout, c’est de savoir si les normes sociales ont force de loi; si les norme sociales, reflets d’un comportement majoritaire, n’induisent pas intolérance et incompréhension vis à vis de populations, certes, minoritaires mais néanmoins intégrées à la société…

- DRH: Direction des Ressources Humaines. Ne pas confondre avec assistance sociale. Dans l’entreprise, les hommes et femmes sont une ressource, ils sont donc considérés comme un coût et se gèrent en tant que tel. Et comme tous les coûts (logistique, marketing, production…), la « ressource » humaine a une direction. Cette direction gère, entre autre, les carrières, les congés, les visites médicales, les stocks d’humains et les licenciements…

- Ecologie: Théorie fourre-tout et envahissante visant à léguer aux générations futures une planète pas trop dégueulasse. A vos plumeaux, citoyens, il y a du boulot !

- Epicerie sociale: On sait ce que c’est, un truc qui existe mais qui ne devrait pas exister.

- Epicurien: Basiquement mais aussi par extension, celui qui aime (à s’en faire péter la panse ou l’esprit ?) le plaisir et la jouissance que nous procure la vie, la terre, les créations humaines. Par nature, l’épicurien vit avec sensualité et douceur de vivre.

- Foi: Avoir la foi. Ou croire en un être abstrait qui serait tout puissant. Si c’est pour croire en Dieu, Mahomet ou en dieu sait qui, désolé, c’est sans moi.

- Fleuriste: Sympathique marchand de couleurs et d’odeurs.

- Fleur(s): Mes préférées ?  Celles que l’on ne m’a pas encore offertes; celles, si peu nombreuses, que l’on m’a déjà données.

- Guerre: Manifestation meurtrière de la lutte entre le Bien et le Mal. Reste à savoir de quel côté nous voulons tirer.

- Hyper: Préfixe super trop utilisé, à toutes les sauces, souvent par les journalistes en mal d’hyper-sensations. Il y a eu le supermarché, puis l’hypermarché; le parlement puis l’hyperparlement; le président puis l’hyperprésident, le livre puis l’hyperlivre, etc, etc…

- Homosexuel: personnage tout à fait normal à qui l’on refuse trop souvent une normalité sociale, normalité somme toute assez partiale puisque trouvant sa légitimité dans et par le nombre.

- Homosexualité: Sexualité différente de l’hétérosexualité. En rien condamnable, mais pas toujours facile à vivre. Point barre.

- Huissier: Personnage à l’altruisme douteux puisqu’il fait son beurre sur la misère des autres.

- Intolérance: Le refus de l’acceptation des différences, le jugement sans la compréhension.

- Introduction: Le début de quelque chose de bien et d’agréable…

- Jouir: Expression soudaine d’un moment intense de bonheur.

- Journaliste: Personnage détenant une partie du 4ème pouvoir. A ce titre, il est assez imbu de sa personne. Il est censé apporter à nos cerveaux l’information et l’objectivité qui va avec, il est donc supposé être un vecteur d’amélioration de nos connaissances et de notre esprit critique. Confondant souvent Information et Désinformation, le journaliste perd peu à peu de sa crédibilité.

- Linker: terme anglo-saxon qui s’est imposé sur la blogosphère, signifiant mettre un lien, relier un blog à un autre, un article à un autre article etc… Je t’aime bien ( toi ou ce que tu écris ) donc je te « linke » sur mon blog, tu m’aime bien, tu me linkes. And Cherry on the cake, la sur-linkisation permet de progresser dans les divers classements type Wikio ou Blogonet.

- Marie-Jeanne: (syn.:herbe, shit…) En parler en bien, ce serait faire du prosélytisme illégal; en dire du mal, ce serait mentir. Donc je ferme ma gueule.

- Mahmoud: Prénom masculin iranien devenu insupportable.

- Modernoeud*: Au fond il n’y a pas si loin de l’inquisiteur au révolutionnaire. Le premier torture et brûle les chairs de l’hérétique ou du sorcier, non pour le punir mais pour sauver son âme ; il accomplit un acte de foi (auto da fé). Le second massacre ses ennemis réels ou supposés non pour régner seul et sans partage mais pour instaurer plus rapidement le bien qui doit advenir. Ni l’un ni l’autre ne fait le mal ni ne saurait le faire – et penser le contraire est déjà s’exposer au bûcher ou à la guillotine. La synthèse pateline de ces deux avatars, nous l’avons appelée Modernœud.

- Musulmânerie: Ineptie proférée au nom ou contre l’Islam.

- Naturiste*: Quelqu’un qui ne cache rien à ses semblables.

- Orgueilleux: Mon pote A., sans doute. Moi, peut-être. Mon père sûrement.

- PD: synonyme d’homosexuel, pas forcément injurieux, cela dépend de la façon dont c’est exprimé.

- Queue-de-chie, balai de crin: Expression venant de nulle part à ma connaissance signifiant: Rien, nibe, que dalle, nada !

- Raclette: Odorante et conviviale party fromagère.

- Réacosphère: Ensemble des blogs et des blogeurs à tendance tradi-catho-facho réactionnaires, hostiles à toutes évolutions qui ne soient pas du bon côté d’une bien-pensance parfaitement ordonnée.( cf. )

- Religion: Mouvement architectural composé de plusieurs courants ( catholique, protestant, musulman, boudhiste…) dont la manifestation la plus visible est la construction de bâtiments ( églises, temples, pagodes, mosquées…) de styles divers implantés un peu partout sur la planète. Ce mouvement et ses courants trouvent et expriment leurs justifications, leurs styles, leurs modes de vie, leurs dogmes et principes dans différents ouvrages de référence: la Bible et ses évangiles, le Coran et ses sourates, le Boudhisme et son dharma…Seul le nombre d’adhérents à chaque courant pourrait éventuellement donner une idée de la primauté de l’un sur les autres. Chaque courant, cherchant à asseoir sa domination, a profondément modifié et influencé les comportements des différentes population affiliées et cherche encore à élargir son emprise sur les autres. Ces différentes luttes intestines ont cependant engendré moultes guerres et extrémismes.

- Sauna: A la recherche du temps passé, des amours envolées, des illusions perdues, du sexe facile, du corps inconnu que l’on accepte et que l’on rejette.

- Sensualité: Délicate excitation procurée par l’ouie, le toucher, l’odorat, le goût, la vue ou une simple pensée.

- Sexe: Le deuxième pilier de notre monde.

- Télévision: Après la religion, le nouvel opium du peuple. Si, si , corto dixit.

- Terrorisme: L’extrémisme absurde, monstrueux, ignoble et lâche.

- Troll: Personnage qui vient te faire chier sur ton blog avec des commentaires qui veulent tout et ne rien dire, ou bien qui furète sur ton site, te pique phrases ou idées et s’en va les travestir sur son propre site.

- Villepiner, néologisme cortolien signifiant: dire du mal, critiquer sans mesure, vilipender, railler, le tout avec hargne, méchanceté, ironie ou condescendance.

- Whisky: (ou whiskey) Une passion tellement c’est bon. un copain, un conseiller, parfois bon, parfois mauvais. Indispensable à tout moment jouissif. Se consomme seul ou bien accompagné, à déguster.

- Zapper: Passer d’une portion de cerveau disponible à une autre portion disponible de 2504682087_small_1son cerveau. Clair ?

- Zest: Petite partie de quelque chose que l’on rajoute à quelque chose d’autre. Par exemple, un zest d’amour, un zest de citron. Synonyme: un soupçon, une larme, un brin… Bref, la petite attention qui fait du bien là où ça passe.

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Grenelle… – Folie passagère n°103

Posté par corto74 le 26 mai 2009

Grenelle... - Folie passagère n°103 - Grenelle de la mer, de l’environnement, des ondes…à chaque problème, voilà que l’on nous sert sur un plateau fadasse un nouveau Grenelle, une nouvelle assemblée de spécialistes et d’experts. Et ces mêmes experts vont nous certifier que ce qui était bien hier, est moins bien aujourd’hui et sera peut-être pas bon demain. Le Grenelle des ondes semblait se préoccuper du danger potentiel des téléphones portables dans les classes primaires et donc de son interdiction. Pas un de ces experts ne s’est d’abord posé la question de savoir si cétait vraiment indispensable qu’un bambin de 10 ans possède déjà un portable…Peut-être aurait-il fallu commencer par cela.

- Roland Garros a commencé et comme d’habitude, cela m’énerve. Et oui, je suis tellement passionné que j’ai du mal à faire autre chose tant que la petite balle n’a pas cessé de se promener à Auteuil. Mais, cette année, c’est beaucoup mieux, le scoop est tombé, les puristes s’en étranglent, les culs-bénis pleurent: Roland Garros a eu une belle aventure avec Jean Cocteau. RG était donc gay !  Il a commis le pêché de chair avec un homme, la belle affaire…En même temps, s’envoyer en l’air avec un pilote, oui, Cocteau était un mec cool.

- L’Irak fait la révision de son armée. Cette révision des troupes vise à découvrir les «soldats fantômes»: des soldats qui n’existent pas mais dont les salaires sont pourtant payés. Le gouvernement irakien cherche donc à savoir qui touche ces salaires. D’autres soldats, bien réels, ne seraient pas payés car leur statut est flou: ils ne sont pas officiellement enrôlés. En France, on dirait, c’est la gabegie; en Irak, on appelle cela faire la révision de l’armée!

KB2765_C33_05_U D’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr

 

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Délicate excitation – Folie passagère n°69

Posté par corto74 le 13 avril 2009

Délicate excitation - Folie passagère n°69 dans zoNe à  mOi yeux_oeil - Un pote de tchat m’a demandé, il y a 2 jours de me décrire. Tu crois que c’est simple comme mission, mon oeil, c’est pas si simple , se décrire, objectivement ! j’essaie, on verra bien.

2 mains, 2 pieds, 2 jambes, 2 bras, 1 tête, jusque là tout va bien, je ne me suis pas dévoilé. Un coeur, tout simple, qui n’a jamais bien su s’exprimer, mais si grand, si accueillant qu’il n’a jamais pu faire la place qu’il fallait à ceux qui le souhaitaient. Ca se complique… Une tête bien faite en dedans, normale au dehors. Une soif d’aimer et de partager, une difficulté toutefois à partager, à divulguer, à s’exprimer dès que l’on touche aux sentiments, à l’amour, à la haine, à l’incompréhension… Une bouche souriante, offerte, désirée, désirable, envieuse, charmeuse sans aucun doute. Des poils sur le caillou, une chevelure quelconque, insatisfaisante; blond, j’aurais aimé être, chatain, je fus, pas de bol!

Des yeux tranquilles, parfois blasés, toujours ouverts, entre le gris et le vert.

Un torse forêt vierge, plaisant au toucher, délicat à aimer, généreux et tentateur. Un sein gauche à l’Est, jumeau de son voisin de droite. D’ailleurs, comment dit-on pour un homme: un sein, un téton, une poitrine, une tentation…une délicate excitation…une invitation, ne faut-il pas jouer avec ce que l’on a ? Curieux, coquin, un épiderme, un ventre, un boulevard vers… une envie, je ne sais pas, une délicieuse ouverture vers un plaisir extatique, un corps qui se tend et qui ne demande qu’à aimer, qu’à partager, qu’à s’oublier.

Des mains, toutes gentilles, caressantes mais pas voraces, juste partantes pour toutes promenades aventureuses, amoureuses, amusées, expertes, peut-être, adroites sûrement…

Virée au Sud, un truc, tout en bas, une anicroche convenable, une excroissance, un appel à crier, un cri à retenir, un sexe toujours partant, aventurier, désarmant et docile, toujours à l’affût, toujours guilleret, épicurien à lui tout seul. Des jambes, des cuisses, des instruments pour avancer, pour partir, pour conquérir, pour reculer aussi.

Des pieds, c’est con un pied, sans intérêt particulier, mais tellement indispensables, si vulnérables, des grands en plus, pas anormaux néanmoins.

Que Dieu me pardonne, un cul ! un cul tout simple, obligé, plaisant, ouvert, la petite partie de moi que je préfères, je ne suis pas le seul d’ailleurs…obscur objet du désir, dodelinant, aguicheur, à toi, à lui, il ne dit jamais non, il aime. Et puis, lente remontée au Nord, un dos, normal, droit, des reins, une, deux épaules; le dos large, parfois trop, parfois fuyant, jamais soumis.

Pas canon, pas strip-boy, quelconque, naturel, sensuel. Mais, putain, je l’aime ce corps, il me donne tant, tant de plaisirs, tant de mouvements, tant de désirs, tant de jouissances. il faut aimer son corps, n’est-il pas; c’est s’aimer soi même, non?

laisse_moi_partir_car_voici_l_aurore dans Zone L'homme D’accord, pas d’accord: http://corto74.unblog.fr

 

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